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 Take my mind, take my pain ~ Reggie

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MessageSujet: Take my mind, take my pain ~ Reggie    Mar 23 Mai - 23:25




Take my mind, take my pain
The joy and the chaos, the demons we're made of,  I'd be so lost if you left me alone.

Il ne devrait pas être là. Non, il n'est pas censé venir ici, ni même pouvoir y accéder. Tu captes son regard coupable. Tu devines immédiatement pourquoi il s'est introduit dans la réserve. Et cela ne te plaît pas. Pas du tout. C'est forcément ça. Il a rechuté.

C'est une journée pourtant semblable aux autres qui a débuté ce matin. Rien d'anormal, rien de palpitant. En fait, c'est le jour où Ariane et toi devez distribuer de la nourriture aux habitants. Chacun d'entre eux reçoit de quoi tenir la semaine. Une fois ceci-fait, en fin d'après-midi, tu dois livrer quelques médicaments à la maison de médecine.  Un membre de la milice t'accompagne même afin de s'assurer qu'aucun habitant ne s'en prenne à toi et vole ces précieux médicaments. Tu as l'habitude de cette règle depuis le temps que tu fais cela. Le milicien n'est pas très bavard mais vu son regard de molosse, personne n'osera t'approcher. Bref, ta journée s'est passé exactement comme prévu. Enfin presque. Dans la liste des médicaments dont elle a besoin, la maison de médecine a omis, sans le vouloir, de t'en signaler un. Apparemment, ils ne peuvent faire sans. Ce n'est pas toi le médecin, tu dois te fier à leurs paroles. Plutôt que de rentrer chez toi, il ne te reste qu'à retourner au garage. Le milicien ne t'accompagne pas cette fois. Il a quelque chose d'autre chose à faire, et pour un seul médicament, il te suffira de le dissimuler dans ton sac. Comme ça tu n'attireras pas l'attention des éventuels voleurs du coin. Ce n'est qu'un détour. Seulement une demi-heure de travail en plus. Tu as évité les boulots les plus physiques et les plus ingrats alors tu ne peux te plaindre. Tu es de retour au garage. Celui où sont stockés tous les médicaments. Faire des allers et venus dans ces garages ne pose pas de problème particulier pour toi. En tant que le gestionnaire, tu as l'autorisation nécessaire.

Tu ouvres la porte. Tu entres. Fais un pas de plus, avant de te figer. Lui ? Ici ? Impossible. Comment a-t-il fait pour entrer là-dedans ? Tu pensais qu'on ne pouvait s'y introduire sans en avoir l'autorisation ? L'étonnement, l’incompréhension, puis le jugement se lisent tour à tour sur  ton visage d'ordinaire inexpressif. « Qu'est-ce que tu fais là ? » Ces quelques mots sont déjà tranchants. Tu ne parviens à empêcher ta voix d'être pleine de reproches. Tes pensées défilent à une vitesse folle, se mêlent les unes aux autres. Tu ne vois qu'une possibilité. Oui, c'est cela. Il n'y a qu'une raison pouvant emmener Reggie dans ce garage. Ses démons du passé sont de retour. Tu sais qu'il se shootait aux médocs lorsqu'il était flic. Il volait sa brigade. Et là il profitait de ton absence pour voler ce garage. Tu peines à y croire. Tu n'imaginais pas qu'il prendrait de tels risques. Tu ignorais qu'il avait rechuté. Depuis que tu l'as retrouvé à Lafayette, tu ne l'as jamais vu faire un truc pareil.  Tu pensais que son addiction était loin derrière. Tes sourcils se froncent au fil des secondes. Tu t'approches, le fixe du regard. «  J'ignore comment tu es entré là et je ne veux pas le savoir. Tu te rends compte de ce que tu es en train de faire ? » Tu t'approches un peu plus encore. Tu n'es qu'à un mètre de lui. Comme si tu avais besoin de le voir de près pour vérifier que c'est bien réel. Tes yeux se posent sur la boite que tiens Reggie dans sa main. « Tu as réfléchi aux risques que tu prenais ? Si c'était quelqu'un d'autre que moi qui serait venu ici, tu pourrais dire adieu à Lafayette. Tu pourrais même te faire exécuter. C'est ce que tu veux ? » Tu tentes de rester maître de toi-même. Tu ne sais quoi faire des émotions imprévues qui te submergent, alors tu les dissimules sous cet air glacial. Tu ne comprends pas, tu lui en veux. À quoi il joue ?

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MessageSujet: Re: Take my mind, take my pain ~ Reggie    Mer 24 Mai - 22:12


✯ ❋ ✯
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Cela fait plus de trois jours qui s'est écoulé entre ton agression et aujourd'hui, entre ta bataille contre Elvis et ta douleur qui s'intensifie. Les jours passent vite, mais la douleur reste. Tu as eu assez de médicaments de la part de Judith, elle t'a aidé, tu l'as mêlé à quelque chose dont elle n'avait rien à voir. En tout cas, pas à ta cause, elle n'y est pour rien, pourtant, tu n'as pas pu t'empêcher de la défendre, de t'énerver contre cette ordure. Maintenant, tu n'as plus de nouvelles de sa part, tu penses qu'il a disparu, qu'il a peut-être été obligé de prendre ses affaires et de quitter Lafayette, mais tu n'as pas pu être certain de cela. Tout ce que tu sais, c'est qu'on ne t'a pas emmerdé pour cette bataille, pas encore. En espérant que cela reste ainsi. Pour l'heure, tu as déjà épuisé tes médicaments et tu as peur d'abuser de la situation en allant demander une faveur à Jude, tu ne peux pas lui faire cela et surtout, tu as peur de revivre ton ancienne vie, ton ancienne addiction. La meilleure solution serait de quitter Lafayette pour une petite excursion et faire ta propre réserve d'antidouleurs, mais tu n'as pas encore la force de te rendre aussi loin. Tu passes la journée à trouver une solution, entre ça, souffrir et dormir. La solution la plus simple, mais surtout, la plus stupide, est d'aller te servir dans les réserves de Lafayette. Tu sais où elle se trouve, tu y as déjà mis les pieds avec Judith, mais aussi, pour tes amis. Tu vas attendre que la noirceur s'installe, les gens ont tendance à moins se promener la nuit, sûrement à cause de la brèche, ou des militaires tout simplement. C'est toujours plus calme.

Peut-être que la douleur passera, mais le soir venu, cela n'a pas diminué. Une fois de plus, tu changes ton pansement, tu prends toujours soin de brûler le précédent. Tu n'as clairement pas envie que les autres le savent, surtout pas tes colocataires. À vrai dire, il n'y a que Judith qui est au courant, c'est mieux ainsi. Tu ne vas pas te montrer faible devant les autres, montrer que tu es incapable de faire le nettoyage. Certes, tu as été un peu en arrière depuis la dernière fois où tu étais en mesure de tout balayer, mais tu fais ton possible pour cacher ta blessure. Tu t'armes de ton couteau habituel et tu te rends au garage, là où se trouve ce qu'il te faut. Tu as fait attention à ce que l'on ne puisse pas te voir, pas de bonjour à personne, ni vu ni connu. Tu en as l'habitude d'être discret, enfin, avait. Tu arrives à pénétrer à l'intérieur, après avoir trafiqué un peu la porte et son verrouillage. Ça aussi, tu en avais l'habitude à l'époque. Tu n'as pas pensé à amener une lampe de poche, cela aurait attiré l'attention en voyant la lumière s'agiter dans le garage. Alors, tu n'as pas trop le choix, tu fais avec l'éclairage qui t'est donné, celui déjà présent. Tu fouilles un peu partout, tu t'arrêtes devant une petite étagère.

Tu regardes les petites bouteilles, les sacs, alors, que tu es concentré à trouver de quoi te soulager, tu sursautes légèrement en entendant une voix. Ton cœur s'est arrêté pendant une seconde, mais sa voix, tu l'as reconnu. Un son qui t'est familier, peut-être un peu trop. Un soupir quitte tes lèvres puis tu te retournes vers ce dernier, Shawn. À peine retourner, qu'il te balance déjà plein d'accusations. Tu t'attendais à mieux de sa part ? Certainement pas. « C'est bon, je peux placer un mot ? » Tu lèves les yeux en l'air avant de faire quelques pas vers lui. Tu espères que personne d'autre ne va arriver. Tu prends une respiration. « Et depuis quand est-ce que tu t'inquiètes pour moi, hein ? C'est vraiment touchant venant de ta part. » Tu le taquines, parce que tu ne vois pas pourquoi tu t'énerverais. Tu as un léger sourire, comme si cela était un jeu. Tu ne veux pas lui relever ta véritable raison de ta présence. « Je voulais simplement savoir si rien ne manquait. J'allais partir en excursion demain matin à l'aube, c'est tout. Tu es satisfait ? » Excursion que tu ne peux pas faire sans la présence de tes camarades, de tes amis rebelles, qui eux, te sauveront sûrement, tu as quand même réussi à avoir des amis, à relier certain à ta cause. Tu reposes même la fameuse bouteille que tu avais en main avant de le regarder dans les yeux, comme si rien n'était.  
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MessageSujet: Re: Take my mind, take my pain ~ Reggie    Ven 26 Mai - 0:56




Take my mind, take my pain
The joy and the chaos, the demons we're made of,  I'd be so lost if you left me alone.

Cela fait plus d'un an que vous êtes là. Piégés dans cette ville maudite, encerclés par des monstres mangeurs d'hommes, et totalement impuissants. Ce n'est pas juste une mauvaise blague, c'est ce que l'humanité a fait de ce monde. Peut-être que vous méritez ce qu'ils vous arrivent. Peut-être que c'est censé servir de leçon à tous les hommes, pour leur stupidité et leur cupidité. Mais tu ne comptes pas te blâmer, ni toi ni qui que ce soit pour ce qu'il se passe. L'unique option est de faire avec et de chacun se battre pour rester en vie. On ne peut compter que sur soi lorsqu'il est question de sa propre survie. C'est ce que tu t'es toujours dit. Mais il faut l'avouer, la routine est de plus en plus frustrante. Tu sais que cette apocalypse t'a fait tout perdre. Ton boulot qui te passionnait, ton confort amplement satisfaisant,  et ta liberté. Si avant tu te permettais de faire tout ce dont tu avais envie et que tu ne laissais personne se mettre en travers de ton chemin, désormais des contraintes bien plus fortes que toi pèsent sur vos épaules. La nostalgie n'est pas dans tes habitudes, mais jamais ton ego n'accepterait réellement ce que tu es devenu aujourd'hui. Quand à ton esprit, il s'ennuie terriblement. Reggie n'est que l'un de tes colocataires et tout vous oppose, mais au moins sa présence a le don de te distraire. Depuis plus d'un an, vous ne cessez de vous tourmenter, de vous agacer, de vous provoquer. C'est devenu une habitude, mais aussi un jeu dont tu ne lasses pour l'instant pas.

Au fond, tu ne le connais pas vraiment. Son passé en tout cas. En un an de cohabitation, il est toujours parvenu à te dissimuler sa précédente vie. À part deux trois informations sur son passé de flic et son "ancienne" addiction, tu sais bien peu de choses. As-tu perdu tes talents de journaliste ? Ou en fait, peut-être que juste c'est plus simple comme ça. Ne pas chercher à se connaître, ne pas être proches ou intimes, seulement profiter de vos deux présences pour vous divertir un peu.  Vous êtes devenus des experts dans l'art de vous tourmenter mutuellement. Est-ce ce que vous vouliez ? En tout cas, c'est ainsi depuis un an et il n'y a aucune raison que cela change. Enfin si, mais ce n'est arrivé qu'une fois. Un seul écart. Il y a deux semaines. Un moment un peu hors du temps, comme un rêve auquel on ne préfère plus penser car on sait qu'il ne se reproduira pas.  Et en effet, cela ne s'est pas reproduit, et vous n'en avez même pas reparlé. Tout a repris son cours habituel. Enfin jusqu'à aujourd'hui.

Il n'a même pas l'air de regretter. Il a conscience de ce qu'il fait, semble l'assumer pleinement. Ni le jugement dans ton regard, ni ta voix tranchante ne l'atteignent. Si tu n'étais pas revenu ici, il aurait vraiment volé ces médicaments. Peut-être que ce n'est pas la première fois qu'il fait ça. Cette idée t'irrite. Et s'est-il servi de toi pour pouvoir accéder à ce bâtiment ? Goût amer de trahison dans la bouche.  Tu ne devrais pas prendre cela personnellement, mais c'est bien ton lieu de travail qu'il vole. C'est bien à toi qu'il est en train de mentir ouvertement. « Ne me prends pas pour un imbécile Reggie. » Tu as horreur de cela. C'est toi qui joue au plus malin d'ordinaire, c'est toi qui fait des coups en douce, qui manipule. Tu n'as aucune envie de te retrouver de l'autre côté. D'être celui qui se fait pigeonné. Surtout pas par Reggie. Dans cette semi-obscurité, tu le vois reposer les médicaments. « Tu es en train de cambrioler un garage rempli de médicaments et interdit d'accès, tu risques le bannissement ou la mise à mort, ne me fais pas croire que c'est pour une banale expédition. » Ta voix est calme mais jamais encore tu ne t'étais montré si sérieux et si froid envers Reggie. D'ordinaire, tout n'est qu'un jeu entre vous. Mais là, tu te retrouves confronté à un étrange mélange de colère et d'inquiétude. Tu ne peux t'empêcher de penser qu'il a renoué avec son addiction. Tu n'oses même pas imaginer ce qu'il pourrait advenir de lui si c'est le cas. Mais c'est forcément le cas. Il ne peut y avoir d'autre raison. « Tu sais que je dois te dénoncer. » Oui tu le dois, mais vas-tu le faire ? Tu en as tout intérêt. Pourquoi prendre le risque d'être complice de ça ? Et le dénoncer permettrait de renfoncer la confiance qu'a le Conseil en toi. Mais pourtant tu es toujours là, non pas parti alerter un milicien. « Inutile de me mentir plus longtemps, je sais pourquoi tu as fait ça. » Un instant, ton regard est voilé par l'inquiétude. Ton masque vacille. Fichu colocataire.  

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MessageSujet: Re: Take my mind, take my pain ~ Reggie    Mer 7 Juin - 2:02


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Au départ, tu n'avais pas l'intention d'être là, de jouer aux voleurs, rôle que tu as déjà joué dans ton passé, rien de nouveau. Ta blessure te ronge, elle te monte à la tête, tu n'arrives plus à penser, à bouger correctement ton membre. Tu le caches à tout le monde, tu mens, ignore les questions, mais au fond, toi, tu connais bien la raison. Tu commences à ralentir, à devenir moins efficace, or, tu ne veux pas abandonner tes pairs, ceux de la rébellion, vous vous trouvez enfin, vous avez des plans, des plans un peu stupide, mais quand même. Tu ne veux pas être là, mais Dieu sait que tu n'as pas le choix, enfin, ton bras l'oblige, tu as tes limites concernant la tolérance que tu peux soutenir, que tu peux endurer durant une journée. Impatient comme tu es, tu n'as pas l'intention de rester les bras croisés et te plaindre à tout le monde. Alors, t'es là, tu as foncé, tu viens voler pour pouvoir te rétablir rapidement, atténuer la douleur et te remettre sur les rails. Or, tu ne pensais pas à ce que l'on te surprenne, au fond, tu es quand même heureux que ça soit Shawn et pas un autre, cela dit, tu aurais voulu éviter cela.  Il commence un peu à t'agacer, à te poser des questions, à te rendre suspect, à t'accuser, mais tu tiens bon, tu l'ignores, tu réponds par d'autres choses, tu ne dévoiles rien. T'es plutôt bon menteur. « Eh oui, je suis coupable votre honneur. Je mérite la mort pour cela. Mais une fessée, ça serait mieux, non ? » Toi, t'es con par moment, alors, tu prends le tout à la légère, tu plaisantes. Encore.

« Vas-y, cours comme un chien les retrouver, les avertir que je suis en train de dégommer des médicaments. C'est typiquement toi, hein. Toujours à vouloir montrer que tu es meilleur que tout le monde, que tu ne fais jamais d'erreurs. Allez, dégage, fais donc ce que tu veux. » Tu aboies à ton tour, mais tu ne prends pas tes grands airs, tu fais comme si tu t'en foutais, tant pis, tu vas juste retrouver ta liberté, alors, franchement, est-ce un mal pour un bien au final ? Peut-être. C'est un peu ce que tu veux, Reggie, retrouver ta liberté, mourir, certainement pas, mais ta liberté, tu l'as désir à tout prix et pourtant, tu restes encore là. Tout comme Shawn, qui ne bouge pas, qui ne court pas retrouver le conseil pour leur dire ce que tu es en train de foutre ici. « Et je fais ça pour quoi ? Pour le plaisir ? Peut-être. Peut-être que j'ai ouvert un trafic. Tiens, tu m'as démasqué. Toutes mes félicitations ! » Tu commences à applaudir de façon sarcastique, tu exagères dans tes applaudissements, le ton de ta voix, s'est fait sentir aussi. Tu t'arrêtes, histoire de ne pas attirer d'autres pigeons dans le coin. Tu commences à rire en secouant la tête, un peu désespéré de la situation, de ses accusations. Non, tu n'as pas replongé, mais c'est sûrement ce qu'il pense. « Allez, dis-moi, je sais que tu meurs d'envie de le crier, de me balancer cette phrase au visage. » Reggie, tu commences un peu à perdre patience, ton bras commence à s'engourdir, ta douleur va bientôt revenir, alors, tant pis, mais toi, tu as besoin de ses pilules, tu te remets à fouiller.
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MessageSujet: Re: Take my mind, take my pain ~ Reggie    Dim 11 Juin - 0:52




Take my mind, take my pain
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Reggie, il est pris au piège. Pris en flagrant délit. Tu pensais qu'il comprendrait la bêtise de ses actes, qu'il remettrait les médicaments en place et qu'il s'en irait aussitôt. Mais il reste là et ne perd rien de son aplomb. Son regard céruléen ne fuit pas le tien. Ses paroles te provoquent. Comme si tout cela n'est que l'un de vos nombreux jeux. C'est ce que tu essayes de te dire. Tentant d'oublier l'idée que si ce n'était pas toi mais quelqu'un d'autre qui l'aurait trouvé, il aurait été livré au Conseil. Peut-être exécuté. Quel imbécile. Tu ne comprends toujours pas ce qu'il lui est passé par la tête. Tu a remarqué qu'il ne sent pas vraiment à sa place ici. Est-ce qu'il cherche à être viré de Lafayette ? Aspire-il à retrouver sa liberté ? Cela ne te surprendrait même pas, bien que tu détestes cette idée. En tout cas, Reggie se moque ouvertement de toi. Tu lui offre un sourire redoutable en retour. Tu as failli perdre le contrôle tout à l'heure. Un instant, ta colère et ton inquiétude ont brisé les apparences. Mais c'est réglé. Tu n'as jamais laissé tes stupides émotions te guider, ce n'est pas aujourd'hui que cela va commencer. Alors tu n'as plus qu'une option, entrer dans son jeu. Ou plutôt y plonger et lui rappeler qui tu es. Tu fais un pas de plus. « J'ignorais que tu étais un adepte des fessées. Tu fais ce que tu veux de tes fesses, mais tentative de vol, tendance masochiste, tu as d'autres vices cachés à me dévoiler ? » Paroles ironiques. Si Reggie tente de jouer, il doit s'attendre à ce que tu répliques.

Un sourire en coin étire tes lèvres lorsque tu entends ses mots. Il méprise tes relations avec le Conseil. Tu sais que rien que pour ça, il ne te fera jamais confiance. Il ne porte pas le Conseil dans son cœur, comme de plus en plus d'habitants de Lafayette. Mais tu espérais qu'il resterait en dehors de toutes ces histoires. Pour sa propre survie. Mais tu l'observes et tu sais ce qu'il fait ses derniers temps. Tu l'as vu traîné avec des gens, des "rebelles". Utopistes, anarchistes, ou quelles que soient leurs motivations, ce ne sont rien d'autres que des fauteurs de trouble. Des gens qui sont prêts à détruire la sécurité que vous avez ici, pour soit disant plus de libertés. La seule chose qu'ils vont vraiment faire, c'est faire courir Lafayette à sa perte. « Tu essayes sérieusement de me faire passer pour le méchant de l'histoire alors que c'est toi le cambrioleur ici ? J'étais juste venu faire mon boulot. Et figure toi que le "chien du Conseil", comme tu m'appelles, ne t'a toujours pas dénoncé et n'a pas l'intention de le faire. Tu devrais être en train de me remercier.  » Tu viens d'affirmer que tu ne le dénoncerais pas. C'est la première fois depuis longtemps que tu fais quelque chose contre ton intérêt personnel.  Que tu prends des risques pour quelqu'un d'autre que toi. Premier signe de faiblesse ? « Ne te fais pas d'illusion, je ne fais pas ça pour toi. Mais je me suis habitué à toi et tu es plutôt divertissant, alors j'ai aucune envie qu'on me foute un nouveau colocataire dans les pattes. » précises-tu.

Puis tu soupires une seconde. Il compte vraiment te rendre la tâche le plus difficile possible ? Il essaye de jouer avec tes nerfs, prétend faire ça pour un trafic de médocs. Tu ne réponds pas cette fois-ci. Tu attends. Peut-être va-t-il enfin avouer la raison de sa présence ici. Mais il semble s'impatienter, évidemment il aurait préféré que tu n'interviennes pas au milieu de son affaire. Mais tu es bien content d'être là et de pouvoir l'empêcher de faire cette connerie. « Je pense que tu es là car tu as rechuté. Ou que tu es sur le point de rechuter. » L'explication la plus probable. Mais pas la meilleure. Cette fois-ci, tu ne te moques pas, ni ne cherches à le provoquer. Tu veux simplement la vérité. Pas de mensonge pour une fois. Plus d'hypocrisie. Si tu fais erreur, tu veux le savoir. Tu serais même soulagé de savoir qu'il n'est pas retombé dans son addiction. Mais tu ne parviens à déterminer si son attitude est un aveu de culpabilité ou si c'est le signe de son énervement à cause de tes accusations. « Je ne compte pas te dénoncer, alors j'estime avoir le droit de savoir ce que tu fais ici. Dis-moi pourquoi tu as besoin de ces médicaments et après on avisera. » Cela sonne presque comme un ordre. Tu le vois même recommencer à chercher dans les caisses. Tes paroles semblent inutiles. Alors, ta main s'approche de son bras. Comme si tu allais l'empêcher de prendre ces médicaments. Mais au lieu de ça, tes doigts effleurent lentement sa peau. Tu changes ton regard. Plutôt que de donner des ordres, tu as en réserve des moyens beaucoup plus efficaces. Tu continues d'effleurer sa peau et t'approches au maximum de lui. Instaurant une dangereuse proximité avant de susurrer quelques mots. « Ça t'amuse de jouer au caïd, Reinhart ? » Tes yeux obscurs fixent ceux clairs de ton colocataire. « J'ai l'impression que tu ne sais pas à qui tu as à faire.»

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MessageSujet: Re: Take my mind, take my pain ~ Reggie    Mar 1 Aoû - 1:15


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Tu lèves les yeux à ses paroles. Il parle de vices, comme s'il était blanc comme neige. Tu sais bien qu'il est tout le contraire et qu'également, tout le monde à ses petits secrets. D'ailleurs, ce que vous avez fait ensemble, est puni par la loi dans plusieurs pays, même condamné à mort. Heureusement, ces lois n'ont plus aucune valeur, mais pour dire, que c'était tout un péché. « Je préfère garder le mystère sur le reste. » Finis-tu par lui dire afin de laisser planer le doute face à sa question. Tu n'aimes pas vraiment te dévoiler, alors, de toute manière, que tu préfères te taire à ce sujet. Tu sais qu'au fond de toi, il y a aura toujours une certaine méfiance envers lui, comme envers les autres personnes de camp. Tu as appris à faire confiance à personne. Peut-être, est-ce la faute de ton père, de son abandon, tu l'ignores, mais aussi loin que tu t'en souviennes, tu as toujours été ainsi, Reggie. Tu l'écoutes parler, tu es sérieusement en train de penser que c'est une vraie pie, qu'il doit sûrement adorer s'écouter parler, mais tes oreilles commencent à saigner invisiblement. Tu ne le crois pas. Tu n'es pas un simple divertissement, tout le monde peut passer à autre chose quand on s'amuse, après tout, ils ne sont pas seuls au monde, il y a d'autres personnes alentour d'eux. Et puis, au fond, vous ne vous connaissez pas si bien que cela. Certes, vous vous connaissez d'avant toute cette merde, mais quand même, rien de profond.

Tu roules les yeux. Tu t'en doutes, il t'accuse d'avoir fait cette chose, cette chose que tu as faite dans le passé. Tu voudrais le frapper, mais tu lui donnerais raison, ce que tu n'as guère envie de faire. Tu n'es pas drogué, enfin, tu es propre aujourd'hui, et ce, depuis un long moment. « Tu sais que je n'ai aucun compte à te rendre ? Je veux dire, t'es qui au fait ? Mon père ? Ah ouais, même celui-là, je n'ai rien à lui, parce qu'il a disparu de la surface de la terre. Tu n'es rien. Je n'ai pas à me justifier. Va, va courir auprès de la milice et des autres, sérieusement, je n'ai rien à perdre. » Tu deviens un peu énervé, mais tu restes calme, d'une certaine manière. Tu n'aimes pas que l'on te dise quoi faire, tu n'as pas demandé conseil ou d'avis. Et comme tu le dis, tu n'as rien à perdre, ta vie ? Peut-être bien, mais ce n'est qu'une vie, qu'un corps, un bout de chair qui finira par pourrir un jour ou l'autre. Tu n'as aucun intérêt à l'écouter, tu poursuis ce que tu faisais avant son arrivée, mais te stoppes, tu es prêt à te défendre, à riposter. Tes sourcils se froncent en le voyant toucher ta peau de cette manière. C'est le monde à l'envers. Il joue à un jeu dangereux, te croyant faible, idiot, assez con pour tomber dans le panneau. Ton corps se retourne vers lui, pour lui faire face tout en le fixant dans les yeux. Tu glousses. « Franchement, on n'est plus au lycée. Tu crois que ça fonctionne avec moi ? Que tu peux m'intimider ? J'étais policier, je te signale, ça ne fonctionne pas avec moi. » Et t'étais un sauvage, les autres n'avaient pas intérêt à te faire chier, l'impulsivité incarnée. Tu sépares cette distance en effleurant tes lèvres contre les siennes puis tu souris d'une façon provocateur. « Va te faire mettre. » Dis-tu lentement, presque lettre par lettre, histoire qu'il puisse bien entendre tes paroles. Tu le repousses assez fort, assez pour que cela te provoque une douleur au bras. Tu grimaces sans te rendre compte et t'éloignes de quelques pas. Tu serres les dents, ta douleur est revenue en pire. Tu sais que tu as besoin d'antidouleurs, tu en as grandement besoin et tu vas finir par tout péter dans ce garage. Ta respiration devient plus lente, mais plus rapide, tes battements de cœur te font te sentir mal et de la sueur commence à apparaître sur ton front. Tu appuies sur ta propre blessure, sans te rendre compte qu'elle se met à saigner.   
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