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 [RP LIBRE: Alekseï/Thalia] A difficult decision

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ADMIN ▴ KEYS TO THE KINGDOM.
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MessageSujet: [RP LIBRE: Alekseï/Thalia] A difficult decision   Sam 12 Aoû - 11:32

A difficult decision
Alekseî    &     Thalia
Ce que vous voyez en premier, c'est le sang sur les murs. Et puis le rôdeur étendu sur le sol, inanimé. Mais ce sont les pleurs qui attirent votre attention alors que vous poussez avec précaution une porte à l'étage. Et devant vos yeux se dessine un spectacle tragique : une jeune femme a été mordue. Vous savez qu'elle deviendra dans quelques heures comme ces bêtes. Allez vous la dénoncer ? Partirez-vous en prétendant de ne rien avoir vu ou aurez vous le courage de mettre fin à ses souffrances ?
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MessageSujet: Re: [RP LIBRE: Alekseï/Thalia] A difficult decision   Mer 16 Aoû - 22:45



A DIFFICULT DECISION
ALEKSEÏ & THALIA



Lafayette avait changé. Il ne s’agissait pas seulement du sang séché sur le bitume que la pluie n’avait pas pu laver. Il ne s’agissait pas seulement des grognements sourds que l’on entendait parfois derrière les portes closes. Il ne s’agissait pas seulement de ces rues autrefois vivantes, désormais dépeuplées. La mort s’était infiltrée dans la ville et avec elle la peur, l’insécurité, le vide. Il avait fallu plusieurs mois et une prise d’otage pour que les habitants réalisent que les frontières de la ville n’étaient pas perméables qu’aux jeunes fous épris de liberté qui suivaient leur esprit aventureux au delà des brèches. La réalité venait de s’abattre sur le camp comme la foudre sur un champ de blé et le choc de l’impact résonnait encore dans l’air. Sa marque se lisait sur les visages, surtout sur ceux des survivants qui n’avaient jamais vécu dehors. La fracture entre ceux-là et les autres apparaissait de manière encore plus flagrante à présent. Le danger était partout. Il fallait débarrasser la ville des rôdeurs, décontaminer chaque maison, chaque cave, chaque boutique de ces indésirables dissimulés en guise de souvenirs par les preneurs d’otages. Les nettoyeurs avaient été décimés. En conséquence, les récupérateurs, miliciens et autres citoyens de Lafayette qui avaient l’expérience du combat contre les morts avaient été réquisitionnés. Nous patrouillions quotidiennement dans le but de les éliminer jusqu’au dernier, dans l’espoir de retrouver un semblant de quiétude. Nous savions pourtant tous que rien ne serait plus pareil.  Chacun était conscient désormais que la paix et la sécurité n’étaient qu’illusion.

Rasant les murs d’une ruelle, les doigts serrés autour du manche de mon couteau de chasse, je jetai un regard à Milkovich, mon partenaire du jour. Ce n’était pas la première fois que nous faisions équipe et je n’étais jamais parvenue à lui arracher ne serait-ce qu’un sourire. Il s’agissait probablement de l’homme le plus taciturne du camp et, pour remporter ce concours, il fallait battre Saul. Nos missions communes étaient loin de s’apparenter à de la franche rigolade mais il était compétent. Son entraînement militaire transparaissait dans ses analyses, ses prises de décision, ses actes. Je savais que je pouvais compter sur lui et je n’en demandais guère davantage. Alors que je fixai ses yeux clairs, je me rendis compte que quelque chose avait changé, que mon rapport à lui n’était plus le même. Pressée par la nécessité de renouveler les stocks de vivre acutisée par le manque de récupérateurs, j’avais pas plus tard que la veille mené ma dernière expédition vers un des entrepôts gouvernementaux qui m’avaient servis de ticket d’entrée dans le camp. J’avais payé ma dette, je n’avais plus à la brandir comme excuse lorsque mes entrailles me disaient de quitter le camp. Je n’avais plus à me tenir tranquille, je n’avais plus à risquer ma vie pour Lafayette. J’étais là, pourtant, dans cette rue, arme à la main, en compagnie de l’un de ces hommes que je méprisais tant.

Je m’avançai vers la prochaine maison à inspecter. Elle appartenait à Grace, notre maîtresse d’école. Celle qui était chargée de préparer nos charmantes têtes blondes à affronter le monde tout en leur inculquant les valeurs de notre société. Je ne lui enviais sincèrement pas son travail, je préférais largement passer mes journées à enfoncer ma lame dans des crânes en décomposition. J’ouvris la porte et mes sens furent immédiatement saturés par cette odeur putride que je ne connaissais que trop bien. J’inspectai méticuleusement les alentours et mon regard fut rapidement attiré par quelques traces de sang sur le mur dans le couloir. Je fis un signe à Milkovich avant de continuer ma progression. Nous ne tardâmes pas à découvrir le cadavre d’un rôdeur derrière le canapé, un couteau de cuisine planté entre les deux yeux. Je fronçai les sourcils. « Grace ? » Quelques secondes filèrent puis, devant l’absence de réponse, nous décidâmes d’explorer l’étage. Tandis que je poussais une porte en bois blanc, un sanglot étouffé vint fendre le silence. Je me précipitai dans la chambre adjacente, vers l’origine du bruit. C’est alors que je la vis. Grace. Sa silhouette menue était recroquevillée dans un coin de la pièce, son visage était crispé par la douleur. Je m’agenouillai à ses côtés. Sa main drapée d’un foulard mauve imbibé de carmin tremblait contre son épaule. Je posai la mienne sur la sienne et découvris doucement la plaie relativement superficielle mais terriblement mal placée qui lacérait sa peau de porcelaine, juste à l’extrémité de sa clavicule. Il n’y avait aucun doute, il s’agissait d’une morsure de rôdeur. Il n’y avait aucun doute, il s’agissait d’une condamnation à mort. Tandis qu’une larme vint perler sur sa joue, je lançai à Milkovich un regard lourd de sens. Peu importe le protocole, il n’avait pas intérêt à traîner cette pauvre femme de force jusqu’au peloton d’exécution. Si elle souhaitait rester en vie jusqu’à son dernier souffle, je ferais en sorte que ses dernières volontés soient respectées.




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