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MessageSujet: ▴ le ctrl+v.   Mer 22 Mar - 12:03

le ctrl+v.
encore un jeu pour les stalkeurs.
Pour ceux qui ne connaissent pas les raccourcis du clavier, faites clic droit, coller et si vous avez quelque chose dans votre bloc-notes, il sera automatiquement collé :a: puis vous postez (a) c'est une jolie façon de vous stalker, ou de voir si vous n'êtes pas des fous  :hii:   essayez de penser à mettre une balise quote ou code pour éviter d'agrandir la page  :v:
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ADMIN ▴ KEYS TO THE KINGDOM.
▴ avatar : Hugh Dancy
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MessageSujet: Re: ▴ le ctrl+v.   Mer 22 Mar - 15:56

Citation :

_________________
+ the fairytale got twisted and decayed +
▴  Being stuck in a world where you don't belong, half awake, half asleep. Is There a Worse Nightmare Than Waking Up Into REALITY?▴
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MessageSujet: Re: ▴ le ctrl+v.   Mer 22 Mar - 18:03

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MessageSujet: Re: ▴ le ctrl+v.   Jeu 23 Mar - 12:16

Citation :
Cait Malone
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MessageSujet: Re: ▴ le ctrl+v.   Jeu 23 Mar - 21:46

Citation :
36665
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MessageSujet: Re: ▴ le ctrl+v.   Ven 24 Mar - 13:52

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ADMIN ▴ KEYS TO THE KINGDOM.
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MessageSujet: Re: ▴ le ctrl+v.   Ven 24 Mar - 17:05

Citation :
Plus les jours passaient, plus il avait l’impression de perdre la raison, c’était comme si le monde devenait un peu plus sombre à chaque jour qui passait. C’était idiot, ça avait été l’apocalypse aussi, quand il avait été derrière les murs de Lafayette et il était tant de fois allé dehors, qu’il avait forcément vu à quel point le monde était devenu pourri. Mais ça avait été différent. Y avait plein de trucs qu’il pouvait reprocher à Lafayette, à son conseil qui avait bien peu d’égard pour les autres survivants, quand bien même ils se disaient vouloir les protéger. Qu’importait les reproches qu’il avait en tête pour les conseils du camp, il ne pouvait pas nier l’évidence, là-bas il avait été en sécurité, protégé par les barrières du camp. Il avait eu sa sœur à ses côtés, ce lien essentiel à sa vie, comme si Evalia, elle avait toujours été une moitié de lui-même. Il l’avait toujours pensé, alors que, pendant tellement d’années, pendant toute sa vie même, Evalia avait été cette personne, unique au monde, pour qui il aurait défié vents et marée. Evalia et lui, ils avaient été inséparables et il lui avait tellement de fois promis que tout irait bien, qu’il ne la laisserait jamais tomber, il avait souvent serré sa main dans la sienne, pour lui faire comprendre qu’il était là, qu’il n’avait pas l’intention de la lâcher. Maintenant, il n’était plus là, il n’était plus à ses côtés et ça ne faisait que confirmer ce qu’il avait toujours pensé, Evalia était toute une partie de lui-même sans laquelle, il ne pouvait pas être lui-même. Il le ressentait, alors que l’absence de sa sœur lui brisait un peu plus le cœur, jour après jour. Il avait cru que ça irait mieux, quand il l’aurait revue. Mais c’était pire encore, alors qu’elle n’avait pas l’air au mieux de sa forme, qu’elle avait eu un bébé et qu’il n’avait même pas été là pour la soutenir, voir sa sœur dans cet état, ça n’avait fait qu’accroitre la douleur au fond de son cœur et être obligé de s’éloigner de nouveau, c’était insupportable.

Il avait l’impression d’être passé de l’adolescent rebelle qui n’en faisait qu’à sa tête, au pauvre type, trop désespéré pour même trouver une bonne raison de gueuler sur son oncle. Il en était arrivé à se dire que c’était peut-être mieux, que Kara n’ait pas été là ce jour-là. Qu’il n’ait pas eu à recroiser son regard, à se sentir rassurer de la retrouver à ses côtés, pour finalement mieux la quitter elle aussi. Ça aurait été pire encore, sans doute, pour lui, pour elle et pour Evalia aussi, peut-être, que ça aurait été mieux qu’il ne remette pas les pieds dans ce camp. La solitude qui avait suivi les quelques moments avec Evalia, avait été encore plus cruelle que celle qu’il avait subi pendant des jours et des jours avant de remettre les pieds dans le camp. Maintenant, il se retrouvait à juste pas savoir quoi faire. Il ne pourrait jamais rentrer à Lafayette, mais elles, elles pouvaient sortir et mine de rien, avec Hector, ils s’étaient bien débrouillés, pour sécuriser cet appartement, alors égoïstement, il se disait bien souvent qu’ils pourraient rester ici ensemble, c’était moins bien que Lafayette, mais c’était déjà ça. Puis rapidement, il revenait à la réalité, elles étaient plus en sécurité dans le camp, encore plus maintenant qu’apparemment, y avait des fous qui trainaient dans les rues de la ville. Il n’y faisait pas franchement attention lui, quittant souvent l’appartement, parce qu’ils avaient toujours besoin de vivres, de munitions, de n’importe quoi qui puisse être utile. Il agissait de façon machinale, en tuant les rôdeurs qu’il croisait, en évitant les autres survivants, à part ceux qu’il connaissait bien, mais en choisissant de rester seul le plus souvent possible. Il était entré dans un énième bâtiment, où il pensait faire quelques pièces avant de repartir. Il s’était figé pourtant en entendant du bruit, puis un cri. Il aurait juré être trop épuisé à présent pour être encore ce genre de type à risquer sa peau pour sauver les autres et pourtant, il s’était rapidement précipité. Il ne lui fallut pas plus d’une fraction de seconde, pour reconnaitre la fille qui avait hurlé. Kara. Qu’est-ce qu’elle foutait là ? Son arme en main, il n’avait qu’à peine réfléchi avant de tirer sur le premier type, probablement persuadé que c’était un rôdeur, quoi d’autre, après tout ? Il avait eu l’impression de réaliser trop tard ce qu’il était en train de faire, alors qu’il appuyait une deuxième fois sur la gâchette sur un deuxième type, qu’en fait c’était pas des rôdeurs, mais bien des humains. Alors, pour le troisième, il hésita assez longtemps pour se prendre un coup dans la tronche, lâchant son arme au sol, probablement que ce type n’était pas ravi qu’il soit sorti de nulle part pour descendre deux de ses potes. Au moins, il avait lâché Kara. Cette pensée qui lui traversa la tête, elle était suffisante pour lui remettre les pensées en tête. Pour qu’il puisse repousser le type, s’engageant dans un combat dans lequel il déversa toute la rage qu’il portait en lui ces derniers temps, tout ce qui n’allait pas dans sa vie, c’est ce type qui semblait destiné à en payer les conséquences. Fallait pas s’en prendre à Kara. Tout ce que Matthew avait pu lui dire quelques temps plus tôt, ça ne lui avait jamais semblé aussi vrai qu’aujourd’hui. Il avait fini par lui cogner le crâne contre le bord d’une marche. Une fois, deux fois, puis une troisième fois. S’il devait encore reprendre une des phrases de Matthew, il dirait qu’au moins comme ça, il ne reviendrait pas pour les bouffer. Il recula sans vraiment se redresser, les yeux rivés sur ce qu’il restait de ces types, les mains pleines de sang, à se demander ce qu’il venait de faire. Ils avaient attaqué Kara et si ça devait être eux ou Kara, il choisissait Kara sans hésiter et pourtant maintenant, il avait l’impression d’être envahit par une vague de remords. Kara était encore vivante. Une pensée qui suffit au moins à lui rappeler que fallait que ça reste comme ça, que Kara reste en vie. « Faut pas rester là. » Y avait eu du bruit, ce n’était plus qu’une question de secondes pour qu’ils se fassent attaquer par les rôdeurs du coin. Pourtant, il n’arrivait pas à bouger, il n’avait même pas posé son regard sur Kara, toujours occupé à fixer les corps qu’il venait de laisser derrière lui.
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MessageSujet: Re: ▴ le ctrl+v.   Sam 25 Mar - 14:05

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MessageSujet: Re: ▴ le ctrl+v.   Sam 25 Mar - 18:39

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MessageSujet: Re: ▴ le ctrl+v.   Dim 26 Mar - 1:35

Citation :
Il n’y avait pas de perspective plus idéale, que celle de pouvoir oublier ses peines, ses peurs, ses inquiétudes ou les imprévus, pendant quelques moments avec Isolde. Quand ils étaient ensemble, maintenant, enfin, tout était évident: ç’avait été un long chemin rocailleux, fait de hauts et de bas, de discussions compliquées, de tensions, de disputes, de claquages de porte. Les voisins d’Isolde avaient dû être bien contents qu’elle finisse par plier bagages, tout comme ils étaient aujourd’hui tous les deux heureux, d’pouvoir vivre comme s’ils oubliaient le monde. C’était facile à faire, dans ce jardin, alors que seule la nature semblait les entourer: c’était une opportunité qu’il n’aurait jamais imaginé voir la blonde saisir, Cesare, que celle de s’acheter une maison pour au moins avoir un coin tranquille, loin du tumulte de Radcliff. Tumulte, ouais, parce que Radcliff avait beau être une petite ville, il s’y passait autant d’choses que dans une grande métropole du crime, aurait-il juré: entre les hunters, les fidèles à Lancaster, les transmutants ici ou là, les histoires personnelles, Cesare, lui, il savait qu’il avait haï Radcliff plus fortement que n’importe quelle autre ville dans laquelle il s’était arrêté, un jour dans sa vie. Mais il aurait juré que la Saddler, elle, elle voudrait toujours être au coeur des événements, là et disponible quoiqu’il arrive: dans cette cambrousse, il pourrait croire qu’il suffirait d’un matin verglacé un peu trop monotone pour que se rendre au centre-ville soit toute une galère. Ils étaient en été, là - et Cesare, il savait qu’il braverait vents et marées pour venir jusqu’ici si elle le voulait ou si elle en avait besoin; aujourd’hui était une occasion particulière, mais il prenait ses aises dans ce bonheur, au point de jurer que même pour un rien, même pour un jour aussi insignifiant que le précédent, il viendrait, au milieu de la semaine, sans s’poser de question. Il savait c’que c’était, de devoir constamment surveiller ses arrières; et il savait pourquoi il le faisait, aussi - mais il avait aussi de plus en plus conscience qu’à mesure que son lien avec Clara se renforçait, que son histoire avec Isolde devenait de plus en plus confortable - partir, devenait de plus en plus difficile à chaque nouvelle journée. Pourtant, imaginer fêter son vingt-huitième anniversaire, l’an prochain, au côté d’Isolde était un souhait auquel il n’osait même pas penser: ils n’avaient même pas encore réussi à passer cette soirée-là tous les deux, sans qu’aucun problème ne leur tombe dessus - Cesare, il avait appris la précaution dans tous les sens du terme, comme à n’pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué.

Mais peut-être bien que si maintenant, Rafael DeMaggio devait venir frapper à la porte de chez la jeune femme, aucun des deux ne l’entendrait, et aucun des deux n’serait capable de retrouver le chemin jusqu’à la réalité pour en avoir quoique ce soit à foutre. Il n’savait même plus où il avait abandonné son téléphone, ou quelque autre de ses affaires. S’il n’avait su mieux, il aurait même pu dire qu’il n’se souvenait plus d’où il s’était garé - un fait relativement fréquent, quand Isolde avait vécu au centre-ville, dans son appartement, et qu’il avait dû faire preuve de bien des tactiques pour cacher sa présence à proximité. Il l’aimait comme ça, Cesare - Isolde abaissait toutes les défenses réflexes qu’il dressait quotidiennement autour de lui, les précautions de sécurité tout autant que ce qui l’avait rendu distant et sauvage vis à vis de n’importe qui. Elle l’avait apprivoisé de bien des façons, et il l’avait laissée faire presque sans se poser de questions. Pourtant, avant de la connaître, il aurait juré que les gens altruistes, aimants, déterminés à aider juste pour aider, n’existaient pas. La rencontrer lui avait donné de l’espoir au milieu des ténèbres, la trouver et la retrouver en ces occasions, était tout pareil. Il s’en fichait des cadeaux, des repas bien organisés, d’un potentiel gâteau sur lequel il soufflerait des bougies - probablement pour la troisième fois de sa vie, à tout casser. Y’avait eu plein de choses qu’il n’avait pas eu la force d’espérer, dans son passé ou juste l’année dernière, et qui se déroulaient incroyablement bien dans sa vie aujourd’hui. Eux deux par exemple. Et puis, que devait-il s’mettre à penser de Clara? Clara, il aurait juré qu’il la tuerait d’un toucher tant il était monstrueux et maléfique, et qu’elle n’avait été qu’un tout petit bébé fragile. Et pourtant, il avait passé de longues, longues minutes avec elle à la sentir doucement s’endormir, parce qu’elle lui faisait confiance, qu’elle se sentait assez en sécurité avec lui pour n’pas pleurer à pleins poumons, ou pour paisiblement fermer les yeux. Fondamentalement, alors, il avait déjà tout ce qu’il aurait pu désirer pour son anniversaire - il s’endormirait heureux, juste avec ça, Isolde lovée dans ses bras, ce sentiment grandiose et simple qui flottait dans l’air de cette maison, quand ils étaient tous les trois. Pourraient-ils vraiment avoir ça? Des questions qui brûlaient les lèvres et les esprits, et se ravivaient dès qu’ils se retrouvaient là. Cesare le savait, que c’était des songes qui habitaient Isolde autant que lui - les circonstances, parfois, continuaient de décider pour eux pourtant. Alors peut-être cachaient-ils des peines, à s’embrasser si désespérément, si passionnément - peut-être réparaient-ils leurs âmes des déceptions passées, et des inquiétudes sur l’avenir. Ils n’pourraient pas vivre comme ça demain, être heureux aussi intensément, aussi parfaitement, en un claquement de doigts; c’était trop évident, et ils n’avaient jamais été des naïfs. Mais ce soir, il avait tout son temps pour graver dans sa mémoire ces moments, les sourires d’Isolde, les lueurs dans ses yeux. Le grain de sa peau sous ses doigts, son odeur, son corps, la caresse de ses cheveux: il aurait pu jurer connaître tout ça déjà, mais il se découvrait insatiable plus qu’autre chose. Encore, et encore, il en voulait encore; goûter aux arômes des lippes d’Isolde - les arômes d’Isolde toute entière, douce et acidulée, mordante et apaisante. Dans un frisson, ses doigts s’enserrèrent autour des cuisses de la blonde, laissant un sillon rosé le long de sa peau - aussi brûlant que frais, sans doute. Aussi incandescent que l’intrusion des doigts d’Isolde sous son tee-shirt; soudainement, Cesare maudissait tout, tout, tout ce qui dépassaient Isolde et lui. La distance qui empêchait leurs corps de se fondre l’un dans l’autre, leurs vêtements, le mur contre lequel ils se trouvaient, et qui n’était pas assez; Cesare, c’était comme s’il voulait écorcher ses lèvres au creux du cou blanc de la Saddler, comme s’il voulait la coller à lui, juste en la serrant dans ses bras. Il n’pouvait pas - il suffoquait, gagné par le besoin de se débarrasser de tout. Alors tant pis pour l’amour à l’extérieur, tant pis pour tout et n’importe quoi - sans vraiment savoir comment, épris des baisers d’Isolde, Cesare tituba jusqu’au canapé, où ils tombèrent tous les deux, pressés l’un contre l’autre avec force, maintenant qu’ils le pouvaient, lancés comme deux âmes en peine. Au moins, il put se défaire de son tee-shirt, quelque part. Au moins, il put dégager un chemin de feu jusqu’au sous-vêtement d’Isolde, ses paumes détaillant la dentelle de celui-ci comme s’il voulait la faire s’évaporer sous ses doigts, sans d’autre effort. C’était compliqué, les vêtements; il aurait presque envie d’faire le voeu de vivre nu, si c’était avec elle.
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ADMIN ▴ KEYS TO THE KINGDOM.
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MessageSujet: Re: ▴ le ctrl+v.   Dim 26 Mar - 12:57

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MessageSujet: Re: ▴ le ctrl+v.   Dim 26 Mar - 16:59

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MessageSujet: Re: ▴ le ctrl+v.   Dim 26 Mar - 23:39

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MessageSujet: Re: ▴ le ctrl+v.   Mar 28 Mar - 14:46

Citation :
Tout en Max respirait l'assurance ; du ton de sa voix jusqu'au bras enroulé autour des épaules d'Emma, mais cette dernière était loin d'être dupe. Elle connaissait son ami sur le bout des doigts, et si c'était un avantage parfois, elle devait avouer qu'elle se sentait seule lorsque ses mots ne retranscrivaient pas avec exactitude ses sentiments les plus profonds. Pour ainsi dire, Emma comptait sur Max pour mener le bateau, lui meneur et elle suiveuse. Elle ne voulait pas faire d'erreurs, elle ne voulait pas être responsable d'un problème qui les dépasserait. Qui plus est, il s'agissait de la première fois qu'elle mettait un pied dehors depuis la mort brutale de son père, trois mois auparavant, et Emma était incapable de chasser l'étau qui semblait se refermer dans le creux de son ventre. Toutes les sensations qu'elle ressentait et sous lesquelles elle courbait l'échine emportaient sa raison dans leur sillage. La peur lui compressait les entrailles et, malgré elle, Emma se blottit davantage contre Max, incapable de paraître rassurée alors que la mort les attendait peut-être au tournant. Ils se mettaient en danger pour Patty – ils se mettaient en danger pour Patty, et cette dernière n'en savait rien. Ses yeux leur jouaient des tours malsains, dangereux. Petit à petit, le mirage qui avait dansé devant ses yeux quelques minutes plus tôt prit dans son esprit une vivacité infernale, une réalité qu'Emma n'était plus en mesure de dénigrer malgré ses doutes premiers. Elle était maintenant sûre et certaine de ce qu'elle avait vu, ses visions n'étaient plus à réfuter ; ses yeux fonctionnaient, et son esprit était sain, dénué de la moindre imperfection. Face aux demandes de Max, Emma haussa les épaules, dépitée « J'ai pas vu ses chaussures et ses vêtements, hm, je ne sais plus vraiment. » elle voyait le visage de Patty avec une précision étrange, mais il lui était impossible de poser des vêtement sur le corps de son amie. Que portait-elle ? Quelle était sa coiffure ? Emma posa ses main contre ses tempes, fermant les yeux, réfléchissant, essayant d'se souvenir de ce qu'elle pensait avoir vu. « J'sais pas » reprit-t-elle enfin en baissant les bras, les yeux se rouvrant sur son comparse. Elle se sentit mal, et l’étau se resserra sans surprise.

Avec vigueur toutefois, Emma acquiesça et suivit les propositions de son ami, comme un apôtre derrière le Messie. Elle lui emboîta l'pas et tous deux se dirigèrent vers les bâtiments mais à quelques mètres de là, la jeune fille arrêta son ami d'un mouvement brusque de la main. « J'ai pas d'arme. » confia-t-elle en lorgnant sur le glock de son ami. Elle n'était pas très bonne au tir, elle ne savait pas vraiment comment faire pour se battre à mains nues – et elle commençait à ressentir un très curieux pressentiment. « On est dehors, et j'ai pas d'arme... » elle se tint un peu à l'écart, et se mordit la lèvre inférieure. « Ca – ça te dérange de passer devant ? » Emma considéra l'immeuble et fronça le nez. Même si les indépendants s'y rejoignaient parfois, les rôdeurs n'étaient jamais loin et rien n'était sécurité – ils allaient et venaient. Et elle avait peur d'en rencontrer un. Elle avait peur pour Patty, pour Max. Et elle était en colère aussi, en colère d'être finalement la pauvre petite biche innocente qui ne parvient pas à aider ses amis.
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MessageSujet: Re: ▴ le ctrl+v.   Mar 28 Mar - 18:31

Citation :
Rien. Indéniablement, ça aurait été la meilleure chose à faire. Elle le savait bien Jessie. C’était pour ça que ça avait été la première réponse qui avait franchi ses lèvres quand elle avait voulu répondre à la question d’Emma. Elles ne pouvaient rien faire de toute façon, sans s’attirer des ennuis et ça aurait été débile de s’en attirer, alors que ça pouvait leur coûter cher. Mais Jessie, elle n’avait jamais été du genre à rester bien sagement dans son coin. Même ici à Lafayette, elle avait déjà commis des ‘crimes’ pour lesquels elle mériterait d’être dehors, selon les règles du camp. Elle avait sorti Hector de prison, elle l’avait aidé à voler. Elle fouinait parfois dans des affaires qui ne la concernaient pas, alors qu’elle essayait de savoir ce qui était arriva à son père. Elle n’arrivait pas à rester les bras croisés devant des trucs qui lui semblaient être complètement injustes. Ce n’était pas dans sa nature. Elle avait toujours été comme ça, Jessie, même avant l’apocalypse et c’était un truc qui ne la quittait pas. Elle était enceinte pourtant et cette simple pensée aurait dû la pousser à être plus prudente. Elle savait très bien que dans un monde pareil, faire une fausse-couche, c’était d’autant plus facile qu’avant alors, le plus sage, ça aurait été de rester à l’intérieur de cette maison et de ne rien faire, mais évidemment, cette option-là, elle ne lui convenait pas à Jessie, alors elle était vite sortie, se mêlant de choses qui, de toute évidence, ne la regardait pas.

Par terre, alors qu’on l’avait poussée elle reconnut bien vite la voix d’Emma. Elle, elle aurait dû rester à l’intérieur. Est-ce qu’elle n’aurait pas pu le prendre uniquement pour elle le ‘rien’ que son aînée avait prononcé ? Elle n’aurait pas dû la rejoindre, voilà qu’elle s’était pris un coup de poing dans la tronche. « Emma ! » Qu’elle ne put s’empêcher de crier, face à ce qui venait de se passer. Merde, si elle était restée à l’intérieur, ils ne s’en seraient pas pris à Emma. Qu’on s’en prenne à elle, ce n’était pas grave, qu’on s’attaque à sa famille, c’était évidemment une autre histoire. Les deux types, ils se barrèrent bien vite, n’assumant de toute évidence pas leurs actes. C’était bien beau de semer la panique dans les rues d’un camp qui n’avait de toute évidence pas besoin de ça, pour finalement se barrer après. Elle soupira Jessie, avant de poser son regard sur Emma. « Non Emma, t’inquiète pas. » Elle n’en savait rien Jessie dans le fond, la milice, ils avaient leur propre façon de faire les choses, mais après, est-ce qu’on pouvait vraiment dire qu’ils étaient bêtes comme leurs pieds ? Jessie, elle se plaisait à croire que non, ils avaient un cerveau, ils savaient s’en servir. « Ils verront bien que deux filles comme nous, n’auraient jamais pu mettre un type comme lui dans cet état. » Elle défendait facilement l’égalité des sexes, Jessie, mais elle connaissait assez bien la physiologie humaine pour savoir qu’y avait quand même une vaste différence entre la force d’une fille et celle d’un homme et Emma et elle, elles n’étaient pas très grande, plutôt frêles et ce gars il était grand et baraqué, d’un point de vue physique, il les aurait maitrisées si elle s’était attaquées à lui. Encore par terre, elle avança à quatre patte jusqu’au corps du type, le mettant sur le dos avant de prendre son pouls, au moins, il était encore en vie. Au pire alors, il pourrait témoigner, ça irait. « Il est en vie. » Mais le était faible et la respiration pas très nette. « On est juste les deux filles qui essaient de l’aider. » Y avait pas de raison que ça se passe mal alors nan ? « Approche ! » Qu’elle ordonna à sa cousine, elle n’avait pas besoin d’elle techniquement, mais ce serait probablement plus évident, qu’elles essayaient de l’aider si Emma était à côté. Elle s’appliqua à faire un massage cardiaque, le bouche à bouche, lançant un rapide coup d’œil à sa cousine alors que la milice venait de débarquer, elle comptait sur elle pour expliquer la situation, pendant qu’elle, elle s’assurer que ce type puisse se réveiller et dire au conseil qu’elles n’avaient rien fait qui mérite qu’on les punisse.
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MessageSujet: Re: ▴ le ctrl+v.   Mar 28 Mar - 21:50

Citation :
Père,

Vous nommer ainsi m'écorche la bouche et je vous assure que mes doigts brûlent encore sous ma plume. Je ne puis toutefois vous désigner qu'ainsi, ne sachant pour ainsi dire rien de vous. Or, vous n'avez rien d'un père et je ne vous l'apprends pas. Je n'ai que treize printemps et ne connais point encore l'étendue des travers des hommes, toutefois il m'est apparu qu'une bonne part de ces derniers souffraient systématiquement d'amnésie dès que leur responsabilité était engagée. Laissez-moi donc vous rafraîchir la mémoire.

L'histoire, votre histoire, que je m'apprête à vous rapporter m'a été confiée avant-hier par ma mère, Enora Alienor Hellegrund, péripatéticienne de son état, que vous connûtes il y a de cela fort longtemps. Elle s'était pourtant jurée de ne jamais la dévoiler à quiconque et je doute que vous soyez étranger à cette décision. Il fallut toutefois qu'elle renonce à sa promesse devant l'insistance dont je faisais preuve depuis fort longtemps déjà. Il y a en effet plusieurs années que la honte s'est abattue sur notre foyer et que les "catin" et autres "bâtards" ont commencé à fuser à travers notre porte. Depuis nos plus jeunes jours, ma fratrie fut privée de l'amitié, de l'attention et de l'insouciance qui caractérisent le coeur des enfants. Notre famille, rejetée par la communauté, fut contrainte de vivre recluse et de ne faire commerce qu'avec les plus vils personnages de la cité. L'insoutenable solitude dont j'étais victime ne pouvant être adoucie que par l'ébauche d'une personne à haïr, ma mère finit par me révéler les détails de ma conception.

Celle-ci était alors une jeune fille de joie dont les mérites étaient vantés dans tout le royaume et ce, je suppose, même jusqu'au très fermé cercle des chevaliers de Camelot. Vous veniez à peine de vous faire sacrer lorsque vous franchîtes pour la première fois la porte de la demeure de ma mère. Vos entrevues devinrent une habitude hebdomadaire. Vous preniez garde à toujours taire votre nom en sa présence. Sachant que cette dernière ne s'aventurait jamais à proximité de la cour et du château, vous croyiez votre honneur sauf. C'était sans compter les affres du destin et de la fécondité. Ses menstrues tardant, ma mère alla consulter un sorcier. Il va sans dire que la magie n'était point encore prohibée dans nos contrées à cette époque. Ce dernier confirma une grossesse et fit apparaître dans l'eau tremblante de sa vasque en pierre le visage du père, votre visage. Horrifiée, ma mère parvint à vous attirer chez ce devin et vous fûtes bien contraint de voir la réalité en face. La mémoire vous revient-elle?

Ma mère demeure extrêmement évasive à propos de la suite des événements. Menaces? Pension? Chantage? J'ignore les détails de l'arrangement qui a probablement succédé cette fracassante révélation. Quoi qu'il en soit, vous sabotâtes ma vie à l'instant où vous en disparûtes et désormais, je sais vers quelle ombre diriger ma haine. J'erre à présent des heures durant autour de l'arène, scrutant d'un oeil observateur l'entraînement des chevaliers. Peut-être ai-je déjà croisé votre regard? Peut-être avez vous déjà, sans le savoir, posé le votre sur moi sans y reconnaître la chair de votre chair? Vous poursuivez votre existence pétrie d'honneurs et de reconnaissance tandis que je me dissimule derrière le masque de la honte et de l'humiliation. Vous êtes la cause à la fois de ma naissance et de mon agonie car, si je ne meurs pas, les affronts dont je suis la cible me font m'éteindre chaque jour davantage.

Par votre sang noble vous me fites, par votre volonté bâtarde et roturière vous me proclamâtes. Je vous jure que je n'aurais de cesse de me battre pour atteindre le rang qui m'est dû et enfin jouir du respect et des égards dont tout être humain devrait pouvoir se targuer.
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MessageSujet: Re: ▴ le ctrl+v.   Mer 29 Mar - 1:06

Citation :
36989
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MessageSujet: Re: ▴ le ctrl+v.   Mer 29 Mar - 22:44

"Madame, monsieur,

Je vous envoie ce message aujourd'hui car depuis quelques temps je me retrouve confrontée à des formalités administratives qui nécessitent que j'obtienne certains renseignements de votre part. En effet, j'ai été contrainte cette année d'arrêter brutalement mes études suite à d'importants problèmes personnels. Même si j'espère qu'il ne s'agit là que d'une pause et que je pourrais les reprendre plus-tard, je me retrouve aujourd'hui sur le marché du travail pour diverses raisons. La semaine dernière je me suis renseignée sur les différentes aides financières qu'il me serait possible de percevoir pour m'aider dans les démarches et je suis tombée sur l'ARPE (aide à la recherche du premier emploi). Sauf que dans les critères d'obtention de l'aide il est bien mentionné qu'elle se calcule en fonction de la bourse versée pendant la dernière année d'étude. J'étais boursière en L1 (année que j'ai donc complété), mais pas en L2 (année que j'ai à peine commencé). J'aurais donc voulu savoir si ma L1 compte comme dernière année d'étude complète et valable ou s'il s'agit quand-même de la L2 quoiqu'il arrive.

Sincères salutations."

(ouais c'était un mail au CROUS, on adore)
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MessageSujet: Re: ▴ le ctrl+v.   Jeu 30 Mar - 10:58

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MessageSujet: Re: ▴ le ctrl+v.   Jeu 30 Mar - 12:00

"Je reste à votre entière disposition pour un entretien afin de discuter des termes et exigences de la mission. En vous remerciant par avance pour l’attention particulière que vous porterez à ma candidature et dans l’attente de vous lire,
Veuillez croire, Madame, Monsieur, à l’expression de mes salutations distinguées."

(toujours de l'administratif...achevez-moi...)
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MessageSujet: Re: ▴ le ctrl+v.   Jeu 30 Mar - 21:59

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▴ sac : tu possèdes deux armes et quelques munitions, une boîte de médicaments pour t'aider à ne pas céder ou le contraire, tu as tes lunettes que tu ne mets plus, une bouteille d'eau et un peu de rations pour ton grignotage.
MessageSujet: Re: ▴ le ctrl+v.   Jeu 30 Mar - 22:08

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MessageSujet: Re: ▴ le ctrl+v.   Jeu 30 Mar - 23:48

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MessageSujet: Re: ▴ le ctrl+v.   Ven 31 Mar - 1:01

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▴ sac : tu possèdes deux armes et quelques munitions, une boîte de médicaments pour t'aider à ne pas céder ou le contraire, tu as tes lunettes que tu ne mets plus, une bouteille d'eau et un peu de rations pour ton grignotage.
MessageSujet: Re: ▴ le ctrl+v.   Ven 31 Mar - 1:57

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