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 Brick by brick / Primrose

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MessageSujet: Brick by brick / Primrose   Lun 8 Mai - 20:08

Lee n’eut même pas quelque seconde pour lui qu’une tête apparut en haut des remparts. Ce qui n’échappa pas au regard de Morrison qui se mit à agiter bêtement la queue, le museau en l’air. Il n’avait encore rien dit que le militaire soupirait déjà. « Bonjour chef ! » Pendant un instant, il pense à l’ignorer et prétende qu’il est trop occupé à faire le point sur son équipement. Puis il l’imagine carrément descendre pour taper la discussion dans le seul but de bien se faire voir. Un détail dont il s’était rendu compte qu’après les remarques de Saul. Depuis, il avait l’impression de voir que ça. « Johnson, qu’il se contente en guise de bonjour. Je vois que tu bosses même avec la cheville en vrac. » Une simple constatation qui, mettant qu’il s’entend parler, sonne comme un compliment déguisé. Et ça ne loupe pas. L’homme ne tarde pas à se vanter d’être en service malgré tout et surtout, de ne pas avoir fini au trou. Lee roule les yeux derrière ses lunettes de soleil. Il ne peut s’empêcher une ou deux mimiques agacés qui de toute façon échappe au regard de Johnson depuis son perchoir. Ce dernier ne s’arrête pas et c’est finalement l’arrivée de Primrose qui sauve le conseiller. Il l’ignore aussitôt, faisant quelque pas pour arriver plus vite à la rencontre de la médecin. « Enfin prête ? » L’idée de lui voler un baiser est tentant mais il se contente seulement de le désirer silencieusement en se pinçant les lèvres. Ils avaient rendez-vous devant le portail pour une expédition dont il avait donné peu d’information. Il avait demandé son aide seulement la veille pour s’assurer qu’un imprévu ne s’impose pas entre eux, elle qui devait toujours courir après les blessés du camp.

« Ça fait un moment que t’es pas sortie non ? » Il lui adresse un sourire qui semble en vouloir dire plus que sa question avant de disparaître dans son dos. Ses yeux inspectent son équipement, se permettant au passage de serrer un peu mieux les sangles de son sac. Si elle devait se mettre à courir, chose qu’il n’espérait pas, il valait mieux qu’elle ne soit pas gênée. Il est persuadé qu’elle sait bien tout ça, mais que le manque de pratique amenait à des oublis. Il se saisit de sa radio pour tester leur fiabilité et l’approche près de ses lèvres. « Tu te souviens encore des procédures ou j’dois faire comme pour les petits nouveaux ? » La question fait écho dans la radio de la médecin, ce qui ne manque pas d’arracher un sourire au militaire. Il la taquine, bien obligé de jouer au plus malin pour une fois qu’il en savait bien plus qu’elle. Après avoir pris toutes leurs assurances, Randy siffle son chien pour le rappeler à ses pieds puis d’un signe de main, ordre l’ouverture des portes.

Il ne s’inquiète pas de voir l’animal se balader ici et là comme bon lui semble. Il savait qu’il resterait à ses côtés, d’autant plus si Primrose était dans les parages. Il craignait encore moins qu’un cadavre ambulant ne lui tombe dessus. Non seulement parce qu’il était craintif sous ses airs de chien sociable mais surtout parce qu’il aboyait avant même qu’un de ces monstres le repère. « On a fouillé le secteur avec Saul la dernière fois. C’est celui qui est resté le plus intacte je dirais. Il y a bien un rôdeur qui traîne de temps en temps mais pas de horde ou autre truc bizarre. » Et par ça, il entendait tout et n’importe quoi. Ils étaient déjà tombé sur des cas vraiment glauque qu’il n’avait pas vraiment envie de citer. Alors qu’ils déambulent entre les carcasses de voiture, il pointe du doigt les différents endroits du quartier qui seraient intéressant à réinvestir. Cette idée d'agrandir le camp trotte dans la tête du militaire depuis un moment. Il l’avait déjà évoqué à chaque conseiller sans vraiment qu’ils ne tiennent de débat autour de ça. Malgré tout, Lee s’y croit déjà, d’un enthousiasme dont il faisait rarement preuve derrière les remparts du camp. « On arrive au plus intéressant. Ferme les yeux. » Le brun se plante devant elle, tout à fait sérieux. Il hausse un sourcil le temps qu’elle s'exécute avant de finalement lui demander de mettre ses mains devants ses yeux pour s’assurer qu’elle ne tenterait rien.

Les mains sur ses hanches, Randy la guide jusqu’à tourner à un croisement soit à peine quelques mètres de là. « Morrison te surveille. » Qu’il lance alors qu’il l’abandonne un instant. Un bruit de jeu de clé, d’épaisses chaînes tombant une à une puis un grincement de porte. Le militaire jette un coup d’oeil par-dessus son épaule pour s’assurer qu’elle couvrait toujours son visage avant de vérifier l’état des lieux. Comme ils les avaient laissés. « Et voilà. Alors qu’il lui donne l’autorisation d’ouvrir il vient se mettre à ses côtés pour regarder la bâtisse. C’est la maison de retraite qui a été évacué avant l’arrivée des militaires. Elle est pas très grande mais… Elle est toujours grande que l’infirmerie actuelle. » Le menton en l’air, Randy observe un moment la maison qui n’a rien d'extraordinaire mais qui pourrait peut-être un jour remplacer l’actuel dans laquelle on se sentait particulièrement à l’étroit. Il hoche la tête en direction de l’entrée ouverte pour l’inviter à le suivre à l’intérieur. « Je me rend compte maintenant que tu t’attendais peut-être à quelque chose de plus incroyable après tout ce cinéma. Mais c’est Saul qui a eu l’idée, je trouvais pas ça mauvais. Pour la maison je veux dire, pas pour fermer les yeux. »
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MessageSujet: Re: Brick by brick / Primrose   Mer 24 Mai - 17:47

L’idée de se coiffer, de même passer une main nonchalante dans ses cheveux ne lui traverse même pas l’esprit. Elle noue sa tignasse d’ébène au sommet de son crâne, formant une petite couette qui lui donne un air espiègle, la rajeunit instantanément de quelques années malgré ses traits tirés. Primrose avait troqué son habituel sarrau contre des vêtements d’occasion – car, oui, pour la première fois depuis plusieurs mois, elle allait mettre le nez hors des fortifications. Elle avait passé les premières heures du matin à s’assurer que l’infirmerie continuerait de tourner sans elle, comme une mère qui couve sa progéniture avec inquiétude, parfaitement consciente que tout le monde saurait se débrouiller en son absence. Elle avait réussi à rassembler un florilège de professionnels et d’apprentis à qui elle faisait pleinement confiance; aussi finit-elle par quitter la maison en direction du point de rendez-vous, sac sur l’épaule, armée jusqu’aux dents. Comme dans le bon vieux temps.

« Prête, prête », l’assure-t-elle avec un sourire alors qu’elle trottine jusqu’au conseiller. La réponse à la question n’est pas instantanée. Elle prend quelques instants pour se remémorer la dernière fois qu’elle est sortie, consciente que, de toute manière, elle était plus utile à l’intérieur qu’à l’extérieur. « Au moins un an, je dirais. Je suis sûre que ça me reviendra très vite », plaisante-t-elle finalement, laissant Randy serrer les sangles de son sac docilement. Primrose agite les doigts dans le vide en sifflotant et il ne suffit que d’une seconde pour que Morrison vienne réclamer sa dose d’amour quotidienne. « Sir, yes, sir. Over », qu’elle finit par faire contre le récepteur de la radio, sourire aux lèvres, alors que les portes s’ouvrent devant eux deux. Son cœur fait un bond dans sa poitrine, un mélange d’adrénaline et d’engouement – un peu d’appréhension, aussi, mais elle ne l’admettrait pas de sitôt. Il y avait si longtemps qu’elle n’avait pas tenu une arme qu’elle avait presque craint d’avoir oublié, or, force était de constater que des réflexes imprimés depuis plus de la moitié de sa vie ne s’oubliaient pas de sitôt.

Pour la première fois, Primrose se sent réellement investie dans son rôle de conseillère. Elle était consciente qu’elle avait hérité d’un poste sans doute simplement en raison de son éducation militaire et de ses capacités à prendre des décisions éclairées concernant les ressources médicales et pharmaceutiques; personne ne lui demandait réellement son avis en ce qui avait trait au reste, et ça lui convenait. Toutefois, elle absorbe avec intérêt toutes les informations que Randy partage avec elle, détaille autant que possible les bâtiments, les recoins qu’il lui désigne, et elle se croit momentanément dans un circuit touristique post-apocalyptique. Quelque part, c’est l’enthousiasme de Randy, dont elle n’est que trop rarement témoin, qui accapare le plus son attention; elle l’observe discrètement, un pas ou deux derrière lui. « Hein? » L’exclamation suit immédiatement la commande. Fermer les yeux? Ça lui semblait contre-productif, surtout dans un tel environnement. Pourtant, c’est la confiance qu’elle a envers Randy qui la fait obtempérer : elle range son arme soigneusement, posant ses doigts collés contre ses paupières closes. Primrose n’aime pas la sensation d’être aveugle, perdue dans un monde inconnu; les mains de Randy sur ses hanches suffisent toutefois à lui donner un peu de contenance le temps qu’il la dirige vers la pièce maîtresse, ce secret qui n’attend qu’à être révélé. Il s’éloigne et elle fige aussitôt, le croyant sur parole lorsqu’il mentionne Morrison, ne réprimant pas un petit sourire amusé.

Le tintamarre lui fait un peu peur; le bruit des chaînes n’attirerait-il pas les rôdeurs, s’il y en avait dans les environs? Pourtant, ça ne semble pas angoisser Randy, qui lui donne finalement l’autorisation de récupérer la vue. Nerveuse, elle baisse les mains, les paupières toujours fermées, puis finit par les ouvrir, posant les yeux sur la bâtisse qui se tient devant eux. Elle est dans un état remarquable, il va sans dire, malgré les débris qui jonchent le pavé et les rues autour.

« Madre mía. » Le souffle est presque inaudible alors qu’elle s’émerveille, les yeux écarquillés. Elle fait quelques pas vers la porte ouverte, sur les talons de Randy, sans même s’en rendre compte, comme happée par les promesses que lui murmure la découverte qu’elle venait de faire. Laissant momentanément le conseiller en plan, elle fait quelques pas dans la maison de retraite, observant les environs. Tout est relativement intact, sinon usé par le temps, la vermine et la poussière. Primrose fait glisser ses doigts sur le comptoir de l’accueil, sur le calendrier figé dans le temps, sur l’électronique qui, bien que poussiéreuse, pourrait être encore un peu fonctionnelle. Ses pas font écho dans le couloir et elle disparaît dans une chambre. Ça sent l’humidité, preuve que l’endroit a été relativement intouché, l’air stagnant s’imprégnant dans la tapisserie et dans la literie. Rien qui ne pouvait pas être amélioré, remis en ordre. Si seulement elle était un peu plus proche du centre du camp…

« Je sais pas quoi dire. » Elle est émue, c’est évident, même si elle tente de ne pas le laisser paraître. Ce n’était pas un cadeau pour elle, c’était pour le bien de tout le camp, et pourtant, elle aimait à croire qu’il n’y aurait pas eu toute cette mise en scène s’ils n’avaient pas su qu’elle en serait toute retournée. Son stoïcisme naturel est remplacé par une version édulcorée : un regard tendre, la voix vaguement chevrotante, les yeux qui n’arrivent pas à s’arrêter sur un point en particulier. Elle veut tout observer. Primrose aimerait pouvoir hurler qu’elle a les meilleurs amis du monde, qu’ils n’ont probablement pas la moindre idée de l’effet qu’a l’attention sur son humeur, rien que de savoir qu’ils pensent à elle, parfois, même quand elle est loin. Or, elle n’en fait rien, se contentant de poser une main sur le mur pour s’y appuyer, l’autre repoussant une mèche de cheveux rebelle hors de son champ de vision. « À quel point vous avez exploré l’intérieur? J’ai envie d’une chasse au trésor. » Un petit sourire apparaît sur ses lèvres. Elle tend la main vers le conseiller, agitant ses doigts comme pour l’inciter à venir y glisser les siens.
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MessageSujet: Re: Brick by brick / Primrose   Mer 7 Juin - 20:55

L’exclamation espagnole n’échappe pas à Randy mais il baisse rapidement la tête pour cacher un sourire qu’il n’arrive pas à retenir. Il n’estimait pas vraiment pas la valeur de sa surprise qui n’avait qu’un intérêt utilitaire, aussi essentiel soit-il. Alors il est gêné oui mais aussi fier de ne pas avoir loupé son coup. Il reste dans l’entrée, au croisement de toutes les pièces que la conseillère s’empresse d’aller visiter. Il la suit du regard, elle et Morrison qui prenait ça pour un jeu que traverser toute la bâtisse. Elle disparaît et revient, Randy a l’impression de voir une enfant qui découvre son nouveau terrain de jeu. Il chérit l’instant, celui où ils cessaient deux minutes d’être les derniers piliers d’un monde en ruine. De simple survivant qui savaient se réjouir du peu quand ils n’avaient rien, et ce sans que personne ne leur reproche quoique ce soit.

« Il n’y a pas grand-chose à dire. » Randy hausse les épaules, plus que modeste. Il est simplement heureux d’avoir fait son bonheur. Son regard file ici et là, à la recherche de détail qu’il aurait manqué, le genre de détail qui pouvait gâcher leur enthousiasme. Mais il en est rien et c’était mieux. « On a rapidement fait le tour juste pour s’assurer que c’était vide et sécurisé. » Ce qui expliquait les chaînes à l’entrée, pour dissuader tout survivant qui passerait par-là d’y faire son nid le temps de leur retour. Il met quelques secondes à saisir sa main, non pas par timidité mais pour figer le sourire qu’elle porte sur ses lèvres dans sa mémoire. Il sait qu’elle le rangerait aussitôt une fois de retour à Lafayette. « C’est toi le capitaine désormais, je te suis. » Ses doigts se lient au sien et il se laisse doucement emporter par la jeune femme. Ils empruntent les escaliers pour découvrir l’étage tout aussi grand et intacte que le premier. Il y fait plus sombre. Chaque rideau étaient baissés comme si quelqu’un avait pris soin de tout fermer avant de s’en aller en vacance pour toujours.

Traversant les pièces, sa main toujours dans la sienne, Lee se laisse guider par les envies du médecin. Il imagine au fur et à mesure les différents changements qui pouvaient être apporté avant de lui en faire part. Il sait qu’elle a le regard plus porté sur le matériel disponible, alors que lui observe les cloisons, la toiture. Un vieux réflexe transmis par son père quand ils arrivaient sur des chantiers. « Je me demande si on du matériel pour faire quelque travaux. » Lafayette était une ville qui se tenait très bien. Il n’y avait qu’à voir l’état du camp, voir du quartier non occupé. Il était parti assez loin en expédition pour voir que les villes ne résistaient pas aussi bien à l’absence de l’homme. « Rien d'extravagant mais ça pourrait optimiser les lieux selon ce dont vous auriez besoin. » Seule la conseillère serait lui dire si ça valait vraiment le coup. Les bâtiments hospitaliers ce n’était pas vraiment son truc, même en tant que patient. Il n’y passait que très rarement et heureusement pour lui.

Ils terminent leur chemin dans une grande salle ouverte que l’on devinait assez facilement être une salle de repos. Les bibliothèques longeaient les murs, plusieurs canapés et fauteuil étaient éparpillés ici et là pour plus de tranquillité. Il y avait aussi un amas de carton, pleins et vides, signe que l’on commençait à vider les lieux. La plupart des affaires avaient été regroupé ici. Morrison s’empresse de plonger sa gueule dans ceux qui sont à sa portée, attiré par des odeurs dont il était le seul intéressé. Séparé de Primrose, Lee s’avance vers un amas de carton, draps, livre qu’il dégage un à un. Il a repéré bien plus intéressant. Il lève le couvercle avec prudence après s’être assis sur un coussin poussiéreux. Soudain, des notes de piano s’élèvent dans la pièce, une puis deux pour s’assurer que l’instrument fonctionne. Le brun prend mieux ses aises et se met pianoter maladroitement pour reprendre une habitude oubliée. Son chien revient à lui et c’est alors que l’air d’une musique de The Doors lui revient. Les premiers accords sont faux et, après quelques secondes, finissent par trouver une harmonie. « People are strange when you're a stranger, faces look ugly when you're alone » Il s’y reprend à plusieurs reprises, mais la mélodie est là. « Women seem wicked when you're unwanted, streets are uneven, when you're down » Avant de s’arrêter, peu convaincu de lui-même. « Je crois que j’aurais préféré trouver une guitare. Ça aurait été moins déprimant. Et j'aurais été moins nul. »
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