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 When it's time to live and let die [Ash]

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MessageSujet: When it's time to live and let die [Ash]   Dim 2 Avr - 22:01

Ash
&
Rue
When it's time to live and let die


Hurlements insoutenables. Cris de terreur ou de douleur ? Les deux probablement. Mais ils pouvaient hurler autant qu'ils le voulaient, cela ne sera pas suffisant pour attirer la pitié des Horsemen. Ils étaient venus dans l'intention d'exterminer ce camp, et ils ne partiraient pas tant qu'il resterait une once de vie. Ces pauvres gens ne pouvaient rien faire de toute façon. Ils étaient encerclés, et pris par surprise. Personne ne les avait prévenu que les Horsemen traînaient dans la région ? Il était trop tard pour eux en tout cas. Ils avaient été pris pour cible et n'y échapperaient pas. Leur campement paisible était devenu un champ de bataille, et ne serait bientôt qu'un cimetière parmi d'autres. À l'instant, Marcus avait tué deux hommes avec une hache aussi colossale que lui. Il l'emmenait partout où il allait. Il faisait même peur à certains Horsemen. Et je savais que Marcus ne me portait pas dans son cœur. Mais il me respectait, c'était déjà ça. En tout cas, les résidents du camp tombaient les uns après les autres. Quittant cet enfer sur Terre pour aller je ne sais où. Moi-même je participai à ce massacre en poignardant une femme. Elle n'eut pas le temps de tenter quoi que ce soit pour se défendre. Si mes parents me voyaient, ils me prendraient pour un véritable monstre. C'était peut-être mieux s'ils n'étaient plus de ce monde. Plus là pour voir à quel point je m'enfonçais dans les crimes et la violence, et à quel point j'étais incapable de m'y soustraire.

   
Il ne restait plus personne. Enfin si, un gars moitié mort à mes pieds. L'un des Horsemen venait de le passer à tabac. Je n'aurais pas aimé être à sa place. Il était désormais dans un sale état, sûrement inconscient. Et au vu des regards qu'il pesait sur moi, tout le monde attendait que je l'achève. Mieux valait que je tire avant qu'il ne se réveille. De toute façon, à moins d'être pris en charge et soigné, il n'avait aucune chance de survivre à ses blessures. Alors, je visais sa tête. Ce serait rapide, il n'aurait pas le temps de se rendre compte de quoi que ce soit. Et après, tout serait enfin terminé. J'allais tiré, mais une seconde avant que mon doigt n'appuie sur la gâchette, il ouvrit brusquement les yeux. Éclair de conscience qui semblait le ramener à la vie, le laissant réaliser ce qu'il se passait autour de lui. P'tain pourquoi il avait fallu qu'il ouvre les yeux à ce moment-là ? Cela m'avait frappé aussitôt. Ces yeux... c'étaient les mêmes que ceux de l'ado à peine majeur que j'avais buté. Tout ça pour rentrer dans ce satané gang.  Ça faisait six ans, pourtant je me rappelais trait pour trait de son visage. Ce visage qui me hantait encore. Ce jour-là j'étais pas préparée à devenir une meurtrière, et je crois que je l'ai jamais vraiment été. Bon ressaisis-toi Rue. C'est pas la même personne, ce type c'est juste un pauvre inconnu. Je lui dois rien, ni à lui ni à qui que ce soit d'ailleurs. De toute façon, sa troupe avait été décimée, donc mieux valait qu'il les rejoigne aussi. Fallait que je l'achève. Mon clan n'attendait que ça.

   
Finalement, des mots sortirent sans que je ne puisse les tenir. «  On devrait le garder en vie. On a besoin de nouveaux membres. Si on le soignait, il pourrait être une bonne recrue. » Et merde j'avais craqué. J'étais en train d'essayer de lui sauver la vie. Je venais de me dégonfler. Une vraie faible. Mais ses putain de yeux me bloquaient, c'était comme si je devais buter ce gosse une seconde fois. J'en étais incapable. Évidemment l'incompréhension et la colère de Marcus se firent immédiatement entendre.  «  Tu déconnes là ? Tu crois vraiment qu'on va gaspiller des médocs pour ce mec ? Et tu as vu l'état dans lequel il est ? Il a rien dans les tripes, même ma sœur a plus de couilles que lui ! » Rire chez les Horsemen. Marcus me toisait avec son regard moqueur et supérieur. Mais j'avais pas l'intention de céder. Croyez moi j'allais lui faire ravaler sa fierté, à ce gros tas. «  Tout le monde sait qu'on a besoin de sang neuf. La semaine dernière on a perdu Andrew et Kyle. Et aujourd'hui, Chuck a été gravement blessé à la jambe. Il va mettre des semaines à s'en remettre. Si on crève les uns après les autres et que personne nous rejoint, dans un mois ou deux les Horsemen auront disparu. On a besoin de rester de nombreux pour jamais paraître affaibli. Tu sais que j'ai raison, donc pour une fois : ferme la Marcus. »  Ce fut assez convaincant pour que tous acceptent qu'on soigne le pauvre type par terre. Uniquement dans le but qu'il devienne l'un des nôtres. Il n'aurait de toute façon pas le choix. Marcus lui frappa le crâne pour qu'il sombre dans l'inconscience et on l'emmena dans notre propre camp. Il fut déposé dans un vieux bâtiment qui servait plus ou moins d'infirmerie et un Horseman s'occupa de lui. Une fois que notre médecin fit son job, je fus charger de surveiller le nouveau venu. J'étais donc assise sur une chaise rustique, m'ennuyant comme un rat mort en attendant qu'il daigne se réveiller. Après tout j'avais demandé à ce qu'on le garde en vie, donc maintenant ce type c'était mon problème. Qu'est-ce qui m'avait pris de pas lui foutre une balle dans le crâne ?
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MessageSujet: Re: When it's time to live and let die [Ash]   Lun 3 Avr - 12:07

 When it's time to live and let die
Rue ft. Ash


Tu pensais être en sécurité dans ce camps. Vous aviez tout prévu, vous aviez tout construit de vos propres mains. Vous y vivez le plus simplement possible, à l'image de votre vie avant ce nouveau monde. Tu pensais que ça suffirait, tu pensais vraiment que les rôdeurs étaient la pire des menace pour le moment. Mais tu aurais du t'en douter, ton père te l'a assez répété : c'est à cause des hommes que tout dérape toujours. Et encore une fois, c'est en entendant le premier hurlement que tu as compris ton erreur. Par reflex, tu as passé ta main sur la partie gauche du lit, dans l'espoir d'y trouver Demetrius. Mais non, lui aussi avait disparu. Il est partit chercher des provisions et il n'est jamais revenu. Tu lu avais pourtant dis de ne pas sortir, que c'était dangereux. Mais il avait insisté. Et aujourd'hui encore tu culpabilise de ne pas avoir été plus ferme avec lui. Tu sais l'être avec les autres membres de ta communauté. Tu sautes du lit et attrape ton arc posé au coin de la pièce. Il ne faut pas beaucoup plus de temps à Sasha pour entrer dans ta chambre, paniquée. Elle n'a que 21 ans, et tu es la seule chose qui lui reste. Un rapide coup d’œil vers la fenêtre pour voir un homme poignarder Julia. Tu serres les poings en voyant le nombre d'ennemis. Vous êtes cernés, inférieurs en nombre et bien moins équipés.  La priorité est de cacher Sasha, l'a sortir d'ici. Tu peux déjà entendre la porte d'entrée être défoncée. Ils arrivent pour toi Ash, ils arrivent pour vous.

"Papa vient avec moi!" Tu poses ton index sur tes lèvres pour dire à ta fille de se taire. Ils ne doivent pas l'entendre. "Monte sur les toits, t'es excellente en escalade. Ils ne viendront pas, ils ne savent même pas que tu es là" Elle refuse, hoche négativement la tête."Non papa! Ils sont trop, vient avec moi!" Elle s'accroche à toi, ça te déchire le cœur de la repousser "Je te retrouverais. Va à Lafayette. LAFAYETTE." Tu ouvres la fenêtres et l'oblige à grimper. Tu lui lances un rapide sourire et lui répètes que tu l'aimes avant de refermer la vitre. T'as pas le temps de la suivre, les pas se font entendre dans le couloir. Si vous sortez tout les deux, ils pourraient vous voir, et ça l'a mettrait en danger. Alors tu prépares ton arc et vise en direction de la porte. Quand celle-ci s'ouvre à la volée, l'homme en face de toi se prend une flèche en plein visage. Si tu as l’avantage de la surprise, ça en fait pas le poids contre les 4 personnes qui entrent dans la chambre et commencent à frapper. Tu sens ta mâchoire craquer sous les coups et le goût acre du sang s'empare de toi. Puis plus rien.Tu entends des voix lointaines, comme un bourdonnement impossible à contrôler. Ton corps n'est que douleur mais tu réussis à ouvrir rapidement les yeux. La seule chose que tu vois c'est le canon d'un flingue pointé sur toi. Tu vas y passer Ash, t'as aucun moyen de t'en sortir mon vieux. Mais le coup de feu ne se fait pas entendre, t'es toujours là, même si un coup sur la tête te fait perdre connaissance.

C'est un râle rauque qui passe la barrière de tes lèvres. T'es à moitié réveillé, sans savoir ce qu'il se passe. T'es pas chez toi, tu peux sentir l'odeur du renfermé. Ton corps te fait mal, rien que respirer te fait grimacer. Tu dois avoir des côtes cassées, et ça c'est le moins grave. "Sasha...?" C'est le premier prénom qui te viens en tête évidemment. Tu ne te rends même pas compte que tu es en territoire ennemis, encore trop perdu pour te rendre compte du danger. Tu tournes la tête pour apercevoir une jeune femme. Tu fronces les sourcils, tentant de mettre un prénom sur ce visage étrangement familier. Tu ne peux pas te souvenir que c'est elle qui tenait l'arme pointée sur toi. Tout est flou dans ta tête. Et puis il y a un œil que tu peine à ouvrir, trop enflés à cause d'un mauvais coup. Tu te décides enfin à parler "Où je suis...? Qui vous êtes ?" Vous, tu insinues qu'elle n'est pas seule. Elle doit être avec eux. EUX. Tu ne sais même pas qui ils sont, ce qu'ils veulent. T'as pas beaucoup d'experience avec le monde exterieur. C'est la première fois depuis des années que tu parles à quelqu'un exterieur de ta secte.


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MessageSujet: Re: When it's time to live and let die [Ash]   Dim 16 Avr - 23:11

Ash
&
Rue
When it's time to live and let die


Qu'est-ce que le temps semblait long lorsqu'on se retrouvait assise sur une chaise, coincée là à attendre, avec pour seule compagnie une mouche qui me tournait autour. Je détestais devoir rester en place. Le silence, l'immobilisme, l'inaction. Que des choses aussi ennuyantes qu'effrayantes. Dire que j'aurais pu être en train de manger ou boire un coup avec les autres, ou prendre un peu de repos, plutôt que de surveiller un pauvre homme inconscient. Au moins, il ne ronflait pas. Le visage entre les mains, l'air blasé, j'entendais les rires gras et les voix rauques de mes comparses. Qu'est-ce qui m'empêchait de prendre enfin mon courage à deux mains, de buter ce mec, et de rejoindre les autres ? Rien. Mais j'étais pas plus capable de le faire maintenant que trois heures auparavant, quand je me suis retrouvée face à cet homme presque-mort et incapable de se défendre. J'espère que je l'avais pas sauvé pour rien. Après tout, ce que j'avais dit n'était pas faux. Il avait l'air en forme, sportif et d'après ce que j'avais cru remarquer, il était le leader du camp qu'on avait anéanti.

Il ferait sûrement une bonne recrue. À moins qu'il fasse l'imbécile, se rebelle et se fasse tuer par l'un des Horsemen. Ce serait à lui de voir. Ce n'était pas mon problème. J'avais déjà beaucoup trop fait pour lui. Je l'avais épargné, j'avais convaincu les autres de le ramener au camp et de le soigne, et je m'étais disputer avec Marcus. À tous les coups, il allait m'en vouloir pendant des semaines. Il risquait de m'en faire baver d'ailleurs. Il avait horreur qu'on lui tienne tête. Ce que je faisais constamment. Mais malgré ses provocations, ses remarques abaissantes, il n'avait jamais tenté de s'en prendre vraiment à moi. Je crois qu'il m'aimait bien. Ce qui ne serait probablement pas le cas de ce type quand il se réveillerait et qu'il réaliserait que mon clan et moi avions littéralement massacré tous ses proches. Il était seul désormais. Coincé parmi un groupe de soit disant sauvages. C'est vrai qu'on avait ni foi ni loi. Mais on avait attaqué ce camp parce qu'il était sur notre territoire et parce qu'on avait besoin de ressources. Alors, on s'était emparé de tout : nourriture, médicaments, vêtements, récipients et même les matelas. La vie devenait sans cesse de plus en plus rude. Combien de temps pourrait-on encore survivre à cette apocalypse ? Nos jours étaient comptés sans aucun doute, c'est pour ça que j'en profitais tant qu'il était encore temps.  

Peut-être qu'il allait dormir encore plusieurs heures. Dans quelle galère je m'étais fourrée une fois de plus... J'hésitais presque à vider ma gourde sur lui pour qu'enfin il ouvre les yeux. C'était un supplice pour moi de rester là sans bouger, sans parler. Gamine, je souffrais d'hyperactivité et je crois qu'au fond, le problème ne s'était jamais vraiment réglé. On avait tous nos vieux démons qui nous poursuivaient. Mais mon impatience fut enfin satisfaite, car son corps commença à remuer légèrement. Allongé face à moi, je le voyais revenir à lui-même. Enfin, au vu de son regard perdu, il était encore dans le coaltar. Pas étonnant vu les coups qu'il avait reçu. Mais notre soigneur avait bien fait son boulot puisque l'homme avait survécu à ses blessures. Je savais pas si c'était une chance pour lui, ou le début de son cauchemar. D'ailleurs, il murmura un nom. Sasha, c'était un nom féminin non ? Peut-être sa femme, ou sa fille. Inutile que je lui demande de qui il parlait. Cela n'avait aucune importance pour moi, et puis il refuserait sûrement de me dire quoi que ce soit à ce propos. Cette fille était probablement plus de ce monde de toute façon. « Tu es le seul qu'on a ramené ici. » Au moins, les choses étaient claires. Il était le seul survivant. Tous les autres avaient péri. Je ne comptais pas prétendre le contraire, ni m'excuser ou quoi que ce soit d'autre. Il était au mauvais endroit, au mauvais moment, et maintenant il allait en payer le prix. « Qui on est ? Tu es en train de me dire que tu as jamais entendu parlé des Horsemen ? Ça explique pourquoi vous étiez sur notre territoire depuis si longtemps et sans rien pour vous protéger. C'est même étonnant que vous ayez survécu si longtemps. » Je croyais que tout le monde connaissait les Horsemen. La terreur se répandait plus rapidement qu'une traînée de poudre. Ce mec vivait dans quel monde exactement ? Ce manque de prudence avait coûté la vie de l'intégralité de son camp. Et malheureusement pour lui, il allait bien vite découvrir qui on était...
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MessageSujet: Re: When it's time to live and let die [Ash]   Mar 18 Avr - 13:27

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Il te semble impossible de te remettre les idées en place et ce mal de tête ne t'aide absolument pas. Tes paupières s'ouvrent et se ferment alors que tu tentes de te familiariser avec ton environnement. Les murs gris en béton ne te disent rien qui vaillent. La seule source de lumière vient d'une fenêtre en hauteur et la luminosité extérieur t'indique que la journée est sur le point de se terminer. Depuis combien de temps es-tu inconscient ? Beaucoup de questions se bousculent dans ta tête et pourtant la seule qui passe la barrière de tes lèvres, c'est le nom de ta fille. Tu souris en coin quand la femme t'affirme que tu es le seul a avoir été ramené. Enfin, un sourire qui correspondrait plutôt à une grimace avec ton visage si tuméfié. Alors Sasha a réussit à partir, tu en peux pas imaginer le contraire. Si les Horsemen ne l'ont pas attrapé, c'est qu'elle a atteint les toits comme tu le lui a indiqué. Elle est intelligente et débrouillarde. Après avoir tant vécu en pleine nature, tu sais que ses chances de survies sont plus élevées que ceux ayant été habitués au confort et à la technologie. Sasha saura se repérer aux étoiles, elle sait ce qui est comestible ou non. Oui, tu as espoir.

Tu tournes finalement ta tête vers la jeune femme quand elle commence à parler. Non, jamais entendu. Elle a presque l'air offusqué. Il faut dire que ce qui se passe à l’extérieur de ta communauté n'a jamais été une priorité avant ce nouveau monde, l'apocalypse comme certain l’appelle. Pour toi, c'est simplement la nature qui reprend ses droits. Une façon de montrer à l'homme qu'il n'est pas indestructible et qu'à force de s'approprier la terre...celle-ci se rebelle. C'est un point de vue qui en ferait sourire plus d'un, mais tu as été élevé ainsi.

Étonnant est le terme approprié. Si vous avez survécu aussi longtemps, c'est grâce à Demetrius. Sa connaissance du monde extérieur- et de la médecine - t'a aidé à garder le clan en sécurité. Mais depuis ce fameux run d'où il n'est jamais revenu, tout a glissé entre tes doigts. Le deuil a plongé le camps dans la misère. Et alors que tu commençais à peine à relever la tête...voilà que les Horsemen se ramènent. C'est presque ironique, bien que la situation soit loin de te faire rire. "Désolé de faire baisser votre égo...Mais non. Aucun de nous n'a entendu parler des Horsemen" Tu hausses les épaules en fixant le plafond "Vous avez réglé ce problème cependant. Ils ont été particulièrement familiers avec vos lames, vos poings et vos balles". Tes mains attachées à la structure du lit t'empêchent de te prendre la tête entre les mains quand le mal de crâne s'accentue. Tu te contentes donc de fermer les yeux en laissant le silence s'installer. Ils ont le pouvoir de toute manière, alors autant les laisser jouer leur petit jeu. Tu peux entendre les rires gras des autres à quelques mètres de là. "En quel honneur ais-je été ramené ici plutôt que tué ?" C'est une question légitime. "Je préfères savoir ce qui m'attends. Au moins on est tous sur la même longueur d'onde et on sait à quoi s'en tenir". Ton comportement peut paraître quelque peu "je m'en foutiste" ou alors cynique, mais tu as l'habitude d'être ainsi. Tu parles peu en général. Et quand une situation te semble hors de contrôle comme celle-ci, tu laisses simplement la vie prendre le chemin qu'elle a décidé pour toi. Si tu dois mourir entre ces quatre murs, tu sais au moins que Sasha n'est pas entre leur mains. Et s'ils ont décidé de te garder en vie pour une raison qui leur est probablement personnels, et bien tu trouveras un moyen de t'échapper. L'observation est ton point fort après tout, prendre une décision à la vas vite n'est jamais un bon moyen de s'en sortir.


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MessageSujet: Re: When it's time to live and let die [Ash]   Sam 22 Avr - 23:21

Ash
&
Rue
When it's time to live and let die


Comment je réagirais si j'étais à sa place ? Si on avait massacré toute ma communauté et qu'on n'aurait gardé que moi pour m’utiliser ? J'en savais rien. De toute façon, j'étais pas le genre de cheval sur lequel on pariait. Avec moi, on savait tout de suite qu'il y avait un plan foireux, un truc bancal. J'étais jamais la plus forte, jamais la plus intelligente, et ni la plus belle. J'étais juste moi. À vrai dire, ça me convenait plutôt bien. Qu'importe ce qu'en pensaient les autres. Je savais survivre, je savais relativiser face aux coups durs, je savais être entourée. C'était suffisant. Malgré l'apocalypse, j'étais là et j'étais loin d'être la plus malheureuse. Je ne pouvais pas me plaindre de ma situation. J'étais libre alors que ce type était notre prisonnier et qu'il risquait de l'être pendant un moment. Les chaînes qui serraient solidement ses poignets lui seraient bientôt retirées mais on s'assurerait de lui faire passer l'envie de s'enfuir. Cette Sacha, si par miracle elle nous avait échappée, pourrait être traquée par les Horsemen si cet homme nous faisait un mauvais coup ou tentait de se tirer de là. Personnellement, je n'avais rien contre lui ni contre cette éventuelle Sacha - ça se trouve déjà morte - mais on avait gaspillé des médocs, des ressources pour lui et vu leur rareté, les Horsemen n'accepterait pas de le laisser nous filer entre les doigts.  

Au moins il semblait être parfaitement maître de lui-même. Blessé, attaché, son visage était pourtant de marbre. Imperturbable. Tant mieux, il allait m'éviter des pleurs insupportables ou des cris de haine inutiles. Il devait savoir que cela ne servirait à rien. Mais un tel calme n'en restait pas moins impressionnant. Comme si la situation n'avait rien de dramatique. Comme s'il pensait encore avoir de la maîtrise sur son sort. Ce n'était pas si faux, après tout il aurait le "choix" entre tenir tête aux Horsemen et mourir ou alors hisser le drapeau blanc en acceptant de nous rejoindre et nous jurer loyauté. Au risque de subir de terribles conséquences si un jour il nous trahissait. De mon côté, j'étais arrivée là un peu par hasard et j'étais devenue une des leurs de ma propre volonté. Aucune menace ne pesait sur ma tête à ce moment-là, ni aujourd'hui. Vivre au sein d'un véritable groupe m'était essentiel. Et ils étaient loin d'être les monstres dont ils avaient l'air. Quand ils vous faisaient confiance, vous appréciaient, ils vous traitaient comme leur famille. Un sentiment rare et inestimable pour moi qui n'avait plus personne. Les Horsemen étaient tout ce que j'avais.  

Est-ce que ce serait aussi le cas de cet homme ? Est-ce qu'il finirait par s'adapter à cette vie, s'intégrer ? Voire s'y plaire ? Cela semblait vraiment utopiste. Mais dans ce monde de tarés, tout était possible. Et puis, j'étais encore loin de me douter des galères qu'allait me faire vivre ce quasi-inconnu. Je ne savais pas encore que j'allais devoir le protéger. Pour l'instant, je le découvrais avec curiosité même si je dégageais toujours cette impression de nonchalance. En tout cas, lui et son camp n'avaient bel et bien jamais entendu parler des Horsemen. Rien de surprenant, sinon les choses auraient été probablement différentes. Désormais tous les campements d'indépendants s'étaient préparés à notre possible venue. Mais les attaquer eux, cela avait été aussi facile que pour un chasseur de tuer un animal blessé. Triste pour eux. « C'est le genre de choses qui arrivent quand on n'est pas assez prudent dans un monde comme celui-ci. » Je haussai les épaules. Il ne pourrait de toute façon pas retourner en arrière. L'homme ferme finalement les yeux. Il ne se rendormait pas heureusement. Pendant plusieurs secondes silencieuses, je me levai finalement de ma chaise. Je n'en pouvais plus d'être assise. « J'ai convaincu mon clan de pas te réserver le même sort qu'aux autres. Je pense que tu seras une bonne recrue. Et si tu veux savoir dans quelle situation tu te trouves : soit tu rejoins les Horsemen, soit tu meurs. » Ouais ça paraissait peu charmant dit comme ça. Même un peu cliché. Mais je suis pas sûre que ça le faisait beaucoup rire. « Ça nous a coûté beaucoup de te sauver de tes blessures, va falloir rembourser tout ça. Alors, prêt à signer ce pacte avec le diable ou tu préfères te faire massacrer toi-aussi ? » Allait-il jouer au martyre ou décider de sauver sa peau à n'importe quel prix ? Tout reposait sur lui. Je n'allais pas le convaincre de quoi que ce soit. Mais au fond, s'il préférait crever là, ce serait la merde pour moi. Tout le monde me reprocherait d'avoir gaspillé des ressources pour lui. À la base, je devrais même pas lui laisser le choix. Je devrais lui dire que s'il refusait de nous rejoindre, il serait torturé, que sa mort serait lente, douloureuse, abominable. Bref, vous voyez le genre. Tout cela dans le but de lui faire suffisamment peur pour qu'il préfère nous rejoindre que de subir ça. Mais je venais de lui laisser les cartes en mains. Pourvu que je ne le regrette pas. C'était la deuxième fois que je me montrais trop faible aujourd'hui. « Si tu nous rejoins, on te libérera de tes chaînes évidemment. Mais crois pas que tu pourras nous échapper, ça te serait une erreur fatale. » Il était loin d'imaginer tout ce qu'il l'attendait. Moi aussi d'ailleurs.
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Dernière édition par Rue Kingsley le Lun 1 Mai - 23:55, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: When it's time to live and let die [Ash]   Dim 23 Avr - 1:29

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Si ton père à mit un point d'honneur dans un aspect de ton éducation, c'est bien le contrôle de soi. Garder ton calme dans toute situation, c'est une qualité primordiale lorsqu'on veut diriger un groupe, aussi grand soit-il. Et depuis ta naissance, il avait en tête de te laisser à la tête de son oeuvre, sa communauté : The children of the light. Tu n'en étais pas encore conscient à l'époque, mais tout ce qu'il a fait jusqu'à ta majorité à mené au moment où il passerait le flambeau. Il est possible de paniquer à l’intérieur, mais les sentiments ne peuvent pas être perçus par une personne autre que toi même. Cela pourrait briser l'image de l'homme indestructible, de la légende qu'il avait crée en même temps que la secte. Il était lui même inébranlable quoi qu'il se passe devant ses yeux. Quand ta mère est partie en emportant ton cadet, quand ton aînée à succombé à un accouchement difficile ou quand les rôdeurs ont attaqués votre camps. Même si cela a entraîné sa mort, c'est une qualité que tu as toujours admiré chez lui, et c'est avec la même perception des choses que tu tentes d'approcher un problème. Ton père pensait que la vie n'est qu'une succession de test posés sur ton chemin, et que seul les plus calmes et réfléchis peuvent enjamber ces problèmes sans se casser une jambe au passage. Alors même si le regard de la jeune femme prouve que tout les éléments sont contre toi, tu tentes de garder la tête haute et prendre en considération la situation présente. Tu n'es pas idiot et tu sais qu'un seul faux pas peut faire de cette pièce humide et à l'odeur de renfermé ta tombe. Seulement, tu ne peux pas te le permettre. Sasha est encore dehors. Demetrius doit aussi te chercher. Même si Jeremiah a annoncé sa mort, tu n'arrives pas à y croire. Il est vivant et tu le sens au fond de toi. Alors non, tu ne peux pas jouer au malin avec eux. Tu accepteras leur chantage parce que tu dois rester en vie.

"Le problème avec la prudence, c'est que ce n'est pas une science certaine. On peut évaluer les dangers et faire en sorte de les éviter, il y a toujours une grosse marge d'erreur" Vous aviez tenté de rester en sécurité. Les rôdeurs étaient votre cible première, ceux que vous craigniez de plus. "Mon erreur a été de sous-estimer la nature humaine"

En entendant le choix qui s'offre à toi, tu réalises que tu n'en a pas vraiment. Tu pourrais décider de jouer les martyres, mais à quoi bon ? Cela ne changerait rien pour ce groupe et toi...tu en serais le gros perdant. Non, ce n'était pas la technique à adopter. Tu te décides enfin à ouvrir les yeux pour la regarder s'activer. La douleur ne s'estompe pas mais tu ne l'a laisse pas s'emparer de ton être. Tu sais que si tu ne résistes pas, c'est la fatigue qui viendra à son tour. Un peu de repos ne te ferais en effet pas de mal. "Si vous n'aviez pas frappé aussi fort, vous n'auriez pas eu à utiliser tant de médicaments...". Ils auraient du poser l'ultimatum avant oui. De toute façon, tu étais déjà dans une mauvaise posture. En sous-nombre, armé d'un simple arc... tu n'avais aucune chance de survie contre les Horsemen. "Bien que les deux solutions ne soient pas les plus attrayantes que j'ai entendu dans ma vie.. Je crois que rejoindre les Horsemen est la meilleure".

Tu voudrais bien demander ce qu'il advient si tu signes le contrat invisible de faire parti de ce groupe. Quelles tâches te seront attribuées ? Tu ne t'attends pas à avoir un rôle très enrichissant ou épanouissant . "Je vais éviter de faire deux erreurs fatales en si peu de temps alors..." Tu grimaces un peu en te redressant sur le matelas de fortune. Les liens t'empêchent de trouver une position plus confortable mais tu t'en contente. Ta tête calée contre le mur, tu regardes la jeune femme et détailles son visage. Il y a toujours cet œil que tu ne peux pas totalement ouvrir, mais le second est opérationnel. "T'es le doc attitré ou tu t'es juste portée volontaire pour veiller sur le nouveau ?". Si c'est elle qui s'occupe de la médecine, tu sais déjà que la présence de Demetrius te manquera à l'infirmerie. Cela fait déjà plus de 2 mois qu'il a disparu, mais tu ne perds pas espoirs de le revoir un jour. Peut-être que lui aussi a été kidnappé par les Horsemen? Cette idée te fait sourire malgré toi, malgré cette situation. Parce que si ce groupe a attrapé le médecin, tu le verras bientôt.

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MessageSujet: Re: When it's time to live and let die [Ash]   Mar 2 Mai - 1:27

Ash
&
Rue
When it's time to live and let die


Sous-estimer la race humaine. Oui, c'était l'erreur que tout le monde faisait depuis l'épidémie. Auparavant, personne n'ignorait qu'il fallait être prudent les uns avec les autres, qu'on ne pouvait pas toujours accorder sa confiance, qu'il y avait des personnes mal intentionnées. Mais désormais, il y avait cet ennemi commun, les rôdeurs. Alors on en oubliait le reste. On oubliait que l'être humain était si profond qu'il dissimulait une grande part d'obscurité. Une obscurité bien plus dangereuse que n'importe quel mort-vivant. Et c'était exactement dans un monde tel que celui-ci que les pires côtés de l'âme humaine ressortaient. Chacun était prêt à tout pour se sauver la peau. La trahison, le vol, le meurtre c'étaient des actes devenus presque anodins. Il n'y avait plus de règles, plus de morale. Tout était permis. Les Horsemen l'avaient tout de suite compris et en avaient pris avantage. Ils savaient que le bien, l'innocence, n'avaient plus aucun sens dans un monde aussi sauvage. Peut-être que se comporter ainsi cela empirait la situation. Peut-être que si tout le monde s'unissait au lieu de se détruire, tout serait plus simple. Mais l'utopie, c'était fait pour rester dans les livres. Jamais l'être humain ne serait capable de se montrer si sage, si moral. Moi la première. C'est pour cela que les Horsemen étaient la meilleure chose que je pouvais avoir. J'allais peut-être crever aujourd'hui, demain, alors je préférais que ce soit à leurs côtés plutôt que dans la prison qu'était devenue Lafayette ou pire, plutôt que de mourir seule. Alors pensivement, je hochai la tête. « C'est vrai. Les êtres humains sont peut-être les pires monstres dans l'histoire. »

Avis purement égoïste mais je n'avais pas envie qu'il préfère mourir là, maintenant. De peur de m'attirer les foudres de mon propre clan. Et puis après tout, ce type était loin d'être désagréable. Il aurait pu réagir bien plus brutalement. Je m'attendais à me faire insulter, à le voir pleurer ces proches perdus ou je ne sais quoi d'autre. Mais rien ne se passait comme je l'avais imaginé et ce n'était pas plus mal ainsi. Plus les minutes défilaient, plus je me disais que ce n'était pas un mauvais choix. Et son tempérament calme et inébranlable pourrait peut-être compenser le caractère trop sanguin de beaucoup de Horsemen. Je me demandais bien ce qu'il pensait au fond. Essayait-il déjà échafauder un plan pour se tirer de là ? Avait-il prévu de m'attaquer dès qu'il serait libérer de ces chaînes métalliques ? Ce ne serait pas malin mais qu'il tente de se venger pour ce qu'on lui avait fait n'aurait rien de surprenant. Il allait falloir rester vigilante sans aucun doute. Il était clair que c'était le genre de mec incernable, dont on ne sait trop quoi penser jusqu'au jour où on découvre ce qu'ils avaient en tête mais qu'il était trop tard. En tout cas, il venait de me confirmer qu'il nous rejoignait. Ouf. Comme quoi m'opposer à Marcus n'avait pas été vain. « En effet c'était le meilleur des deux choix. Après tout, qui aurait envie de crever dans un endroit pareil ? Personne ne s'en prendra à toi tant que tu ne nous la feras pas à l'envers. » Je ne mentais pas. S'il ne nous donnait pas de raison de douter de lui et qu'il ne créait pas de problème, alors il resterait en vie et serait plutôt en sécurité aussi ironique que cela puisse paraître.

Il avait l'air de souffrir mais je ne pouvais rien faire pour lui. On avait déjà utilisé des bandages, et des produits - dont j'ignorais l'utilité - pour lui. Je savais que je ne pouvais pas lui donner quoi que ce soit de plus. Comme il l'avait fait remarquer quelques minutes avant, on n'aurait pas eu besoin de dépenser ces précieuses ressources si certains Horsemen ne s'étaient pas défoulés sur lui. Mais à ce moment-là, ils avaient l'intention de lui réserver le même sort que les autres. Même si ici je me sentais bien mieux qu'ailleurs, j'étais loin d'apprécier tous les Horsemen. Je m'étais trop attachée à certains, mais il y en avaient d'autres que j'évitais soigneusement. Quelques brutes assoiffées de violence et sang dont il vallait mieux éviter de s'approcher même si on faisait partie du même clan. Heureusement, la majorité n'était pas ainsi. Finalement notre nouvelle recrue m'arracha un sourire avec sa question. « Oh non rassure-toi, je suis pas ton médecin attitré. Heureusement pour toi. Mais c'est moi qui ais émis l'idée de te garder en vie alors faut que j'assume. Je devais te surveiller, et maintenant que tu as fais le choix de rester en vie, je vais sûrement devoir te guider un peu. Je suis pas douée pour jouer les nourrices mais dis-toi que tu aurais pu tomber sur pire. » Même si j'étais pas le genre de compagnie dont il devait rêver, il aurait en effet pu se retrouver entre les mains d'un Horseman bien moins tendre et bien plus tyrannique. Je fis quelques pas vers lui tout en parlant. Je réfléchis un instant avant de me dire qu'il était peut-être temps de le faire bouger de là. S'il s'en sentait capable. Sinon je n'aurais pas d'autre choix que de lui laisser encore un peu de repos et d'être moi aussi coincée ici. « Dis, tu es encore trop faible pour te lever ou tu es prêt à sortir de ce lit et à faire face à ce qui t'attend ?  » Dans la poche droite de mon jean délavé se trouvait les clés pour défaire ses menottes. Il me suffirait de quelques secondes seulement pour le libérer de ce lit qui le retenait prisonnier. Mais avec ou sans ces chaînes, il était toujours retenu ici parmi nous. Et cela risquait de durer un moment. « Tiens d'ailleurs, comme tu vas devoir me supporter un bout de temps, on peut peut-être faire les présentations. Moi c'est Rue. Et toi ? »
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MessageSujet: Re: When it's time to live and let die [Ash]   Mer 24 Mai - 19:06

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Alors que la jeune femme parle des monstres de l'histoire, tu souris en coin. Est-ce que tu devrais en vue de la situation ? Probablement pas. Mais tu ne peux pas t'empêcher de trouver ce qu'elle dit un brun ironique. Tu as vécu toute ta vie dans une secte menée par ton père, tu ne connais rien du monde extérieur ou de la façon dont tourne la société moderne. Tu as toujours vu l'avancé technologique comme une menace et tu as appris à craindre les hommes dans leur ensemble. C'était pourtant la base même de ton éducation et te voici aux mains de la pire espèce, à peine quelques mois après la mort de ton géniteur. Il ne serait pas fier non, chose qui ne change pas du reste de ta vie. Tu te retrouves ici, le reste de la communauté à périe sous les lames des Horsemen et Sasha s'est enfuie. Alors pour dire, tu n'as plus grand chose à perdre. Tu ne sais même pas si Demetrius est toujours en vie mais le silence infligé depuis de longues semaines te fait penser que non. Alors  tu dois survivre, qu'importe le groupe qui te prend sous son aile. Enfin, c'est grand dire vu les circonstances. Mais si tu écoutes les paroles de la demoiselle te faisant face, tu ne crains rien tant que tu te tiens bien. Tu te contentes alors d'hocher la tête pour lui faire comprendre que le message est passé. Elle a du réaliser que tu n'es pas du genre sanguin, pas de ceux qui se battent pour le plaisir de voir l'hémoglobine se répandre sur le sol. La parole est une arme bien plus destructrice à tes yeux.

Tu te retiens cependant de répondre que mourir dans ce genre d'endroit n'est plus la pire mort à présent. Tu ne serais probablement pas le dernier à choisir cette salle  à l'odeur de renfermée contre une pièce remplie de rôdeurs. Si tu meurs en étant le repas de ces monstres, tu les laisses gagner. Si au contraire tu lances ton dernier souffle suite à un coup d'épée, et bien ce sera l'homme qui aura eu raison de toi. Et au final, c'est tout de même une fin plus attrayante.

Quand elle t'affirme que c'est grâce à elle que tu respires toujours, tu arques un sourcil. Cela veut dire qu'elle doit avoir un minimum de pouvoir dans ce clan, elle n'est pas une petite nouvelle qui se tape le boulot ingrat de garder le prisonnier. Parce que c'est ta position au sein des Horsemen non ? Elle a beau présenter ça d'une manière favorable, tu n'es pas plus que l'homme qu'ils ont ramené de force dans leur camps. Et tu n'es pas assez dupe pour penser qu'ils auront une grande considération pour toi. Ils ont détruit ton village en quelques minutes, ils doivent te penser faible et facilement malléable. C'est une bonne chose, tu comptes jouer sur cette carte pendant un long moment. L'eau tranquille se réveille lors de la première tempête, tu attendra  juste le bon moment. "Tu es assez intelligente pour menacer avec les mots plutôt qu'avec les poings. Alors oui, j'aurais pu tomber sur pire" Tu sais cependant qu'elle sera une femme à garder à l’œil. Ce sont les cerveaux qu'il faut surveiller,pas les armes.

Malgré cette impression désagréable que quelqu'un te frappe constamment sur le crâne, tu as envie de sortir d'ici. Tu as besoin d'en savoir plus sur ton environnement, les habitudes et les membres de ce clan. Alors tu décolles ton dos du mur en retenant une nouvelle grimace. Les brutes n'ont pas été radin sur les coups et marcher ne sera pas une partie de plaisir. Tu tends simplement tes mains enchaînées en la regardant. "La curiosité à toujours été mon plus grand défaut" C'est avec un air ironique que tu réponds, parce que cela te mènera un jour à ta perte. Si tu restes dans ce lit, tu ne pourras pas te reposer de toute manière. Il y a trop de questions sans réponses, trop de bruits  et de rire gras qui traversent les murs.

"Ashton" prénom inévitablement raccourcit en Ash. Tu as hésité à donner un faux nom, t'inventer une vie et un personnage. Mais c'est trop risqué. S'ils découvrent que tu as mentis sur une chose aussi anodine que ton prénom, ils commenceront à se méfier de toi. Et c'est exactement ce que tu veux éviter. "Et comme tu vas apparemment passer beaucoup de temps avec moi, raccourcie directement en Ash. Ce sera plus simple" Et plus naturel à tes oreilles également. Tu lèves ton regard vers elle en attendant qu'elle enlève les liens qui t'empêche d'être libre de tes mouvements. "Vous avez un chef ? Ou c'est une démocratie utopique ?" Autant savoir qui craindre et à qui se réferrer si tu dois rester là.


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MessageSujet: Re: When it's time to live and let die [Ash]   Mar 30 Mai - 1:17

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Cela faisait un moment qu'on n'avait intégré personne chez les Horsemen. Pourtant, on en avait bien besoin. Presque chaque bataille nous coûtait une vie.  Or au fl du temps et de nos méfaits, notre nombre d'ennemis grandissait. Évidemment, on nous craignait mais aussi, on nous haïssait. Tous souhaitaient nous voir périr pour enfin pouvoir dormir sur leurs deux oreilles. Ou pour venger leurs proches. Alors, on se devait de rester nombreux. Surtout de ne pas s'affaiblir. Ni de baisser la garde en se prenant pour les rois de ces terres. Certains Horsemen se pensaient invincibles. On ne l'était pas. Ni aujourd'hui, ni demain. Je tâchais de garder cela en tête. J'étais à ma place ici, mais peut-être que ça ne durerait pas. Peut-être que les dizaines et dizaines de solitaires ainsi que les multitudes de groupes qui survivaient envers et contre tout finiraient par s'allier et se débarrasser de nous. Pour l'instant, la terreur nous protégerait mais un jour, leur haine envers nous finirait par être plus forte que leur peur. En attendant, il était important qu'on grossisse nos rangs. J'étais toujours aussi casse-cou, aussi immature, mais j'avais fait partie d'un gang. Cette situation n'avait rien de nouveau pour moi. Sauf que désormais, les gens ne se battaient pas pour le pouvoir ou l'argent. Ils se battaient pour leur survie. C'était bien pire. Bien plus dangereux.  

Plus les mois passaient, plus l'on devenait une véritable communauté. Un groupe immoral, mais organisé et plus uni qu'on ne pourrait le croire. Les Horsemen m'avaient plusieurs fois sauvé la vie. Il y avait toujours des moments où ma nature revenait au galop. Je fonçais dans le tas, j'agissais avant même de réfléchir, et je finissais par me retrouver dans des galères que je ne pouvais gérer seule. Au moins, j'avais  fait quelques progrès. Je n'étais pas aussi tête brûlée, ni hyperactive qu'auparavant. Lorsqu'on m'avait enfermée derrière les barreaux, j'avais découvert de sombre facettes de moi que je n'aurais jamais cru avoir. Je vus et dus faire des choses dont je n'ai jamais reparlé depuis. C'était l'enfer sur terre. Vraiment. Au sein des Horsemen, j'ai appris à oublié tout ça. C'était comme un nouveau chez moi, et ça l'est toujours. Enfin un endroit où j'arrivais à dormir sans être hantée par les cauchemars. Enfin un endroit où je ne craignais pas  constamment de me faire rouer de coups ou même poignarder. Enfin un endroit où j'étais libre. Pour ces raisons et des dizaines d'autres, ma loyauté irait toujours envers les Horsemen. Malgré certains de leurs actes. Ils avaient ma confiance comme j'avais la leur.

Certains prisonniers avaient miraculeusement fini par s'intégrer au groupe. Mais beaucoup avaient aussi mal terminé. Tentant vainement de s'enfuir. Les rares qui y étaient parvenus avaient été traqués jusqu'à être rattrapés. Les Horsemen ne les lâchaient jamais. La fuite avait toujours fini par leur coûter la vie. Tu avais l'intuition que celui-ci ne serait pas aussi stupide. Il avait l'air assez futé. Assez pour ne pas provoquer sa propre chute et pour ne pas sous-estimer les Horsemen. « C'est pas seulement un défaut, quand on sait l'utiliser.  ». Tant qu'il ne fouinait pas dans des affaires qui ne le concernait pas, il ne courrait pas vraiment de risques. En tout cas, il est prêt à sortir. Tant mieux. Les menottes le retiennent prisonnier sur le modeste lit, alors j'attrape les clés au fond de ma poche. Il ne s'est pas plaint une seule fois pourtant son corps amoché doit être vraiment endolori. D'ailleurs, est-il vraiment en mesure de marcher ? On a des cannes pour les blessés, mais cela le ferait paraître encore plus faible au yeux des Horsemen. Mieux valait donc éviter. Il n'aurait pas d'autre choix que de continuer de prendre sur lui et à cacher sa douleur comme il le faisait depuis le début.  « Ash. Ça sonne bien. » Sourire nonchalant. Peu importe s'il mentait, c'est comme cela que je l’appellerais. « Non, aucun chef ici. Je crois qu'aucun de nous n'accepterait de recevoir constamment des ordres. Mais tu verras vite que certains Horsemen ont beaucoup d'influence. » Officiellement, tout le monde était sur le même pied d'égalité. Mais la force, le charisme ou bien l'expérience de certains leur avaient permis de gagner le respect de tous et d'influencer les avis si besoin. En lui répondant, je venais de défaire ses menottes. J'avais mon Colt sur moi mais il n'avait aucune raison de s'en prendre à moi maintenant. Je lui tends la main pour l'aider à se relever, et enfin on sort de la sombre bâtisse. J'évite de presser le pas, Ash est juste derrière. On avance jusqu'au feu du campement, la moitié des Horsemen sont là. Les rires gras s'atténuent, les regards se posent sur nous. Dédain, indifférence, curiosité, méfiance. On peut lire de tout sur leurs visages. D'un ton naturel et ferme, je m'exclame : « Les gars, voici Ash ! C'est l'un des nôtres désormais, alors traitez le comme tel.   »
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MessageSujet: Re: When it's time to live and let die [Ash]   Jeu 1 Juin - 15:42

 When it's time to live and let die
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Si tu devais te plaindre de quelque chose, ce serait plus des menottes que de la douleur physique. Parce que cette impression d'être prisonnier et non maître de tes mouvements te rends quelque peu nerveux. Tu as évité de le montrer, c'est une faiblesse que tu ne veux pas révéler. Tu sais qu'à partir de maintenant, le plus important est de paraître fort, autant qu'eux. Pas plus, cela ferait de toi une menace. Tu dois trouver l'équilibre parfait pour ne pas devenir une proie facile, mais qu'ils t'oublies suffisamment pour pouvoir réfléchir à un plan, un échappatoire. Parce que tu ne vas pas rester avec eux, tu en es conscient et ils doivent bien s'en douter. Cette Rue, comme elle vient de se présenter, doit bien savoir que dans un coin de ta tête tu cherchera toujours un moyen de sortir d'ici. Mais pour le moment, tu tends tes mains et masses légèrement tes poignets lorsqu'ils sont libérés de leur liens trop serrés.

Tu commences déjà à te renseigner sur l'organisation du camps, des membres et de leur hiérarchie. Même s'il n'y a pas de chef, tout le monde doit avoir une place. Une rôle qu'il tient plus ou moins pour assurer un équilibre dans le clan. Si tout le monde faisait ce qu'il voulait, les Horsemen ne pourraient pas être si forts, si organisés. Tu te promets alors d'observer chaque visage et de comprendre à qui il réfère, vers qui ils se tournent en cas de problème. Pour le moment, tu peux en citer certain qui frappent plus fort que d'autre, mais c'est tout. La douleur revient d'ailleurs au galop alors que tu poses tes pieds au sol. Malgré ta bonne volonté, tu ne peux refréner un grognement de douleurs tout en posant une main sur tes côtes. Marcher ne va pas être une partie de plaisir non, mais il est hors de question que tu t'aide de cette canne. Tu vois bien Rue la regarder, mais tu hoche négativement la tête. "Je peux marcher. Je suis pas si faible". Elle doit bien remarquer le contraire et te tends la main pour t'aider à te relever totalement. Chaque muscles de ton corps semblent en feu, et les premiers pas sont bien plus difficile que tu ne l'aurais imaginé. Pourtant tu prends sur toi et avances, te soutenant parfois au mur à ta droite lorsque tu es à l'abris des regards.

Il est difficile de rater les chuchotements et les regards surpris alors que tu arrives près du feu de camps, accompagné de Rue. Tu l'écoutes et voudrais rire devant le ridicule de la situation. Tu ne seras jamais des leurs, tu le sais autant qu'ils le savent. Tu reconnais d'ailleurs l'un des hommes t'aillant refait le portait plus tôt. Son regard en dit long et son voisin semble du même avis. Tu t'assois sur le tronc d'un arbre découpé et posé au sol en soufflant. La chaleur des flammes te rappellent les soirées avec ton père, alors que tu étais plus jeune. Il faut oublier ces souvenirs et te rendre à l'évidence : tout ça est terminé, tu es officiellement avec les Horsemen désormais. Jusqu'à ce que tu trouves un moyen de partir.



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