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MessageSujet: Re: ▴ le ctrl+v.   Mar 7 Mar - 13:58

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holland roden, lola rose (14/03)
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MessageSujet: Re: ▴ le ctrl+v.   Mar 7 Mar - 14:54

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MessageSujet: Re: ▴ le ctrl+v.   Mar 7 Mar - 22:20

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ADMIN ▴ KEYS TO THE KINGDOM.
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MessageSujet: Re: ▴ le ctrl+v.   Mer 8 Mar - 1:23

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35101
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MessageSujet: Re: ▴ le ctrl+v.   Mer 8 Mar - 12:42

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C'était mal, indécent. Délicieux et étrangement satisfaisant.
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ADMIN ▴ KEYS TO THE KINGDOM.
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MessageSujet: Re: ▴ le ctrl+v.   Mer 8 Mar - 12:58

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Il lui semblait à Absalon, qu’y avait des limites à ne pas franchir, ouais, c’était l’apocalypse, le monde était devenu dangereux, il fallait bien se défendre pour rester en vie. Tuer des rôdeurs, ça ne le dérangeait pas, pourtant, il gardait en tête qu’ils avaient été humains. Mais ils ne l’étaient plus et peut-être qu’un jour, y aurai un moyen miraculeux de sauver les gens, de soigner ce fléau, il n’y croyait pas trop, mais bon, même si tel devait être le cas, le plus important, c’était quand même de rester en vie, alors, tuer des rôdeurs, ce n’était pas un problème, il l’avait fait un certain nombre de fois, parce qu’il avait été nettoyeur pour le camp de Lafayette et parce qu’il devait bien passer par-là maintenant pour survivre, alors qu’y en avait partout, des rôdeurs et qu’avec eux, une seconde d’inattention pouvait facilement être fatale. Il n’avait pas envie de se faire bouffer par l’une de ces choses. Mais, à côté de ça, y avait encore des êtres humains et il n’était pas complètement con, Absalon, il savait très bien qu’y en avaient qui étaient prêts à tout pour survivre, quitte à tuer n’importe qui sur leur passage. Il savait aussi que l’apocalypse ça pouvait réveiller le pire chez certaines personnes. Mais il savait aussi que ça dépendait des choix de chacun, de garder son humanité ou bien de balancer ça, avec tout le reste. Lui, il voulait rester humain, envers et malgré tout et ça l’avait déjà foutu en dehors des portes de Lafayette, parce que l’idée de ne rien faire et de laisser une pauvre fille mourir, elle avait été inacceptable pour lui, alors il avait bêtement suivi son oncle, un choix qu’il avait fait par lui-même, en connaissance de causes, même si maintenant il avait tendance à le regretter assez pour blâmer Hector plus que de raison.

Il se disait bien souvent que la première étape pour survivre à cette apocalypse, ce serait de s’entraider les uns les autres au lieu de s’entretuer. Alors, de son point de vu à lui, tuer quelqu’un d’autre était impensable. Pourtant, alors que l’autre type avait été en train de l’étrangler, même dans ‘[i]l’ancien monde[i]’ le tuer aurait été de la légitime défense. Dans le cadre de son métier, il aurait tiré sans hésiter sur un type armé, si ça avait pu sauver la vie de quelqu’un ou la sienne. Mais y avait ce truc au beau milieu de l’apocalypse qui faisait qu’il ne pouvait pas. Parce que c’était cette ligne qu’il s’était imposée, cette barrière qu’il ne pouvait pas dépasser. Parce qu’il avait besoin de pouvoir se dire qu’au moins, malgré toute la merde, les problèmes et tout ce qui pouvait aller avec, il n’était pas devenu un meurtrier et ça faisait de lui un type bien. C’était peut-être complètement débile, encore plus quand il se retrouvait en face d’un type qui lui, avait l’air bien décidé à le tuer, mais il ne pouvait pas se résoudre à faire de même. Il se disait qu’il pouvait se défendre, il pouvait survivre, sans avoir besoin de tuer qui que ce soit. Pourtant, y avait fort à parier qu’aujourd’hui, si cette balle n’était pas venue se loger dans la poitrine de l’homme en face de lui, il serait mort. Pourquoi est-ce que ça le perturbait alors ? Est-ce que c’était pas mieux de se dire que c’était mieux que ce soit ce type plutôt que lui ? Mais évidemment, Absalon, il ne pouvait pas s’empêcher de se dire que si ça se trouve, ce type avait une famille, une femme des enfants et peut-être qu’il s’en était pris à lui par désespoir, parce qu’il voulait sauver les siens. Ou peut-être que c’était juste un connard. De toute évidence, il n’en saurait jamais rien.

C’était peut-être plus facile alors de se dire que c’était peut-être juste ‘[i]un sale type[i]’ et que c’était mieux comme ça. Mais il n’aimait pas forcément le fait de devoir sa vie à la mort de quelqu’un. Il avait passé trop de temps en sécurité à Lafayette pour se rendre compte de l’enfer du monde, c’était peut-être ça son problème. Après tout, il s’était réfugié derrière les barrières du camp, peu de temps après le début de l’apocalypse, alors fallait croire qu’il ne comprenait juste pas, comment la vie dehors elle pouvait fonctionner et ça finirait par le tuer, probablement. Il ne put s’empêcher de serrer les mâchoires, de détourner les yeux alors que Matthew défonçait la tête de ce mec à grand coups de pieds. Là encore, il était certain qu’y avait des moyens plus humains de faire ça. « C’est sûr qu’il ne risque pas de se relever là. » Un coup de couteau dans le crâne aurait suffi cela dit. Il laissa échapper un soupire avant de lui, se relever, puisqu’il était encore entier et qu’il en avait les capacités. « Si ça se trouve, il avait une famille, ou quelqu’un qui tenait à lui. » Et cette ou ces personnes allaient se retrouver seules. Si ça avait été lui à sa place, il aurait aussi laissé Evalia, Kara et Hector derrière lui, alors pourquoi est-ce qu’il devait s’en soucier comme ça ? Lui et les siens avant les autres, est-ce que le monde devait vraiment devenir comme ça ? Il commença bien vite à ramasser ce qu’il avait fait tomber avant de relever les yeux vers Matthew. « Tu vas me tirer dessus, si je refuse ? » Il n’allait pas refuser, évidemment, là encore, il était bien trop humain pour dire non, encore moins à quelqu’un qu’il connaissait. Après tout, il aurait partagé avec ce type, s’il ne lui avait pas sauté dessus, évidemment, qu’il partagerait avec Matt. Pourtant, il n’avait pas pu s’empêcher de poser la question et peut-être que la réponse, ne serait qu’un petit élément en plus, pour qu’il commence à perdre foi en l’humanité, un de plus qui le mènerait au point de non-retour, là où sa survie passerait avant le brin d’humanité qui subsistait tant bien que mal en lui.
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MessageSujet: Re: ▴ le ctrl+v.   Mer 8 Mar - 13:28

Citation :
"On..." Ta gorge se serre un peu. Il n'y a plus de "on" à présent, seulement un "je" qui te pèse. Un "je" qui signifie ta solitude et aussi la perte de ton jumeau.

_________________
+ the fairytale got twisted and decayed +
▴  Being stuck in a world where you don't belong, half awake, half asleep. Is There a Worse Nightmare Than Waking Up Into REALITY?▴
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MessageSujet: Re: ▴ le ctrl+v.   Mer 8 Mar - 13:29

Citation :
alekseï milkovich
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MessageSujet: Re: ▴ le ctrl+v.   Mer 8 Mar - 13:40

Citation :
Il lui semblait à Absalon, qu’y avait des limites à ne pas franchir, ouais, c’était l’apocalypse, le monde était devenu dangereux, il fallait bien se défendre pour rester en vie. Tuer des rôdeurs, ça ne le dérangeait pas, pourtant, il gardait en tête qu’ils avaient été humains. Mais ils ne l’étaient plus et peut-être qu’un jour, y aurai un moyen miraculeux de sauver les gens, de soigner ce fléau, il n’y croyait pas trop, mais bon, même si tel devait être le cas, le plus important, c’était quand même de rester en vie, alors, tuer des rôdeurs, ce n’était pas un problème, il l’avait fait un certain nombre de fois, parce qu’il avait été nettoyeur pour le camp de Lafayette et parce qu’il devait bien passer par-là maintenant pour survivre, alors qu’y en avait partout, des rôdeurs et qu’avec eux, une seconde d’inattention pouvait facilement être fatale. Il n’avait pas envie de se faire bouffer par l’une de ces choses. Mais, à côté de ça, y avait encore des êtres humains et il n’était pas complètement con, Absalon, il savait très bien qu’y en avaient qui étaient prêts à tout pour survivre, quitte à tuer n’importe qui sur leur passage. Il savait aussi que l’apocalypse ça pouvait réveiller le pire chez certaines personnes. Mais il savait aussi que ça dépendait des choix de chacun, de garder son humanité ou bien de balancer ça, avec tout le reste. Lui, il voulait rester humain, envers et malgré tout et ça l’avait déjà foutu en dehors des portes de Lafayette, parce que l’idée de ne rien faire et de laisser une pauvre fille mourir, elle avait été inacceptable pour lui, alors il avait bêtement suivi son oncle, un choix qu’il avait fait par lui-même, en connaissance de causes, même si maintenant il avait tendance à le regretter assez pour blâmer Hector plus que de raison.

Il se disait bien souvent que la première étape pour survivre à cette apocalypse, ce serait de s’entraider les uns les autres au lieu de s’entretuer. Alors, de son point de vu à lui, tuer quelqu’un d’autre était impensable. Pourtant, alors que l’autre type avait été en train de l’étrangler, même dans ‘[i]l’ancien monde[i]’ le tuer aurait été de la légitime défense. Dans le cadre de son métier, il aurait tiré sans hésiter sur un type armé, si ça avait pu sauver la vie de quelqu’un ou la sienne. Mais y avait ce truc au beau milieu de l’apocalypse qui faisait qu’il ne pouvait pas. Parce que c’était cette ligne qu’il s’était imposée, cette barrière qu’il ne pouvait pas dépasser. Parce qu’il avait besoin de pouvoir se dire qu’au moins, malgré toute la merde, les problèmes et tout ce qui pouvait aller avec, il n’était pas devenu un meurtrier et ça faisait de lui un type bien. C’était peut-être complètement débile, encore plus quand il se retrouvait en face d’un type qui lui, avait l’air bien décidé à le tuer, mais il ne pouvait pas se résoudre à faire de même. Il se disait qu’il pouvait se défendre, il pouvait survivre, sans avoir besoin de tuer qui que ce soit. Pourtant, y avait fort à parier qu’aujourd’hui, si cette balle n’était pas venue se loger dans la poitrine de l’homme en face de lui, il serait mort. Pourquoi est-ce que ça le perturbait alors ? Est-ce que c’était pas mieux de se dire que c’était mieux que ce soit ce type plutôt que lui ? Mais évidemment, Absalon, il ne pouvait pas s’empêcher de se dire que si ça se trouve, ce type avait une famille, une femme des enfants et peut-être qu’il s’en était pris à lui par désespoir, parce qu’il voulait sauver les siens. Ou peut-être que c’était juste un connard. De toute évidence, il n’en saurait jamais rien.

C’était peut-être plus facile alors de se dire que c’était peut-être juste ‘[i]un sale type[i]’ et que c’était mieux comme ça. Mais il n’aimait pas forcément le fait de devoir sa vie à la mort de quelqu’un. Il avait passé trop de temps en sécurité à Lafayette pour se rendre compte de l’enfer du monde, c’était peut-être ça son problème. Après tout, il s’était réfugié derrière les barrières du camp, peu de temps après le début de l’apocalypse, alors fallait croire qu’il ne comprenait juste pas, comment la vie dehors elle pouvait fonctionner et ça finirait par le tuer, probablement. Il ne put s’empêcher de serrer les mâchoires, de détourner les yeux alors que Matthew défonçait la tête de ce mec à grand coups de pieds. Là encore, il était certain qu’y avait des moyens plus humains de faire ça. « C’est sûr qu’il ne risque pas de se relever là. » Un coup de couteau dans le crâne aurait suffi cela dit. Il laissa échapper un soupire avant de lui, se relever, puisqu’il était encore entier et qu’il en avait les capacités. « Si ça se trouve, il avait une famille, ou quelqu’un qui tenait à lui. » Et cette ou ces personnes allaient se retrouver seules. Si ça avait été lui à sa place, il aurait aussi laissé Evalia, Kara et Hector derrière lui, alors pourquoi est-ce qu’il devait s’en soucier comme ça ? Lui et les siens avant les autres, est-ce que le monde devait vraiment devenir comme ça ? Il commença bien vite à ramasser ce qu’il avait fait tomber avant de relever les yeux vers Matthew. « Tu vas me tirer dessus, si je refuse ? » Il n’allait pas refuser, évidemment, là encore, il était bien trop humain pour dire non, encore moins à quelqu’un qu’il connaissait. Après tout, il aurait partagé avec ce type, s’il ne lui avait pas sauté dessus, évidemment, qu’il partagerait avec Matt. Pourtant, il n’avait pas pu s’empêcher de poser la question et peut-être que la réponse, ne serait qu’un petit élément en plus, pour qu’il commence à perdre foi en l’humanité, un de plus qui le mènerait au point de non-retour, là où sa survie passerait avant le brin d’humanité qui subsistait tant bien que mal en lui.
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MessageSujet: Re: ▴ le ctrl+v.   Mer 8 Mar - 15:32

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MessageSujet: Re: ▴ le ctrl+v.   Mer 8 Mar - 17:07

Ellie Böhm
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MessageSujet: Re: ▴ le ctrl+v.   Mer 8 Mar - 17:13

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MessageSujet: Re: ▴ le ctrl+v.   Mer 8 Mar - 19:48

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MessageSujet: Re: ▴ le ctrl+v.   Mer 8 Mar - 20:31

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MessageSujet: Re: ▴ le ctrl+v.   Mer 8 Mar - 20:52

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MessageSujet: Re: ▴ le ctrl+v.   Mer 8 Mar - 22:11

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Avoir un bébé dans un monde pareil, Jessie avait l’impression que c’était complètement fou. Lafayette offrait une certaine sécurité, peut-être que le camp était assez solide pour tenir des années et des années, mais c’était à se demander ce que ça pouvait apporter de bon, de survivre là-dedans. Est-ce que cet enfant, s’il venait au monde, il ne connaitrait que ça ? La peur de ce qu’il y avait au-delà des murs, la crainte des lois qui régnaient à l’intérieur des murs, les restrictions, la mort partout autour, les attaques venant des autres survivants ? Elle se disait Jessie, que ce n’était pas juste d’obligé un enfant à vivre une vie pareille. Est-ce qu’il serait heureux ? Est-ce qu’il aurait quand même des moments dans son existence où il se dirait que la vie elle vaut la peine d’être vécue, ou bien est-ce qu’il passerait juste toute son existence à se demander pourquoi ses parents avaient un jour eu l’idée folle d’avoir un enfant au beau milieu du chaos ? Au moins, il n’aurait pas de regrets. Il ne connaitrait pas ses moments douloureux où on se disait inlassablement que la vie était mieux avant et que ce monde, il ne ressemblait plus à rien. Ceux qui étaient nés dans le monde d’avant, ceux qui n’avaient connus que ça toute leurs vie, les survivants de Lafayette, ceux partout ailleurs qui essayaient de survivre, ils étaient bouffés par les regrets. Elle l’était, Jessie. Elle savait tout ce qu’elle avait accompli dans sa vie, elle connaissait ses victoires, les choses dont elle pouvait être fière, mais elle savait aussi très bien tout ce qu’elle avait mis de côté pour en arriver là, tous ces trucs qu’elle avait abandonné, en se disant que ce n’était pas le moment, qu’elle avait d’autres choses à accomplir, c’était là, dans un coin de sa tête et ça ne la quittait que trop rarement.

Elle y pensait en boucle depuis qu’elle avait appris pour cette grossesse. Elle se souvenait de cette fois où elle avait été enceinte, trop jeune, encore au beau milieu de ses études. Elle s’était dit que c’était pas le bon moment, qu’il allait falloir qu’elle arrête de travailler pendant un moment et qu’après la naissance du bébé, il faudrait bien s’en occuper. Elle avait peut-être été égoïste quand elle avait pris la décision d’avorter, sans même en parler à son fiancé, mais elle avait su qu’évidemment, ce serait sa carrière à elle qui en prendrait un coup, alors c’était toujours plus simple pour un homme de prendre des décisions pareille, tout comme à l’inverse, c’était toujours plus simple pour un homme qui ne voulait pas d’enfant de simplement se barrer pour ne jamais revenir. C’était une autre histoire pour les femmes. Avec un bébé dans le ventre pendant neuf mois, y avait plein de complications qui venaient s’ajouter au quotidien, la douleur, la fatigue, tous les trucs auquel fallait faire attention pour que le bébé aille bien. Les kilos qui venaient injustement s’ajouter ici et là et puis après l’accouchement, fallait se donner le temps de reprendre des forces. Elle n’avait pas pu se permettre d’accepter tout ça. Elle s’était dit que ce n’était pas grave, ce n’était même pas un bébé qu’elle tuait au fond de son utérus, mais juste un amas de cellules, ce n’était pas une vie à part entière, alors c’était pas grave. Un bébé, elle pourrait toujours en faire un plus tard, quand elle en aurait envie, quand ce serait mieux pour elle comme pour l’enfant à naître et puis ce moment, il n’était jamais venu. Pas alors que ses relations avaient été trop courtes ou gâchées, parce que son mari avait décidé d’aller voir ailleurs.

Qu’est-ce qu’il en était aujourd’hui ? Elle n’avait plus de carrière à protéger à tout prix. Elle était médecin, spécialisée en cardiologie, là où on ferait confiance à un vétérinaire pour soigner n’importe quelle blessure, si on n’avait pas le choix. Elle était utile à la survie du camp, si bien qu’y avait même pas d’échelon à gravir, pas de promotion à la clé, tout ce qui comptait maintenant, c’était de sauver des vies, avec les moyens du bords et sans gaspiller les précieuses ressources du camp. Alors, dans les faits, elle n’avait rien à perdre d’un point de vue professionnel si elle avait ce bébé ce n’était pas un problème à présent, mais pour le reste, c’était une toute autre histoire. « J’sais bien. J’ai toujours été dans les meilleures. » Elle laissa échapper un léger rire. Ouais, elle avait toujours fait partie des meilleurs et comme elle avait visé toujours plus haut, elle avait sacrifié tout le reste à côté et maintenant, elle ne savait plus ce qu’elle voulait. « Ils peut-être besoin de moi plus que j’ai besoin d’eux. » Ce qui voulait dire qu’elle pouvait partir, qu’elle pouvait rester avec Hector, qu’ils pouvaient avoir ce bébé. Mais sans Lafayette pour les protéger, ils tiendraient combien de temps ? Et puis elle ne pouvait pas abandonner Olivia. Est-ce qu’elle pouvait risquer la vie de sa sœur pour avoir tout ça ? Y avait trop de variables à prendre en compte et elle ne savait pas par où commencer. « J’ai aucune idée de ce que je veux Hector, c’est bien ça le problème. » Si elle avait su, peut-être qu’elle aurait pris une décision toute seule, comme une grande comme elle l’avait fait des années plus tôt. Elle soupira, avant de revenir s’asseoir à la suite des propos d’Hector. « Tu as fait du bon boulot avec tes neveux. » Elle haussa les épaules. Au moins, ils étaient encore en vie. « J’aurais aimé ça, quelques années plus tôt. » Elle laissa échapper un nouveau soupire avant de se laisser tomber dans le fond du canapé. « Y a quatorze ans, j’étais avec ce type. On avait prévu de se marier, mais on était encore jeune, vraiment jeunes. » Elle avait eu vingt-et-un ans à l’époque, mais ça semblait être le grand amour, celui qui durerait toujours. « J’suis tombée enceinte. Mais j’étais encore à l’université, fallait que je sois la meilleure si je voulais pouvoir faire mon internat là où j’en avais envie alors … J’ai rien dit, j’ai avorté et quand il l’a appris, il m’a plaquée. » Il avait eu raison sans doute, elle lui avait menti après tout et pas sur un petit sujet, un bébé, ce n’était pas rien. « J’me disais juste que c’était pas grave, je pourrais y penser plus tard. Et puis, j’ai pas vraiment réussi à m’engager assez avec quelqu’un pour y penser. Et puis j’me suis mariée et ça m’arrivait d’y penser. J’me disais que j’avais dépassé les trente ans, que je pouvais pas attendre éternellement. Mais mon mari, il avait probablement d’autres plans en tête, parce qu’un beau jour, je l’ai trouvé avec une autre fille. » Elle leva les yeux au ciel, rien que d’y repensait ça l’agaçait d’avoir été la pauvre fille à se faire cocufiée. « Alors j’ai divorcé et quelques mois plus tard, les morts ont décidé de revenir à la vie. » Maintenant, le monde ne ressemblait plus à rien et elle n’avait pas l’impression que ça allait finir par s’arranger. « Alors je sais pas. Je suppose que sans l’apocalypse, j’aurai voulu le garder. Mais là … c’est compliqué. » C’était le moins qu’on puisse dire sans doute que c’était compliqué. « Avorter de nos jours, c’est risqué, accoucher le sera tout autant. Mais élever un bébé ça semble impossible. Mais je crois que j’aurais bien aimé, un jour dans ma vie, être mère. » Et elle ne l’avait pas fait à cause d’une ambition qui n’avait plus de sens aujourd’hui. Elle était perdue et alors que les larmes pointaient aux coins de ses cils, elle détourna le regard. C’était trop compliqué, elle ne savait pas quoi faire, Hector non plus. Elle avait l’impression d’être coincée dans un maudit cul-de-sac.
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MessageSujet: Re: ▴ le ctrl+v.   Jeu 9 Mar - 0:15

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MessageSujet: Re: ▴ le ctrl+v.   Jeu 9 Mar - 0:28

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MessageSujet: Re: ▴ le ctrl+v.   Jeu 9 Mar - 12:45

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MessageSujet: Re: ▴ le ctrl+v.   Jeu 9 Mar - 14:51

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MessageSujet: Re: ▴ le ctrl+v.   Jeu 9 Mar - 17:00

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MessageSujet: Re: ▴ le ctrl+v.   Jeu 9 Mar - 22:11

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MessageSujet: Re: ▴ le ctrl+v.   Jeu 9 Mar - 22:33

Citation :
Absalon avait pris l’habitude de sortir, c’était trop dur de rester enfermé entre les quatre murs du petit appartement qu’il partageait avec son oncle. Il avait l’impression qu’il allait devenir fou s’il restait là-dedans à attendre que le temps passe, alors qu’il était loin de sa sœur et de Kara. Ça le rendait malade de ne pas pouvoir aller les retrouver tout ça à cause d’un conseil qui avait décidé de le foutre à la porte parce qu’il n’avait pas respecté leurs maudites règles. Lui, tout ce qu’il avait fait, c’était aider son oncle à sauver une pauvre fille et ça le lui avait jamais semblé être une mauvaise chose. Mais le conseil, il n’entendait pas les choses de la même façon. Le conseil, il faisait bien ce qui l’arrangeait de toute façon, et les autres, tant pis pour eux. Ce n’était pas juste de laisser cette pauvre fille mourir, juste parce que le conseil en avait décidé ainsi. Absalon il avait fait ce qui lui avait semblé le plus juste et maintenant il était là, en dehors du camp, loin des deux personnes les plus importantes de sa vie. Alors, il était en colère, contre le camp, principalement, contre le conseil qui avait pris la décision de le foutre dehors, malgré les nombreuses fois où il avait risqué sa peau pour éloigner les rôdeurs qui pouvaient s’approcher des murailles du camp. Voilà comment on le remerciait, en le foutait dehors au premier faux pas. Il était en colère contre tout ça et il ne pouvait pas s’empêcher de tout rejeter sur son oncle. Il se trouvait même de bons arguments, après tout, si son oncle ne l’avait pas entrainé dans cette histoire, ils n’en seraient pas là aujourd’hui. Est-ce qu’il aurait vraiment pu refuser d’aider Hector ? Il avait toujours eu une certaine loyauté envers son aîné, qui faisait qu’il n’aurait jamais pu, juste dire non. Hector, il devait bien le savoir après tout non ?

Ça l’aidait, Abaslon, de voir les choses comme ça et peut-être que c’était complétement injuste pour son oncle, mais il ne pouvait pas s’en empêcher. Fallait croire qu’il avait besoin de blâmer quelqu’un pour tout ça et la personne idéale, la seule avec qui il était désormais, c’était lui. Alors, il faisait la gueule à chaque fois qu’il se retrouvait dans cet appartement, c’était à peine s’il échangeait plus de trois mots avec lui par jour. Son comportement, il avait tout de celui d’un gamin. Un adolescent en pleine crise qui serait bien décidé à en faire vivre de toutes les couleurs à son parent. Il avait passé l’âge pourtant maintenant, après tout, il avait vingt-sept ans, il était plus proche de la trentaine que de l’adolescence. Il était un adulte et avait tout ça, il avait eu une vie d’adulte, avec son appartement, son job et ses factures à payer. Il l’avait bien gérée en plus sa vie à l’époque, il avait été mature relativement jeune, alors qu’il avait toujours cru que c’était de son devoir de protéger sa sœur et que pour ça, il fallait bien qu’’il se comporte mieux qu’elle. Il avait attendu d’être au beau milieu d’une apocalypse, pour régresser d’un coup et se comporter comme un con. Y avait des moments, où il avait lui-même conscience que c’était complètement absurdes, des moments où seul dans son coin, il se disait qu’il ferait bien d’aller voir son oncle pour lui parler, mais dès qu’il se retrouvait en face de lui, y avait rien à faire, il repensait à Eva et à Kara et y avait toute sa colère qui ressortait. Alors communiquer devenait de plus en plus compliqué, si bien qu’il passait de plus en plus de temps dehors et le moins possible à l’intérieur de cet appartement.

Au moins, il ne revenait pas les mains, vides, c’était déjà ça qu’il se disait. Il avait réussi à trouver deux trois trucs, ici et là, même si ça n’avait pas forcément était facile, il avait fuir un certain nombre de rôdeurs, alors il rentrait avec quelques blessures, ici et là, une coupure sur la joue, une autre le long du bras, probablement quelques hématomes dans le dos à en juger la douleur, probablement d’autres trucs auxquels il ne faisait même pas attention, pas de morsures, c’était le plus important. Mais rien qui n’allait le tuer. Il s’en fichait, il avait trouvé quelques trucs à manger, quelques munitions et même un paquet de clopes qui trainait par là. Alors son excursion en dehors de l’appartement, elle n’était pas complètement inutile, même si ça le faisait rentrer plus tard que prévu. Il n’avait qu’à peine refermé la porte derrière lui que son oncle apparu dans son champ de vision. Sa question le fit lever les yeux au ciel. « Ça va, je vais bien, c’est juste quelques égratignures. » Il haussa les épaules. Non, ce n’était rien d’après lui, il allait survivre après tout. Il déposa son sac contre la table dans un soupire. « Oh arrête, je suis plus un gamin, j’ai plus besoin de ta permission pour sortir ou d’un couvre-feu à respecter. Et puis faut bien fouiller les environs si on veut survivre en dehors du camp. » Et lui il avait besoin d’air, d’espace, tout ce qu’il ne pouvait pas avoir en restant dans cet appartement, qu’il le croit ou non, Hector, mais le fait de sortir, le rendait plus supportable, au moins, il ne passait pas ses journées à ressasser les même histoires, à penser à Eva et à Kara et à quel point elles lui manquaient. Dans le feu de l’action, il ne pensait plus à tout ça, juste à comment survivre et il avait l’impression que ça lui simplifiait grandement la vie. « J’fais attention. » Qu’il rajouta quand même dans un soupire, après tout, il était encore en un seul morceau, alors c’était bien qu’il était prudent, il n’avait pas l’intention de mourir, il voulait retrouver Kara et Eva et rien que ça, c’était une motivation suffisante pour ne pas servir de sandwich aux rôdeurs du coin.
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MessageSujet: Re: ▴ le ctrl+v.   Jeu 9 Mar - 22:46

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MessageSujet: Re: ▴ le ctrl+v.   Ven 10 Mar - 14:44

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Il aurait pu partir Silas, il aurait pu partir un certain nombre de fois maintenant. Avant même qu’ils n’arrivent au camp, il aurait pu fausser compagnie à Ariane et à Rose et partir sans se retourner. Il y avait pensé, il l’avait dit aussi souvent, qu’il allait partir, qu’il n’avait rien à faire avec elles. Pourtant il était encore là aujourd’hui. Il les avait suivies jusqu’au camp de Lafayette et il avait passé les grandes murailles de la ville, il s’y était installé et pourquoi au juste ? Il n’en savait trop rien Silas. Peut-être bien qu’y avait eu ce brin d’espoir qui lui avait permis de continuer, peut-être bien que c’était ce qu’elles étaient, Rose et Ariane, l’espoir qu’il avait su retrouver. Ce quelque chose qu’il ne méritait même pas, alors qu’il avait perdu sa femme et sa fille. Est-ce que rester là avec elle, ça ne donnait pas l’impression qu’il les avait tout simplement remplacées ? Il avait une façon de penser bien à lui Silas, plus souvent négative que positive et ça le pousser à croire que c’était une erreur de rester ici avec Ariane et le reste de sa famille, ou dans ce camp, plus généralement. Il en était arrivée à penser qu’ils ne méritaient rien de tout ça, pas si elles n’étaient pas avec lui. Il se disait qu’il n’avait même pas le droit d’essayer de reconstruire sa vie puisqu’elles n’étaient plus avec elle. Est-ce qu’il en avait l’envie ? Il avait tendance à se dire que non, il ne voulait pas refaire sa vie. Pourtant, est-ce que sa présence au camp n’était pas la preuve du contraire ? Fallait croire qu’y avait tout un monde entre ce qu’il disait et ce qu’il faisait et qu’il ne s’en apercevait même pas ou qu’il n’avait juste pas envie de le remarquer, se complaisant très bien dans ce genre de déni dans lequel il nageait.

Mais Ariane, elle était là devant lui et lui, il avait lâché la poignée de la porte et son sac. Il l’écoutait, il répondait, il débattait, alors que s’il savait été vraiment certain de son choix, il aurait passé le seuil de cette porte, qu’elle soit là juste devant lui ou pas. Il ne l’avait pas fait. C’était presque comme s’il avait besoin d’Ariane le retienne, lui dresse la liste de toutes les bonnes raisons qu’il avait de rester, liste qu’il entendrait, mais qu’il démonterait, avant de passer à autre chose. C’était pas ce qu’ils faisaient déjà depuis un moment ? Dans le fond, c’était pareil que d’habitude, il n’allait pas la passer cette porte. Demain, il serait encore là, dans ce camp, malgré tout ce qu’il pouvait bien raconter et tout ça parce qu’Ariane avait été là devant lui à lui dire de ne pas partir. Pourquoi ? Cette question-là, elle était bien là dans un coin de sa tête et bien-sûr qu’il la connaissait la réponse. Evidemment, il savait qu’il avait besoin d’Ariane, qu’il tenait à elle, qu’il tenait à Rose. Il savait qu’il avait bien plus envie de vivre qu’il ne voulait bien l’admettre. Pas y avait quelque chose qui coinçait, son passé, qui était là omniprésent dans sa vie et qui ne voulait pas le lâcher, la douleur au fond de son cœur, qui ne semblait pas vouloir et qui était si souvent insupportable, tellement, qu’il se disait qu’il ferait mieux de mourir. Mais ce n’était que des mots, dans les faits c’était différent. Tellement différent qu’il était toujours là, bien envie, toujours dans cet appartement et pas assez déterminé à se barrer pour passer cette fichue porte et ça l’agaçait Silas. Il trahissait son épouse, il trahissait Livia en se comportant ainsi. Ou peut-être qu’elles n’étaient que des excuses dont il se servait pour tout justifier.

Y avait rien qui les ramènerait. Rien qui ferait qu’un jour, elles puissent le juger pour ces choix et qu’est-ce qu’elles préféraient elles ? Qu’il essaie de se relever, qu’il continue à vivre ou qu’il abandonne et se tire une balle dans la tête ? La première option sans doute. Y avait que lui, pour s’empêcher d’avancer. « Non, t’as raison, c’est là et ça partira jamais. » Sans qu’il le veuille vraiment, il avait haussé le ton, alors que dans sa poitrine, y avait son cœur qui s’affolait. Parce que les souvenirs, ils étaient là trop présent dans son crâne et ça le rendait fou. « Tu sais pourquoi ? Parce qu’y avait ces types qui nous on menacés et ils ont dit que je pourrais en sauver qu’une des deux. Ma femme ou ma fille. » Et ce moment, il se rejouait en boucle dans sa tête, alors non, malheureusement, il n’oublierait pas, ni ici, ni ailleurs, mais ailleurs y aurait rien pour raviver les souvenirs, c’était ce qu’il se disait. « J’leur ait dit de tuer ma femme, alors, ils lui ont tiré une balle dans la tête et ça avait l’air de vachement les amuser. » Maintenant, ils rigolaient ces enfoirés, c’était certain. « Ils en avaient rien à foutre. Ils ont quand même tué ma fille. » C’était la première fois que cette histoire passait le seuil de ses lèvres et ça avait beau lui ramener les larmes aux yeux, bizarrement, ça lui donnait aussi l’impression de le libérer d’un poids. Le ton qui avait monté en flèche, maintenant il se brisait, dans un sanglot qu’il ne put retenir. « Ma fille, elle était tout pour moi. Ils l’ont violée et tuée. » Encore que techniquement, c’était des faits qu’on lui avait donné, mais comment pourrait-il en douter, venant de types qui lui avaient demandé de choisir entre sa femme et sa fille hein ? Ils étaient timbrés, assez pour faire ça à sa fille. D’un revers de la main, il essuya une larme qui était venu glisser contre sa joue, mieux valait continuer à hausser le ton plutôt que de se mettre à chialer. « Alors ouais. Je ressens quelque chose pour toi. Pour Rose. Probablement pour tous ces gens qui s’posent dans ce fauteuil à longueur de journée pour m’raconter leurs problèmes en espérant que je puisse les aider. » Ça faisait de lui un être humain, tout ce qu’il y avait de plus banal, avec des sentiments, des émotions, une capacité de compassion et dans ce monde il semblait bien que c’était ce qui causer toutes les peines. « C’est bien ça le problème. J’peux pas recommencer Ariane. Si jamais il devait vous arriver quelque à Rose ou à toi. Ou Patty. Je pourrais pas … » Elles n’étaient pas sa famille, il avait déjà perdu ça, mais chaque petit lien qu’il sentait se créer avec les autres c’était un risque de connaitre encore une fois l’enfer qu’il vivait déjà au quotidien. Dehors, il allait mourir qu’elle disait, au moins comme ça, il serait certain de ne pas avoir à vivre de nouveau tout ça, un risque qu’il prenait en restant là, à ses côtés.
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