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ADMIN ▴ KEYS TO THE KINGDOM.
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MessageSujet: Re: ▴ le ctrl+v.   Ven 10 Mar - 14:50

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Il était revenu au camp, il était vivant. Il avait retrouvé Kara et bientôt, il reverrait Evalia et Hector. Il avait du mal à se focaliser sur autre chose que sur ça. Ça faisait trois jours qu’il ne pensait plus qu’à ça. Trois jours qu’à chaque fois qu’il fermait les yeux, il imaginait le moment où il serait de retour dans cette maison dans laquelle il vivait depuis que lui et sa famille étaient arrivés à Lafayette. C’était la maison, maintenant. Quand bien-même ça appartenait plutôt à un parfait inconnu qui était mort maintenant, alors ils avaient récupéré une baraque et à peu près tout ce qu’il y avait eu dedans. Il n’avait eu de cesse d’y penser, ces trois derniers jours, au moment où il serait enfin de retour et ça l’avait motivé à continuer. Ça le motiverait toujours à continuer, quoi qu’il arrive, parce que sa place, elle était là, aux côtés des siens. Y avait son oncle, sa sœur jumelle et Kara. Il n’avait certainement pas pensé qu’il tomberait amoureux au beau milieu d’une apocalypse. Il avait été ce genre de type qui y avait cru en l’amour pourtant. Il avait pensé qu’un jour, il rencontrerait la bonne personne et qu’ensemble ils seraient heureux, il avait voulu se marier un jour, avoir des enfants, la belle maison avec la clôture blanche et le chien pour aller avec. Il n’avait rien eu de tout ça avant l’apocalypse, il avait bien eu des histoires avec des filles, des trucs des fois assez sérieux, mais rien qui n’avait vraiment duré au point de le conduire à tout ça. Il se souvenait qu’avant l’apocalypse, y avait eu une fille, qu’il avait vu plusieurs fois, sans savoir où ça allait les mener et puis après le monde s’était effondrer. Peut-être qu’elle était encore vivante cette fille, quelque part, planquée dans un camp comme celui de Lafayette, peut-être qu’elle était morte et qu’elle errait quelque part dans les rues de Chicago, prête à bouffer n’importe qui. Ça n’avait plus d’importance, pas plus que tous les rêves qu’il avait pu avoir avant tout ça. Il n’allait pas se marier, il n’avait pas envie d’avoir d’enfants dans des conditions pareilles. Y avait déjà Evalia qui allait avoir un bébé, il serait là pour l’aider avec ça bien entendu, mais il préférait tout autant ne pas devenir père aujourd’hui. Mais il avait Kara aujourd’hui et il ne savait pas de quoi serait fait leur avenir, mais il savait qu’il voulait rester avec lui et ça ressemblait sans doute à des promesses de mariage, mais il voulait que ça dure, jusqu’à ce que la mort les sépare.

Ce ne serait pas aujourd’hui en tout cas, parce qu’aujourd’hui, il était là, bien vivant et il avait l’intention de faire en sorte que ça dure le plus longtemps possible. Evidemment que sortir du camp pour aller affronter des rôdeurs, il semblait bien que ça limitait ses chances de survies. C’était risqué et indéniablement, il était plus en sécurité à l’intérieur du camp que dehors. Mais, fallait bien que quelqu’un s’y colle et il avait les capacités nécessaires pour le faire. Il savait se défendre, il savait tirer avec une arme. Il se démerdait plutôt bien en tant que nettoyeur, après tout, rares avaient été les fois où il avait passé tant de temps dehors parce qu’il avait rencontré des problèmes en chemin. Ça avait déjà dû arriver une fois ou deux qu’il ait plusieurs heures de retard, mais il pouvait quand même se dire qu’il s’en sortait pas mal, qu’il savait ce qu’il faisait, au moins tant qu’il avait des rôdeurs en face de lui et pas d’autres humains. Il n’avait pas envie de se retrouver en face d’autres humains à devoir se demander s’il devait ou non les tuer pour rester en vie. C’était ce genre de questions qu’il se posait parfois, mais auxquelles il ne voulait pas de réponse. Pour l’heure, ça n’avait pas d’importance, tout ce qui comptait maintenant, c’était que ces trois jours, il allait pouvoir les mettre derrière lui et passer à autre chose. C’était tout ce qu’il voulait maintenant. Oublier ce qu’il avait connu pendant ces trois longs jours et aider Kara à oublier ce qu’il avait pu lui faire subir quand il était absent. Il n’avait jamais voulu lui imposer ça, il n’avait jamais voulu lui faire de mal, bien au contraire, depuis le jour où la blonde était entrée dans leur maison, lui, il avait juste voulu l’aider à se remettre, au moins un peu, de tout ce qu’elle avait pu connaitre quand elle avait été dehors livrée à elle-même. Il avait voulu l’aider, l’épauler du mieux qu’il le pouvait mais certainement pas lui faire de mal. Alors il pouvait promettre qu’à l’avenir, elle n’aurait plus jamais à s’inquiéter pour lui et faire de son mieux pour tenir cette promesse, il pouvait au moins faire ça pour elle. Il le ferait, parce que de toute façon il n’avait pas envie de se retrouver lui, dans une situation similaire.

Il avait déjà assez donné pour ces trois derniers jours. Maintenant, il voulait pouvoir avoir la paix. Il voulait pouvoir rester auprès de ceux qu’il aimait, aussi longtemps qu’on le lui permettrait. Pas assez longtemps sans doute, alors qu’il fallait bien remplir son rôle à Lafayette. Ça au moins, il pouvait comprendre, que tout le monde devait, d’une façon ou d’une autre, se montrer utile au camp, parce c’était pas en se tournant les pouces que les choses allaient pouvoir fonctionner. Il remplirait encore son rôle, une autre fois, avec toujours la même idée en tête, celle qu’il devait absolument revenir en un seul morceau pour retrouver Kara, Eva et Hector. C’était le genre d’idée qui avait de quoi le motiver, c’était ce qui l’avait conduit à rejoindre le camp, aujourd’hui, malgré la faim, la fatigue et tout ce qui pouvait aller avec. Ça le rendait peut-être difficilement supportable, alors qu’il avait les nerfs en vrac et que tout ce que le conseil pouvait faire, là, maintenant, ça avait tendance à l’énerver. Après tout, ils avaient dû être les premiers à dire qu’il était mort, comme si ce n’était pas bien grave. Dans le fond, si y avait bien un truc qui manquait à ce camp, c’était probablement la notion de compassion. Laisser les gens crever, parfois, ça ne posait pas plus de problème que ça. La preuve étant que personne n’avait bougé le petit doigt pour venir l’aider, lui et son camarade, ils s’étaient démerdés par eux même pour retrouver le camp. Maintenant on trouvait même encore le moyen de les emmerder avec des questions à la con. Mais il allait s’y plier, évidemment, avec un peu plus de bonne volonté que tout ce qu’il avait pu montrer jusqu’à présent, parce qu’évidemment, il n’avait pas le choix et que, plus vite ce serait fait, plus vite il pourrait rentrer. Il lui adressa un sourire à Kara alors qu’elle s’excusait. « C’est pas grave. » Après tout, elle ne faisait que son job et c’était lui qui se montrait complètement insupportable, parce qu’il était à bout de nerfs. Il se sentait mieux là déjà, ses doigts posés contre la joue de la jeune fille, puis, entre ses mains, un simple contact physique, presque banal et qui pourtant était complètement réconfortant et apaisant. Parce que c’était Kara, qu’elle lui avait manqué et qu’il était content d’être là, avec elle, encore vivant, pour pouvoir toucher sa peau. Il hocha la tête alors suite aux propos de la jeune femme. Ouais, qu’ils en finissent avec ça, pour pouvoir rentrer à la maison, c’était tout ce qu’il voulait Absalon : rentrer à la maison. « Okay. » Il attrapa le fameux formulaire, le crayon qui allait avec, prêt à répondre aux fameuses questions qu’ils posaient pour cette phase de décontamination, qui d’après Absalon, c’était qu’à moitié utile. Vérifier si y avait pas de traces de morsure, ça devrait suffire. Il se frotta légèrement les yeux, histoire d’y voir plus clair alors que la fatigue lui donnait l’impression de voir flou. « Faut que je retire le reste de mes vêtements ? » C’était dans la procédure ça aussi après tout et ça avait quelque chose d’assez gênant en principe, moins, sans doute quand c’était Kara en face de lui, après tout, elle l’avait déjà vu nu, mais ce serait toujours dérangeant, ici dans cette pièce, loin de l’intimité qu’ils s’étaient construit dans leur nouveau chez eux. Mais, il s’y plierait à ça aussi, si Kara jugeait que c’était nécessaire.
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MessageSujet: Re: ▴ le ctrl+v.   Ven 10 Mar - 14:51

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Il aurait pu partir Silas, il aurait pu partir un certain nombre de fois maintenant. Avant même qu’ils n’arrivent au camp, il aurait pu fausser compagnie à Ariane et à Rose et partir sans se retourner. Il y avait pensé, il l’avait dit aussi souvent, qu’il allait partir, qu’il n’avait rien à faire avec elles. Pourtant il était encore là aujourd’hui. Il les avait suivies jusqu’au camp de Lafayette et il avait passé les grandes murailles de la ville, il s’y était installé et pourquoi au juste ? Il n’en savait trop rien Silas. Peut-être bien qu’y avait eu ce brin d’espoir qui lui avait permis de continuer, peut-être bien que c’était ce qu’elles étaient, Rose et Ariane, l’espoir qu’il avait su retrouver. Ce quelque chose qu’il ne méritait même pas, alors qu’il avait perdu sa femme et sa fille. Est-ce que rester là avec elle, ça ne donnait pas l’impression qu’il les avait tout simplement remplacées ? Il avait une façon de penser bien à lui Silas, plus souvent négative que positive et ça le pousser à croire que c’était une erreur de rester ici avec Ariane et le reste de sa famille, ou dans ce camp, plus généralement. Il en était arrivée à penser qu’ils ne méritaient rien de tout ça, pas si elles n’étaient pas avec lui. Il se disait qu’il n’avait même pas le droit d’essayer de reconstruire sa vie puisqu’elles n’étaient plus avec elle. Est-ce qu’il en avait l’envie ? Il avait tendance à se dire que non, il ne voulait pas refaire sa vie. Pourtant, est-ce que sa présence au camp n’était pas la preuve du contraire ? Fallait croire qu’y avait tout un monde entre ce qu’il disait et ce qu’il faisait et qu’il ne s’en apercevait même pas ou qu’il n’avait juste pas envie de le remarquer, se complaisant très bien dans ce genre de déni dans lequel il nageait.

Mais Ariane, elle était là devant lui et lui, il avait lâché la poignée de la porte et son sac. Il l’écoutait, il répondait, il débattait, alors que s’il savait été vraiment certain de son choix, il aurait passé le seuil de cette porte, qu’elle soit là juste devant lui ou pas. Il ne l’avait pas fait. C’était presque comme s’il avait besoin d’Ariane le retienne, lui dresse la liste de toutes les bonnes raisons qu’il avait de rester, liste qu’il entendrait, mais qu’il démonterait, avant de passer à autre chose. C’était pas ce qu’ils faisaient déjà depuis un moment ? Dans le fond, c’était pareil que d’habitude, il n’allait pas la passer cette porte. Demain, il serait encore là, dans ce camp, malgré tout ce qu’il pouvait bien raconter et tout ça parce qu’Ariane avait été là devant lui à lui dire de ne pas partir. Pourquoi ? Cette question-là, elle était bien là dans un coin de sa tête et bien-sûr qu’il la connaissait la réponse. Evidemment, il savait qu’il avait besoin d’Ariane, qu’il tenait à elle, qu’il tenait à Rose. Il savait qu’il avait bien plus envie de vivre qu’il ne voulait bien l’admettre. Pas y avait quelque chose qui coinçait, son passé, qui était là omniprésent dans sa vie et qui ne voulait pas le lâcher, la douleur au fond de son cœur, qui ne semblait pas vouloir et qui était si souvent insupportable, tellement, qu’il se disait qu’il ferait mieux de mourir. Mais ce n’était que des mots, dans les faits c’était différent. Tellement différent qu’il était toujours là, bien envie, toujours dans cet appartement et pas assez déterminé à se barrer pour passer cette fichue porte et ça l’agaçait Silas. Il trahissait son épouse, il trahissait Livia en se comportant ainsi. Ou peut-être qu’elles n’étaient que des excuses dont il se servait pour tout justifier.

Y avait rien qui les ramènerait. Rien qui ferait qu’un jour, elles puissent le juger pour ces choix et qu’est-ce qu’elles préféraient elles ? Qu’il essaie de se relever, qu’il continue à vivre ou qu’il abandonne et se tire une balle dans la tête ? La première option sans doute. Y avait que lui, pour s’empêcher d’avancer. « Non, t’as raison, c’est là et ça partira jamais. » Sans qu’il le veuille vraiment, il avait haussé le ton, alors que dans sa poitrine, y avait son cœur qui s’affolait. Parce que les souvenirs, ils étaient là trop présent dans son crâne et ça le rendait fou. « Tu sais pourquoi ? Parce qu’y avait ces types qui nous on menacés et ils ont dit que je pourrais en sauver qu’une des deux. Ma femme ou ma fille. » Et ce moment, il se rejouait en boucle dans sa tête, alors non, malheureusement, il n’oublierait pas, ni ici, ni ailleurs, mais ailleurs y aurait rien pour raviver les souvenirs, c’était ce qu’il se disait. « J’leur ait dit de tuer ma femme, alors, ils lui ont tiré une balle dans la tête et ça avait l’air de vachement les amuser. » Maintenant, ils rigolaient ces enfoirés, c’était certain. « Ils en avaient rien à foutre. Ils ont quand même tué ma fille. » C’était la première fois que cette histoire passait le seuil de ses lèvres et ça avait beau lui ramener les larmes aux yeux, bizarrement, ça lui donnait aussi l’impression de le libérer d’un poids. Le ton qui avait monté en flèche, maintenant il se brisait, dans un sanglot qu’il ne put retenir. « Ma fille, elle était tout pour moi. Ils l’ont violée et tuée. » Encore que techniquement, c’était des faits qu’on lui avait donné, mais comment pourrait-il en douter, venant de types qui lui avaient demandé de choisir entre sa femme et sa fille hein ? Ils étaient timbrés, assez pour faire ça à sa fille. D’un revers de la main, il essuya une larme qui était venu glisser contre sa joue, mieux valait continuer à hausser le ton plutôt que de se mettre à chialer. « Alors ouais. Je ressens quelque chose pour toi. Pour Rose. Probablement pour tous ces gens qui s’posent dans ce fauteuil à longueur de journée pour m’raconter leurs problèmes en espérant que je puisse les aider. » Ça faisait de lui un être humain, tout ce qu’il y avait de plus banal, avec des sentiments, des émotions, une capacité de compassion et dans ce monde il semblait bien que c’était ce qui causer toutes les peines. « C’est bien ça le problème. J’peux pas recommencer Ariane. Si jamais il devait vous arriver quelque à Rose ou à toi. Ou Patty. Je pourrais pas … » Elles n’étaient pas sa famille, il avait déjà perdu ça, mais chaque petit lien qu’il sentait se créer avec les autres c’était un risque de connaitre encore une fois l’enfer qu’il vivait déjà au quotidien. Dehors, il allait mourir qu’elle disait, au moins comme ça, il serait certain de ne pas avoir à vivre de nouveau tout ça, un risque qu’il prenait en restant là, à ses côtés.
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ADMIN ▴ KEYS TO THE KINGDOM.
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MessageSujet: Re: ▴ le ctrl+v.   Ven 10 Mar - 15:09

Citation :
Il était revenu au camp, il était vivant. Il avait retrouvé Kara et bientôt, il reverrait Evalia et Hector. Il avait du mal à se focaliser sur autre chose que sur ça. Ça faisait trois jours qu’il ne pensait plus qu’à ça. Trois jours qu’à chaque fois qu’il fermait les yeux, il imaginait le moment où il serait de retour dans cette maison dans laquelle il vivait depuis que lui et sa famille étaient arrivés à Lafayette. C’était la maison, maintenant. Quand bien-même ça appartenait plutôt à un parfait inconnu qui était mort maintenant, alors ils avaient récupéré une baraque et à peu près tout ce qu’il y avait eu dedans. Il n’avait eu de cesse d’y penser, ces trois derniers jours, au moment où il serait enfin de retour et ça l’avait motivé à continuer. Ça le motiverait toujours à continuer, quoi qu’il arrive, parce que sa place, elle était là, aux côtés des siens. Y avait son oncle, sa sœur jumelle et Kara. Il n’avait certainement pas pensé qu’il tomberait amoureux au beau milieu d’une apocalypse. Il avait été ce genre de type qui y avait cru en l’amour pourtant. Il avait pensé qu’un jour, il rencontrerait la bonne personne et qu’ensemble ils seraient heureux, il avait voulu se marier un jour, avoir des enfants, la belle maison avec la clôture blanche et le chien pour aller avec. Il n’avait rien eu de tout ça avant l’apocalypse, il avait bien eu des histoires avec des filles, des trucs des fois assez sérieux, mais rien qui n’avait vraiment duré au point de le conduire à tout ça. Il se souvenait qu’avant l’apocalypse, y avait eu une fille, qu’il avait vu plusieurs fois, sans savoir où ça allait les mener et puis après le monde s’était effondrer. Peut-être qu’elle était encore vivante cette fille, quelque part, planquée dans un camp comme celui de Lafayette, peut-être qu’elle était morte et qu’elle errait quelque part dans les rues de Chicago, prête à bouffer n’importe qui. Ça n’avait plus d’importance, pas plus que tous les rêves qu’il avait pu avoir avant tout ça. Il n’allait pas se marier, il n’avait pas envie d’avoir d’enfants dans des conditions pareilles. Y avait déjà Evalia qui allait avoir un bébé, il serait là pour l’aider avec ça bien entendu, mais il préférait tout autant ne pas devenir père aujourd’hui. Mais il avait Kara aujourd’hui et il ne savait pas de quoi serait fait leur avenir, mais il savait qu’il voulait rester avec lui et ça ressemblait sans doute à des promesses de mariage, mais il voulait que ça dure, jusqu’à ce que la mort les sépare.

Ce ne serait pas aujourd’hui en tout cas, parce qu’aujourd’hui, il était là, bien vivant et il avait l’intention de faire en sorte que ça dure le plus longtemps possible. Evidemment que sortir du camp pour aller affronter des rôdeurs, il semblait bien que ça limitait ses chances de survies. C’était risqué et indéniablement, il était plus en sécurité à l’intérieur du camp que dehors. Mais, fallait bien que quelqu’un s’y colle et il avait les capacités nécessaires pour le faire. Il savait se défendre, il savait tirer avec une arme. Il se démerdait plutôt bien en tant que nettoyeur, après tout, rares avaient été les fois où il avait passé tant de temps dehors parce qu’il avait rencontré des problèmes en chemin. Ça avait déjà dû arriver une fois ou deux qu’il ait plusieurs heures de retard, mais il pouvait quand même se dire qu’il s’en sortait pas mal, qu’il savait ce qu’il faisait, au moins tant qu’il avait des rôdeurs en face de lui et pas d’autres humains. Il n’avait pas envie de se retrouver en face d’autres humains à devoir se demander s’il devait ou non les tuer pour rester en vie. C’était ce genre de questions qu’il se posait parfois, mais auxquelles il ne voulait pas de réponse. Pour l’heure, ça n’avait pas d’importance, tout ce qui comptait maintenant, c’était que ces trois jours, il allait pouvoir les mettre derrière lui et passer à autre chose. C’était tout ce qu’il voulait maintenant. Oublier ce qu’il avait connu pendant ces trois longs jours et aider Kara à oublier ce qu’il avait pu lui faire subir quand il était absent. Il n’avait jamais voulu lui imposer ça, il n’avait jamais voulu lui faire de mal, bien au contraire, depuis le jour où la blonde était entrée dans leur maison, lui, il avait juste voulu l’aider à se remettre, au moins un peu, de tout ce qu’elle avait pu connaitre quand elle avait été dehors livrée à elle-même. Il avait voulu l’aider, l’épauler du mieux qu’il le pouvait mais certainement pas lui faire de mal. Alors il pouvait promettre qu’à l’avenir, elle n’aurait plus jamais à s’inquiéter pour lui et faire de son mieux pour tenir cette promesse, il pouvait au moins faire ça pour elle. Il le ferait, parce que de toute façon il n’avait pas envie de se retrouver lui, dans une situation similaire.

Il avait déjà assez donné pour ces trois derniers jours. Maintenant, il voulait pouvoir avoir la paix. Il voulait pouvoir rester auprès de ceux qu’il aimait, aussi longtemps qu’on le lui permettrait. Pas assez longtemps sans doute, alors qu’il fallait bien remplir son rôle à Lafayette. Ça au moins, il pouvait comprendre, que tout le monde devait, d’une façon ou d’une autre, se montrer utile au camp, parce c’était pas en se tournant les pouces que les choses allaient pouvoir fonctionner. Il remplirait encore son rôle, une autre fois, avec toujours la même idée en tête, celle qu’il devait absolument revenir en un seul morceau pour retrouver Kara, Eva et Hector. C’était le genre d’idée qui avait de quoi le motiver, c’était ce qui l’avait conduit à rejoindre le camp, aujourd’hui, malgré la faim, la fatigue et tout ce qui pouvait aller avec. Ça le rendait peut-être difficilement supportable, alors qu’il avait les nerfs en vrac et que tout ce que le conseil pouvait faire, là, maintenant, ça avait tendance à l’énerver. Après tout, ils avaient dû être les premiers à dire qu’il était mort, comme si ce n’était pas bien grave. Dans le fond, si y avait bien un truc qui manquait à ce camp, c’était probablement la notion de compassion. Laisser les gens crever, parfois, ça ne posait pas plus de problème que ça. La preuve étant que personne n’avait bougé le petit doigt pour venir l’aider, lui et son camarade, ils s’étaient démerdés par eux même pour retrouver le camp. Maintenant on trouvait même encore le moyen de les emmerder avec des questions à la con. Mais il allait s’y plier, évidemment, avec un peu plus de bonne volonté que tout ce qu’il avait pu montrer jusqu’à présent, parce qu’évidemment, il n’avait pas le choix et que, plus vite ce serait fait, plus vite il pourrait rentrer. Il lui adressa un sourire à Kara alors qu’elle s’excusait. « C’est pas grave. » Après tout, elle ne faisait que son job et c’était lui qui se montrait complètement insupportable, parce qu’il était à bout de nerfs. Il se sentait mieux là déjà, ses doigts posés contre la joue de la jeune fille, puis, entre ses mains, un simple contact physique, presque banal et qui pourtant était complètement réconfortant et apaisant. Parce que c’était Kara, qu’elle lui avait manqué et qu’il était content d’être là, avec elle, encore vivant, pour pouvoir toucher sa peau. Il hocha la tête alors suite aux propos de la jeune femme. Ouais, qu’ils en finissent avec ça, pour pouvoir rentrer à la maison, c’était tout ce qu’il voulait Absalon : rentrer à la maison. « Okay. » Il attrapa le fameux formulaire, le crayon qui allait avec, prêt à répondre aux fameuses questions qu’ils posaient pour cette phase de décontamination, qui d’après Absalon, c’était qu’à moitié utile. Vérifier si y avait pas de traces de morsure, ça devrait suffire. Il se frotta légèrement les yeux, histoire d’y voir plus clair alors que la fatigue lui donnait l’impression de voir flou. « Faut que je retire le reste de mes vêtements ? » C’était dans la procédure ça aussi après tout et ça avait quelque chose d’assez gênant en principe, moins, sans doute quand c’était Kara en face de lui, après tout, elle l’avait déjà vu nu, mais ce serait toujours dérangeant, ici dans cette pièce, loin de l’intimité qu’ils s’étaient construit dans leur nouveau chez eux. Mais, il s’y plierait à ça aussi, si Kara jugeait que c’était nécessaire.
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MessageSujet: Re: ▴ le ctrl+v.   Ven 10 Mar - 15:17

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ADMIN ▴ KEYS TO THE KINGDOM.
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MessageSujet: Re: ▴ le ctrl+v.   Ven 10 Mar - 15:26

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MessageSujet: Re: ▴ le ctrl+v.   Ven 10 Mar - 15:28

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MessageSujet: Re: ▴ le ctrl+v.   Ven 10 Mar - 15:36

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MessageSujet: Re: ▴ le ctrl+v.   Ven 10 Mar - 17:11

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MessageSujet: Re: ▴ le ctrl+v.   Ven 10 Mar - 20:39

Citation :
Bonjour. I love you
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MessageSujet: Re: ▴ le ctrl+v.   Sam 11 Mar - 15:34

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MessageSujet: Re: ▴ le ctrl+v.   Sam 11 Mar - 15:35

Citation :
13729
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MessageSujet: Re: ▴ le ctrl+v.   Sam 11 Mar - 23:21

Citation :
320745
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MessageSujet: Re: ▴ le ctrl+v.   Sam 11 Mar - 23:30


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MessageSujet: Re: ▴ le ctrl+v.   Sam 11 Mar - 23:51

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MessageSujet: Re: ▴ le ctrl+v.   Dim 12 Mar - 15:35

Citation :
Si vous le souhaitez, nous pouvons en premier lieu rentrer en contact avec votre chef de service (ou un autre référent) et faire un rappel à la législation.
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MessageSujet: Re: ▴ le ctrl+v.   Dim 12 Mar - 16:35

mon premier RP :):
 
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MessageSujet: Re: ▴ le ctrl+v.   Dim 12 Mar - 16:35

Nino Munoz a écrit:
Salut les p'tits loups :blase:
Bon voilà, faut impérativement que je vous rejoigne et j'ai hésité vachement vachement avec des scénarios, mais ayant ma petite idée en tête je pense que je vais tenter en solo.
Je voulais simplement avoir des précisions concernant la milice. J'ai cherché sans trouver ces infos, si elles sont quelque part mea culpa :kill:

Comment est-ce qu'on entre au sein de la milice ? Y'a-t-il des conditions d'ancienneté par ex, etc ?
Ensuite, est-ce qu'ils patrouillent forcément en groupe, ou ils peuvent être seuls parfois ?


En gros mon idée c'était de faire un type qui l'a intégrée par choix purement stratégique, histoire de faire genre "je suis pro système aimez-moi, respectez-moi", mais qui en vérité n'aurait que la défense de ses intérêts personnels en tête. Partant de là, j'en ferai bien un milicien véreux, qui est capable de fermer les yeux sur des transgressions à condition d'en retirer un bénéfice (ration supplémentaire, informations, autre ...). Il serait neutre par rapport à la situation politique, en gros il pense qu'à sa gueule et préfère observer plutôt que se mouiller, susceptible de changer de camp selon la direction du vent.
D'où mes questions précédentes, si c'est réalisable  :heeart:

Merci pour vos réponses  :sombrero:
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MessageSujet: Re: ▴ le ctrl+v.   Dim 12 Mar - 17:58

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MessageSujet: Re: ▴ le ctrl+v.   Dim 12 Mar - 20:14

Citation :
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MessageSujet: Re: ▴ le ctrl+v.   Dim 12 Mar - 20:18

Citation :
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MessageSujet: Re: ▴ le ctrl+v.   Dim 12 Mar - 20:24

Citation :
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MessageSujet: Re: ▴ le ctrl+v.   Dim 12 Mar - 21:56

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MessageSujet: Re: ▴ le ctrl+v.   Dim 12 Mar - 22:14

Citation :
Amy Schumer
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MessageSujet: Re: ▴ le ctrl+v.   Lun 13 Mar - 0:33

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She is not right. Elle avait tort d'faire ça, de dire qu'il ne pouvait pas lui en vouloir toute sa vie ; et il y avait quelque chose dans l'attitude de Sam qui soufflait à Liam, supplicié de cette relation passée, qu'elle en avait cruellement conscience. Ils voulaient beaucoup de choses, l'un et l'autre, et évidemment le jeune homme se surprenait à voir renaître des sentiments qu'il avait voulu voir enfouis des mois auparavant ; il l'avait imaginée morte, et cette perspective l'avait libéré de ses chaînes sans vraiment lui permettre de passer au-delà de ce lien si spécial qu'ils avaient entretenu. Il n'y était jamais parvenu, de son vivant ou de sa prétendue mort. A l'époque, Liam avait tout essayé. Tout c'qu'il avait pu se foutre dans le nez, toutes les gonzesses nues qui s'étaient offertes à lui ; désirables et soumises, délicieuses et pourtant repoussantes. Elles n'étaient pas elle ; elle dont il s'accrochait aux souvenirs avec la force d'un condamné à mort qui n'aurait plus rien à perdre, lui qui lui crachait à la gueule et la forçait à vivre au gré de ses humeurs, lui qui la repoussait autant qu'il avait peur de la perdre. Il s'agissait d'un cercle infini où les rancœurs fanées en appelaient vivement à d'autres, plus intenses et cruelles, où rien n'avait plus le moindre foutu sens dans un monde où les humains devaient se serrer les coudes et profiter de la vie. Dès qu'il posait ses prunelles sur le corps de cette femme qu'il continuait à aimer, il se rappelait des mensonges et de ce chagrin qu'il n'avait jamais pu ou su réprimer. C'était son argent qui l'avait appelée, cette succube aux airs farouches, et elle pouvait aujourd'hui lui souffler tout ce qu'elle voulait dans le creux de son oreille, elle n'était rien de plus qu'une chimère inaccessible. Il avait été aveuglé par tout ce qu'elle avait été susceptible de lui apporter, et il en avait presque oublié son état de faiblesse ; oui, la mort de sa fille l'avait rendu plus fragile et prêt à saisir sans vergogne la moindre main tendue.

Tirant sur la clope, déglutissant après avoir senti la fumée passer dans sa gorge, Liam essayait de voir clair à travers la situation dans laquelle il avait pris le parti de s'empêtrer. Il ne pouvait pas le nier – il aimait Sam. Il essayait de l'accepter, tout en sachant qu'être avec elle ne lui apporterait rien d'bon. Qu'il n'y avait rien de sain dans le souvenir de leurs deux corps collés l'un à l'autre, de cette sensation de vertige qui le prenait au contact de ses lippes roses et enflées – tout ça avait beau lui manquer et créer un putain d'trou béant dans son thorax, il lui fallait s'accrocher à sa fierté qui se voulait parfois manquante ou tristement faiblarde. L'orgueil était encore la seule chose en lui capable de le sauver d'une énième mortelle déception.

Sam s'approcha alors, et Liam se sentit sur le point d'esquisser un pas en arrière. Un geste qu'il réprima aussitôt, se tendant sur ses jambes, affrontant l'ennemie avec vigueur. Ses prunelles dansaient avec celles de son adversaire, et il la sentait sur le point de le toucher, le frôler – et il le réclamait férocement, il la suppliait de lui accorder ce contact en guise de dernière volonté. Le jeune homme se sentit frémir, tandis que leurs lèvres n'avaient jamais semblé aussi proches qu'à cet instant ; tout lui revenait en mémoire. Pas seulement les mauvais moments, mais aussi les bons. Avait-il oublié tout ce qu'ils avaient vécu ? Avait-il préféré l'oubli, la haine, à la simple satisfaction d'avoir été à ses côtés ? Sam sembla alors se résigner et joua avec la fermeture de sa propre veste, lui posant une question qui s'évapora dans les ténèbres. Liam avait la bouche sèche. La gorge en feu. Il pensait au liquide ambré, à sa chaleur qui descendait le long de son gosier avant d'enflammer son estomac. Il repensait à cette curieuse sensation d'apathie où tout lui semblait amoindri ; ses sentiments inexistants, son chagrin branlant. L'alcool était devenu une échappatoire, un chemin sinueux sur lequel s'avancer mais qui délivrait tellement plus de bienfaits qu'un petit tour chez le psychologues. Ce breuvage interdit avait tellement plus à lui offrir que l'être humain. C'est elle la fautive, c'est de sa faute si – mais ce n'était pas de sa faute s'il avait commencé à boire après la mort de sa fille, s'il avait roulé sur le pavé, s'il était tombé dans son propre vomi, s'il avait commencé bon nombre de rixes ; ce n'était pas la faute de Sam s'il avait sombré. Il était tombé dans l'trou avant elle. Elle n'avait fait que le pousser un peu plus dans les ténèbres.

« Peut-être, oui. Je m'en suis trop servi, de ces sentiments, et il ne m'en reste plus aucun à offrir. » souffla Liam, le cœur au bord des lèvres. Il considéra la pointe rougie de sa cigarette. Il avait besoin de boire – maintenant. Les mâchoires contractées, il releva la tête et recula enfin d'un pas en arrière. Il ne fallait pas qu'il se fasse avoir, il ne fallait pas qu'il tombe dans ce cercle vicieux où il revenait inlassablement vers elle, accourant comme un petit chien dans les jambes de sa maîtresse. Pourtant, c'était ce qu'il était ; il n'en doutait pas. « Ne me dis pas ça, ne prétends rien. » continua-t-il sur le même ton, brisé et coloré d'une teinte de chagrin très certainement indélébile. « Toi et moi, bien sûr que ça a existé. J'en ai conscience, mais..mais ça n'a existé que de mon côté. Toi, tu avais d'autres projets en tête, tu me connaissais certainement avant que moi je ne te connaisse, c'était..c'était un putain de plan. Toi chasseur, moi gibier. » il ravala sa salive et sembla se fermer un peu plus. « Alors, si. Porter cette bague, c'est une prétention, la prétention de m'avoir eu, de m'avoir attrapé dans tes filets et de ne m'avoir jamais relâché. » il secoua doucement la tête, ses paupières s'alourdissant et sa gorge se serrant davantage. « Tu es arrivée dans ma vie au moment où j'avais le plus besoin d'aide, et j'étais si heureux, mais même aujourd'hui je me demande encore.. à combien d'hommes comme moi as-tu fait le coup ? Dans combien de vies appartenant à pauvres cons endeuillés comme moi es-tu parvenue à t'infiltrer ? » il jeta la cigarette à ses pieds, l'écrasa vivement de la pointe de sa chaussure. « Car tu les as détruits aussi, Sam. T'es pas facile à oublier, j'en suis l'exemple vivant. » Liam croisa les bras sur son torse et considéra sa bonne amie de ses yeux malheureux ; ses prunelles ne brillaient plus, ses lèvres frémissaient. Il se mettait à nu, s'ouvrait à elle et à son jugement infernal. Il avouait à demi-mot l'aimer encore, mais être incapable de reprendre ce chemin – c'était trop dur, trop douloureux. Il sentait son poison battre dans ses veines, alors qu'elle ne l'avait même pas effleuré du bout des doigts. Elle était toxique.
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MessageSujet: Re: ▴ le ctrl+v.   Lun 13 Mar - 0:34

Citation :
Fallait croire qu’elle avait vraiment du mal à bien annoncer les bonnes nouvelles. Avant de de dire à Cesare qu’elle était enceinte, il avait fallu qu’elle râle sur Insurgency pendant un long moment. Maintenant qu’elle avait finalement réussi à lui dire ce qu’il y avait de plus important à raconter, il avait fallu qu’elle plombe l’ambiance en une question. Elle pouvait au moins continuer à se dire que ce n’était pas pire que lorsqu’elle lui avait dit pour Clara, au moins, ils étaient encore dans la même pièce et ils n’étaient pas en train de se hurler dessus. Elle avait assez épuisé ses nerfs sur cette histoire d’Insurgency Isolde de toute façon, elle n’avait vraiment pas envie de se prendre la tête avec Cesare. Elle n’avait, de toute façon, jamais envie de se prendre la tête avec lui, que ce soit au sujet de son nom de famille et de sa volonté ou non de le transmettre à leurs enfants, ou à propos des décorations de leur mariage. C’était juste que des fois, ça leur arrivait de s’engueuler, c’était probablement le cas dans d’autres couples, peut-être sue des sujets similaires même, au moins pour ce qui concernait le mariage. Ça faisait juste d’eux un couple normaux après tout. Et puis, ils n’étaient pas en train de s’engueuler là, même si l’ambiance s’était tendue, ils n’étaient pas encore à se crier dessus et évidemment Isolde, elle voulait éviter ça. Elle aurait juste voulu revenir quelques minutes en arrière, pour qu’ils puissent continuer à profiter de la bonne nouvelle, sans qu’elle vienne tout gâcher en une question. Elle aurait dû savoir pourtant, que ça allait tourner comme ça, après tout, elle savait très bien que c’était un sujet difficile pour Cesare, alors pourquoi est-ce qu’il avait vraiment fallu qu’elle la pose sa question ? Elle aurait probablement mieux fait d’y réfléchir à deux fois avant de parler, quelque chose qu’elle ne savait malheureusement pas faire.

Elle était désolée alors, d’avoir posé la question comme ça et elle espérait quand même qu’ils allaient réussir à laisser ça derrière eux pour le reste de la journée, parce qu’il était encore tôt et ce serait dommage quand même qu’ils oublient ce bébé à venir parce qu’elle avait posé une mauvaise question. Elle n’avait pas envie qu’ils oublient cette nouvelle au profit de ça ou d’insurgency ou de n’importe quoi de négatif. Parce qu’ c’était une bonne nouvelle alors ils méritaient bien de se concentrer sur ça plus que sur tout le reste. Cesare, il n’avait pas à s’excuser, c’était pas de sa faute, après tout, il n’avait fait que répondre à la question. Elle haussa légèrement les épaules avant d’esquisser un léger sourire. « C’est pas grave. On est même pas en train de se disputer. » C’était généralement plus violent que ça quand ils se disputaient, le ton montait et elle devait bien admettre, qu’il lui était même arrivée de lui coller des claques à Cesare, comme quoi, malgré les plaies contre sa joue, c’était presque plus lui qui était battue, qu’elle. « Je comprends. Je voulais juste être certaine que ça t’allait comme ça. » De nouveau elle haussa les épaules. S’il disait que c’était mieux comme ça, alors c’était bien que ça lui allait parfaitement. Y avait pas besoin de débattre là-dessus plus longtemps, ça lui allait aussi à elle comme ça, alors tout allait bien maintenant. « Ça m’a jamais sauvée moi, quand j’étais au lycée. » Pourtant, à l’époque, Saddler, ça avait été le nom du shérif de la ville, mais ça n’avait pas empêché certaines personnes du lycée de l’insulter parce qu’elle sortait avec une fille plutôt qu’avec un garçon, comme la soit disant ‘normalité’ voulait qu’elle fasse. Peut-être que si les garçons du lycée avaient été moins con avec elle, elle aurait eu moins de mal à les supporter et elle aurait accepté plus facilement de les fréquenter. Enfin, ça remontait à des années maintenant tout ça et puis, elle n’avait jamais été une fille sans défense de toute façon. « Peut-être qu’on sera plus dans le Kentucky quand ils iront à l’école. » Ça semblait être une chose sur laquelle ils étaient tous les deux d’accord après tout. Ils en avaient parlé vite fait, quand ils avaient été en France et qu’il avait fallu faire un choix entre rester ou partir. Clara, elle irait à l’école d’ici cinq ans, ça leur laissait bien le temps d’accomplir ce qu’ils avaient encore à accomplir, avant de partir, elle ne savait trop où, dans un endroit que Cesare ne détesterait pas complètement, ce serait un bon début. S’il était là, lui, c’était pour elle, pour Clara et pour ce bébé qu’elle portait, mais elle savait très bien qu’il détestait Radcliff autant que le reste de l’état. Alors, évidemment qu’un jour, elle lui rendrait la pareille et elle partirait avec lui, peu importait où il voudrait aller, elle le suivrait.
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