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 (olivia) ▬ we are the guardians

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MessageSujet: (olivia) ▬ we are the guardians   Lun 26 Juin - 1:17



WE ARE THE GUARDIANS
olivia & thalia






Il devait être trois heures de l’après-midi, peut-être plus. Je perdais clairement la notion du temps, assise en tailleur dans la cave sombre et humide de la maison des Griffin. Seul le bruit de mes doigts dansant sur les touches de la vieille machine à écrire qui était ces derniers jours devenue ma plus fidèle compagne troublait ce silence profond dont je percevais à peine le poids. Je n’avais pas mangé depuis la veille, je ne sentais pourtant pas la morsure de la faim au creux de mon estomac. Mon être tout entier était dévoué à une seule tâche, une seule mission. Tout le reste, jusqu’au plus primaire de mes besoins, était devenu subsidiaire. La prise d’otage avait été le facteur déclencheur. Indirectement. Les blessures que infligées par l’un des ravisseurs dont les stigmates marquaient encore mon visage m’avaient valu quelques jours de congés forcés. Or, le repos et l’inactivité avaient permis à cette flamme qui brûlait depuis bien trop longtemps au fond de moi de se raviver. Au beau milieu d’une nuit d’insomnie, j’avais saisi un carnet et un stylo et je m’étais employée à traduire en mots le cri de ma conscience. Au petit matin, j’étais descendue à la cave. J’avais sorti la vieille machine à écrire des Griffin et j’avais commencé mon travail de reproduction. C’était il y a trois jours. Trois jours à recopier à l’identique les mêmes phrases, trois jours à répéter inlassablement les mêmes gestes. Un sourire se dessina au coin de mes lèvres lorsque mon index vint presser le caractère final. Je dégageai la feuille de papier et l’approchai de la flamme de la bougie qui me servait d’éclairage. Je pris une grande inspiration puis commençai à me relire.



Peuple de Lafayette,


La stupeur et la mort se sont emparées de notre camp, le sang des nôtres teinte encore de carmin nos maisons et nos rues. Les effroyables événements que nous venons de traverser sont inqualifiables mais les assassins n’ont pas attendu ce jour funeste pour répandre leur noirceur sur Lafayette. Les assassins sont parmi nous, leurs visages nous sont familiers et nous consentons depuis le premier jour à leur confier nos vies, celles de nos proches, celles de nos enfants. Le sang de Forsythe Pratt est peut-être sur les mains du Conseil mais celui de ceux qui ont suivis souille également les nôtres.

L’Histoire se dresse devant nous et nous somme de répondre : souhaitons-nous survivre comme des bêtes ou vivre comme des humains ? Qu’est-ce qui, fondamentalement, nous différencie des rôdeurs qui grognent derrière nos barricades ? Quoi qu’il en soit, ce ne sont pas eux qui nous ont volé la liberté d’expression, de rassemblement, de circulation, le droit à la justice, à la démocratie, à la vie privée.  A ceux qui placent la sécurité au dessus de toute valeur, posez-vous cette question : les ravisseurs auraient-ils pu s’introduire dans le camp si les murs d’enceinte n’avaient pas été fragilisés par les brèches, ces brèches que nous avons nous-même créées pour échapper au joug étouffant du Conseil ? Du despotisme nait la désobéissance.

Nous sommes les survivants de cette apocalypse. Nous avons la responsabilité de choisir le terreau qui portera l’Humanité de demain. Ecoutons le cri de nos coeurs, écoutons l’appel de nos consciences. Résistons. Résistons avec intelligence et avec dignité. Résistons tant que possible avec notre esprit, notre voix, notre plume plutôt qu’avec la violence enragée et la soif de vengeance car le sang n’appelle que le sang. Refusons les exécutions publiques. Dressons un mur d’hommes et de femmes devant chaque peloton d’exécution. Ils ne pourront pas tous nous tuer. Nous sommes ceux qui les nourrissent, qui les soignent, qui les protègent, qui bâtissent leurs maisons. Laissons-notre marque dans les rues de la ville.  Partagez, reproduisez, distribuez ce tract. Faisons-leur savoir que nous sommes nombreux, que nous sommes unis, que nous n’avons pas peur.

Nous sommes les Gardiens. Nous sommes les Gardiens de la Justice, de la Liberté, de l’Humanité dans ce qu’elle a de plus beau, de plus digne et de plus noble. Nous sommes les Gardiens de nos propres consciences et nous ne les laisserons pas tout détruire.


« Les révoltes qui se manifestent par les armes, on peut les mater.
Celles qui naissent et se propagent par l’esprit sont insaisissables. »





Je posai le tract sur le sol, opinant du chef sans même m’en rendre compte. J’ôtai le bouchon du feutre noir posé à côté de moi et vins dessiner la lettre gamma de l’alphabet grec ancien en bas de la feuille. Gamma, comme Gardiens. Elle était belle, cette lettre. L’on pouvait y deviner la silhouette d’un homme tendant ses bras au ciel, comme s’il élevait vers le firmament quelque chose de précieux, ou comme s’il tentait de toucher l’infini. De manière plus pragmatique, ce symbole me rappelait le fameux « V de la Victoire ». Je l’imaginais déjà recouvrir les murs de Lafayette et cette perspective était des plus grisantes. Mon sourire s’élargit. Je rebouchai le feutre,   attrapai le tract et le déposai sur un tas déjà fort épais de productions similaires. « Et de soixante-huit. » Je glissai un feuille vierge dans la machine à écrire, étirai quelques instants mes poignets engourdis puis me remis à la tâche. Une lettre à la fois.




Dernière édition par Thalia Davenport le Lun 27 Nov - 0:28, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: (olivia) ▬ we are the guardians   Dim 13 Aoû - 3:52

Continuer à vivre même si tout semblait s'écrouler autour de soi. Voila ce que tentait de faire Olivia depuis les événements malheureux qui s'étaient déroulés récemment en ville. Elle n'était pas seule dans ce cas là. C'était le lot de tout le monde. Personne n'était épargné depuis que le virus avait débarqué dans leur existence, renversant l'équilibre déjà précaire de la vie pré-apocalypse. Les morts vivants se multipliaient et si il n'y avait qu'eux ça aurait été bien. Malheureusement, maintenant il était clair qu'il y avait des types pas nets qu'on pourrait qualifier d'encore plus dangereux que les zombies car eux bien vivants et donc pouvant attaquer plus efficacement avec leurs armes à feu et leur cervelle.

Olivia n'avait pas partagé avec Jessie ce qui s'était passé pour leur père. La médecin était morte dans l'ignorance, cherchant à retrouver sa sœur adorée sur son lieu de travail. Et il était bien là le problème. Si elle n'avait pas cherché à la retrouver aux hangars, elle serait peut être encore vivante aujourd'hui. Elle aurait pu accoucher de son enfant. Pourquoi avait-elle risqué sa vie, avec en plus ce petit être évoluant dans son ventre ? La réponse était évidente : Elle voulait retrouver sa petite sœur, la protéger sûrement, la sortir de là. Elle avait toujours fait passer les autres avant elle. Tout comme elle sauvait des vies à l’hôpital, elle était prête à donner d'elle même durant le quotidien : Pourquoi as-tu fais ça ? Voila ce que la jeune Griffin avait demandé en pleurs à son aînée lorsqu’elle s'était éteinte. Elle aurait dû rester en sécurité chez elles. Mais elle n'avait écouté que son courage, son statut de grande sœur. Elle sera restée telle quel jusqu'au bout et cela réchauffait un peu le cœur de la jeune Griffin, dernière représentante de sa famille. Elle a toujours admiré son aînée et sa perte lui a été vraiment difficile. Les événements sont encore frais. Jessie ne sort que très rarement de son esprit. Les images de son décès restaient imprimer en elle. Et heureusement, parfois des souvenirs plaisants lui revenaient en tête, des dialogues plus ou moins importants, où elles n'avaient aucunes idées de ce qui les attendaient encore. Olivia ne savait plus vraiment à quoi se raccrocher. Elle était encore dans cette ville parce qu'elle souhaitait rester auprès de sa famille. Mais maintenant....Il y avait encore ses amis, puis les gens de cette ville. Certains, elle les connait depuis toute petite. Cette ville restait SA ville. Elle avait été prête à suivre le plan de sa sœur de fuir les lieux, en espérant que ses amis en fassent de même. Maintenant que les plans avaient été contrés par les Horsemen, fuir comme ça serait du pur suicide. Il fallait d'abord  se remettre des événements,ré-analyser la situation,et prendre les décisions qui s'imposent. Mais pour le moment, le temps était à à la reprise du quotidien, parce qu'il fallait bien continuer. Coûte que coûte, il ne fallait rien lâcher et tenir le coup.

Olivia revenait de sa journée de travail, quelque peu harassée. Mais au moins lorsqu'elle travaillait elle pensait un peu moins aux mauvaises choses de son quotidien. Sa maison lui semblait si vide depuis l'attaque. Mais au final, il devait y avoir une impression globale sur le quartier résidentiel. Après tout les pertes avaient été nombreuses. Il n'empêche que c'était maintenant toujours la gorge nouée que la responsable des stocks rentra chez elle. La sensation de solitude s'accentuait plus à l'intérieur de chez elle. Tout le logement la ramenait à ELLE. Si elle ne tenait pas à la maison, elle aurait finit par vendre le bien à qui voudrait, même si elle n'en retirerait sans doute pas grand chose à ce moment là. Cependant, elle ne pouvait pas s'y résoudre. Aussi difficile que c'était de vivre avec l'absence de sa famille, elle ne se sentait pas encore prête à se résoudre à dire adieux à tous ces éléments la ramenant à eux.

Ainsi donc, elle rentrait chez elle. Et après avoir erré un moment chez elle, perdue dans ses pensées, à traîner près des affaires à Jessie-oui elle avait gardé ses affaires, les jeter lui semblaient impossible- elle décida de préparer le repas du soir. Pour cela elle devait rejoindre la cave pour récupérer une conserve. Prenant une lanterne avec elle, elle finit par ouvrir la porte de la cave et descendit les escaliers. La surprise fut grande de voir déjà de la lumière au sol et elle reconnut Thalia, armée de la machine à écrire familiale et entourée par des piles de feuilles. Tout d'abord immobilisée par la surprise de trouver la jeune femme à cet endroit là, dans cette situation, elle reprit contenance.

« Salut. Je...Je ne m'attendais pas à te trouver ici avec la machine. Je comptais préparer le repas... »

Puis fronçant les sourcils légèrement, elle s'avança vers la demoiselle, et se baissant, ramassa une des feuilles de papier qu'elle rapprocha de sa source lumineuse et plaça devant elle pour lire le contenu de la feuille.

« Tu nous prépares quoi, là ? »

Puis elle débuta la lecture du prospectus, scrutant les milieurs de caractères posés sur le papier. Ce qui frappait en premier lieu Olivia dès le départ était la plume de Thalia. Dès le départ le  ton était donné. Mais en plus, les idées étaient claires. La lettre poussait les gens à se révolter face au Conseil. Ça rejoignait les idées qu'avaient Olivia. Elle n'avait jamais été très d'accord avec leurs décisions. Alors c'est vrai que c'est tout naturellement qu'elle n'était pas contre un mouvement de rébellion au sein de la population. Olivia reposa la lettre là où elle l'avait prise.

« Alors comme ça j'ai sous mon toit une rebelle ? »

La jeune Griffin regardait son interlocutrice d'un air grave, laissant passer quelques secondes sans dire quoi que ce soit de plus. Cependant, elle finit par rajouter autre chose :

«Dommage pour le Conseil, je suis aussi de la partie pour chercher à les contrer..."

Olivia laissa apparaître un sourire sur ses lèvres, montrant clairement qu'elle était de son côté.

« On a eu une attaque venue de l'extérieur. Mais c'est bien qu'ils sachent que la population n'est pas totalement avec eux malgré tout. Des changements auront peut être lieu, qui sait... En tout cas j'aime beaucoup le contenu et ton écriture. C'est assez fédérateur et entraînant. Je ne sais pas ce que sont tes projets, comment tu comptes distribuer la paperasse discrètement, mais saches que je suis totalement motivée pour rejoindre ta cause... Puis je crois que ça m'empêchera de trop gamberger. En quoi puis-je t'aider ? »
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MessageSujet: Re: (olivia) ▬ we are the guardians   Mer 16 Aoû - 14:43



WE ARE THE GUARDIANS
olivia & thalia






Au bruit de la porte qui grinçât, je relevai les yeux. Je reconnus ensuite les pas feutrés d’Olivia dans l’escalier. J’aurais pu retourner les tracts qui s’amoncelaient sur le sol poussiéreux. J’aurais pu recouvrir la vieille machine à écrire du drap écru plié sur un panier en osier, à portée de ma main. J’aurais pu souffler la bougie et laisser à l’obscurité l’opportunité de dissimuler l’élaboration d’une quelconque stratégie. Je n’en fis rien, pourtant, et c’est à peine si l’adrénaline vint se déverser dans mon organisme. Je me contentai d’interrompre la danse de mes doigts sur le plastique des touches, la laissant approcher. Les traits de son visages apparurent à la lueur de sa lanterne. Olivia. Nous partagions le même toit depuis bientôt six mois. J’avais eu l’opportunité de me faire une opinion à son sujet. Des discussions concernant le Conseil et sa politique, nous en avions eu des dizaines, chacune remplie de nombreux sous-entendus. Mon intuition et ma raison me disaient en coeur qu’elle ne me trahirait pas. Elle avança jusqu’à moi et ne tarda pas à m’interpeller, surprise. J’esquissai un sourire, la laissant en silence attraper et lire l’une de mes productions. Je la fixai d’un air neutre lorsqu’elle me qualifia de rebelle. Cet attribut avait une saveur particulière à mon oreille. Mon opposition au Conseil devenait enfin réelle, tangible, concrète. Il y avait certes eu ma pitoyable performance oratoire et les quelques gorgées d’alcool partagées à la veillée funéraire mais il s’agissait alors d’une riposte émotionnelle. Ces tracts, quant à eux, étaient le fruit d’une longue et froide réflexion. Il était temps que je me jette du haut de la falaise, il était temps que le monde le sache.

Mes yeux rivés sur le visage d’Olivia, je retenais mon souffle en guettant sa réaction. Un sourire s’afficha sur mon visage lorsqu’elle avoua partager mes convictions, j’étais soulagée de voir que mon intuition ne s’était pas trompée. Je fus toutefois surprise de l’entendre me proposer si facilement son aide. Si je me doutais qu’elle ne se comporterait pas en ennemie, je ne m’attendais pas à trouver en elle une alliée. Un sentiment inédit me traversa brutalement. Et si elle venait à être arrête, blessée voire exécutée à cause de son engagement, à cause de moi ? J’avais effleuré cette éventualité dans les projections de mon esprit mais jamais avec l’intensité du réel. J’étais heureuse de ne plus être seule dans cette bataille qui me rongeait de l’intérieur mais il y avait toujours un revers à la médaille. J’avais le sentiment que le combat dans lequel je m’étais lancé était plus important que ces considérations, néanmoins. Je pris une grande inspiration. « Avec tout ce qui vient de se passer, les gens ont peur. Ils ont peur et ils cherchent des coupables. » Je fronçai les sourcils. Olivia avait payé le prix fort, l’épreuve que je la regardais traverser ces derniers jours était tout simplement terrible. A cet égard, je m’estimais chanceuse. Depuis que j’étais montée dans ce train direction l’Alabama, j’étais seule. Je n’avais pas la moindre idée de ce qui était advenu des personnes qui m’importaient dans ma vie d’avant et, si le doute torturait parfois mon esprit, je n’avais pas eu à affronter frontalement leur disparition. J’avais en quelque sorte fait leur deuil mais de manière progressive, insidieuse, masquée, sans avoir à ressentir dans mes entrailles le déchirement insoutenable d’une perte brutale. Quant à ceux qui étaient entrés dans ma vie après le début de l’épidémie, nos relations s’étaient construites sur un paradigme bien différent et, bien que l’intensité de la charge émotionnelle les caractérisant puisse être extrême, je savais qu’elles étaient vouées à se lier et se délier au fil du temps, des aventures, des chemins qui souvent se séparent, des balles perdues et des morsures de rôdeurs. Ceux qui n’avaient jamais quitté Lafayette n’avaient pas expérimenté ce changement de représentation. La mort leur apparaissait encore comme un événement exceptionnel et ils y réagissent de manière exceptionnelle, souvent irréfléchie, animale et immature. Suite à la prise d’otages, nombreux étaient ceux qui voulaient voir des têtes plantées sur des piques. Forsythe Pratt n’était plus qu’un lointain souvenir. « C’est facile dans ces conditions d’oublier la dignité et la justice. Ce n’est pas si évident d’être humain. » Mon regard se perdit un instant à travers la flamme dansante de ma bougie. Peut-être que ce combat dans lequel je m’étais lancée était ma stratégie pour me rappeler chaque jour de continuer à l’être.

Olivia m’interrogea sur ma stratégie logistique et sur la manière dont elle pourrait se rendre utile. Happée par mes réflexions de fond, je n’avais guère réfléchi aux détails techniques de mon entreprise. La milice quadrillait les rues et leur présence n’avait jamais été aussi pesante. J’allais devoir faire preuve de ruse pour distribuer ces fichus tracts et je me voyais pas déléguer cette tâche tant que ma méthode ne serait pas élaborée, testée et éprouvée. Je relevai le menton vers Olivia. «  Tu étais étudiante en journalisme, non ?  » J’esquissai un sourire. «  Pour que le Conseil se sente en danger et que la population suive, il va falloir qu’on soit présent, qu’on réagisse vite à tout ce qui se passe dans le camp. La communication, c’est la clé. On ne sera pas trop de deux pour rédiger et recopier ces fichus tracts. » J’en saisis un exemplaire entre mes doigts. La sensation était grisante. Elle me rappelait ce que j’avais ressenti plus d’un an auparavant en rassemblant les documents classés secret défense avant mon rendez-vous avec cette journaliste. Je croisais les doigts pour que cette initiative n’ait pas la même issue. Je relevai les yeux vers Olivia. «  Je suis contente que tu me rejoignes. » J’espérais que ce combat n’était pas simplement pour elle un moyen d’éviter d’affronter son deuil et, si tel était le cas, qu’elle aurait la lucidité de le reconnaître à temps.




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