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 Two Jerks in the Apocalypse | Hannikia

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MessageSujet: Two Jerks in the Apocalypse | Hannikia   Lun 17 Avr - 13:22

Two Jerks in the Apocalypse
Berekia ✧ Hannibal
La solitude à laquelle faisait face Hannibal durait depuis des semaines. Il ne saurait dire combien, ayant abandonné le compte des jours un ou deux mois seulement après le début de l’épidémie. Cette solitude, il avait fini par l’apprécier. Le comportement que certains avaient adopté dès lors que le monde eut sombré et les quelques rencontres faites ces derniers mois ne l’inspiraient guère. Et chercher un groupe auquel se greffer n’était pas dans ses objectifs, loin de là puisqu’il les évitait. Rejoignant rarement de petits groupes, uniquement lorsqu’il était dans des situations insurmontables seul, les quittant quelques jours après -et se servant parfois dans les ressources dont disposaient ses hôtes. L’adaptation à ce nouveau monde avait été ardue mais la survie avait finalement primé sur la morale bien qu’agir ainsi le faisait se détester. Il n’était pas comme ça, Hannibal. Il ne pillait pas pour le plaisir. Il ne cherchait pas à terroriser ceux qui étaient plus faible. A quoi cela l’aurait avancé de toute manière ?

L’homme avait prit la route en direction du centre du pays, espérant peut-être trouver autre chose dans des coins moins urbanisés. Cependant, cela avait aussi pour inconvénient qu’il devait souvent bouger. Les commerces n’étaient pas approvisionnés et trouver de quoi se nourrir quotidiennement était devenu compliqué. La présence des morts l’empêchait de toute manière de demeurer longtemps dans un même lieu, car si en éviter trois ou quatre n’était pas un soucis, naviguer parmi une horde, même recouvert de sang, était risqué. Pas qu’il était réellement soucieux de sa propre survie, mais une mort douloureuse ne le tentait pas vraiment. Pas du tout même.

Malgré tout, Hannibal avait fini par se retrouver au Kansas. Les voyages étaient longs, se faisant parfois à pied. Démarrer une voiture autrement qu’à l’aide des clefs était une chose inenvisageable pour le blondin. Outre son léger passif de bagarreur dans certains quartiers de Boston, il n’avait rien d’un voyou et voler une voiture, crocheter la porte d’une habitation se trouvait être en dehors de son domaine de compétences. Il avait pu rouler une bonne centaine de kilomètres au total avec la précédente voiture, jusqu’à ce que le manque d’essence immobilise le véhicule pour de bon. Alors il progressait désormais à pieds. Les lieux étaient calmes et il n’avait pas encore croisé d’affreux, ne lui laissant pas l’occasion de se barbouiller de sang pour passer inaperçu aux yeux et à l’odorat des voraces.

L’allemand se mouvait lentement, regardant où il mettait les pieds pour ne pas se laisser surprendre par un rôdeur qui l’aurait attendu à un coin de rue. Des bruits de pas, inhabituels, plus rapides et moins désordonnés que ceux des morts attirèrent son attention alors qu’il se trouvait dans une ruelle, à l’abri d’une quelconque menace et avec une possibilité de retraite dans le cas où les choses se passeraient plus mal que prévu. Normalement, l’homme se serait contenté de rester dissimulé dans l’allée, laissant l’autre se débrouiller. Chacun sa merde comme on dit. Cependant, il avait seulement pressé un peu le pas pour voir ce qu’il se tramait.

Chose qu’il n’eut pas de le temps de faire tandis qu’Hannibal se vit heurter par celui qui devait être l’auteur des bruits de pas. Projeté au sol par l’impact plutôt violent, la seule chose que notre homme était parvenu à faire ne semblait en rien une idée de génie. Bien au contraire. Alors qu’il chutait, il s’était saisit de l’autre, l’entrainant avec lui. Le fait qu’il puisse se retrouver sous l’inconnu n’avait pas vraiment été calculé. Le lourd atterrissage lui arracha un grognement, suivit d’un élégant juron. « Scheiße ! » Le mot avait franchit ses lèvres sans qu’il ne s’en aperçoive vraiment, comme un mauvais réflexe de langage. A vrai dire, que son langage soit fleuri ou bien poli et distingué, il s’en fichait royalement. Au point où ils en étaient, la politesse et les bonnes manières n’étaient plus vraiment des priorités.
© Starseed
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MessageSujet: Re: Two Jerks in the Apocalypse | Hannikia   Lun 17 Avr - 21:53

two jerks in the apocalypse.

hannibal
&
berekia
Tout était réduit à néant. Cendres et poussières, la désolation du monde n'avait pourtant rien de surprenant. L'ordre n'avait jamais été entretenu correctement, non pas l'ordre de la justice mais celui de l'équilibre. Les infimes éléments servant à éviter les catastrophes de ce type où aucune âme vivante n'errait en ces rues désertées si ce n'était Berekia. La cadence lente, les sens aux aguets, les entrailles légèrement nouées. La situation ne le réjouissait guère sauf qu'après quelques mois, il fallait faire face à la triste vérité. Peu importait comment les nouvelles étaient passées et avaient révélé au monde entier que tout sombrait. Peu importait les quelques espoirs qui avaient subsisté pendant les premiers mois où tout n'avait été qu'évacuation, regroupement, zone de quarantaine. C'était l'heure de ne plus se voiler la face tout en tentant désespérément à s'accrocher à tout ce qui passait. La funèbre réalité. Il n'avait jamais été foncièrement optimiste si ce n'était qu'il n'avait jamais été véritablement pessimiste. Un entre deux qui semblait trop terre-à-terre pour éviter d'être franc. Il était par ailleurs certain de ne plus tomber sur de véritables survivants bien qu'il n'en avait pas grand chose à cirer. Plus de famille, pas d'amis, un palace envolé après que le ratio ait tourné au désastre avec une surpopulation de zombies prenant leurs aises là où il avait fait couler le premier sang. Enfin, pouvait-on parler de sang lorsque les porteurs n'étaient même pas conscients du liquide qui coulait dans leurs veines, était censé leur donner la vie ?

Les songes l'avaient alors habité lors de ce long trajet solitaire. Croiser personne ne le dérangeait cependant pas, profitant de ces instants pour.. vivre. D'une certaine façon, dans une totale liberté. Ça ne lui avait jamais été offert autrefois, lorsque la terre vrombissait. L'indécente humanité désormais balayée. C'était déplacé mais ça lui était apparu comme l'immaculée opportunité d'expérimenter ce qu'il n'avait jamais tenté. Observer les étoiles, piller dans les mesures du nécessaire puisqu'il ne voyait pas l'utilité de saccager pour le grand plaisir de mettre à mal les commerces dans lesquels il entrait, visiter. Habitué au voyage mais pas trop, il découvrait les vastes horizons des États en alternant la marche et l'emprunt de voitures. Une clé trouvait par-ci, un coup de contact par-là, il usait des seuls atouts qu'il couvait dans ses manches. La survie n'en faisait clairement pas partie. Comme le prouvait cette magnifique situation où il zigzaguait dans la rue en priant ses pieds de ne pas merder alors qu'il courrait. Trottinait. Marchait très vite avec détermination pour ne pas finir dans le même état que le truc qui le poursuivait en clair. Ça n'avait pas été prévu et à le voir comme ça, on se demandait comment il avait fait pour survivre jusque-là. La réponse c'était que.. eh, il ne savait pas lui-même. Des petits miracles successifs a contrario du gros malheur qu'il percuta de plein fouet, l'arrêtant en pleine course tandis que son attention se détournait momentanément du zombie pour se focaliser sur ce qu'il se passait.

Le monde tourna, à l'allure d'un manège qui pivotait sur lui-même, dans un ralenti digne des plus grands films qui existaient. Il ne s'y était pas attendu malgré les alentours peu accueillants, le cœur battant et son corps se tendant, prêt à se battre. La situation semblait déjà si ridicule qu'il se serait surpris à rire s'il n'avait pas été aussi occupé à tomber, sa chute bien amortie par la chose qui l'avait agrippé. C'était quoi cet automatisme d'entraîner les gens d'ailleurs ? Son nez se retroussa, un mécontentement qu'il ne tentait même pas de cacher alors que sa main allait heurter la joue de ce qu'il pensait être un walker. Il aurait même hurlé un petit slogan honhon, pas ce soir mécréant, la mort n'a point sonné !, et rien à faire qu'il faisait encore jour. Sauf qu'il n'était primo, pas du genre à s'époumoner dans des rues pleines de morts et que secondo, pas face à une quelconque forme de danger imminent. Pas de dents crasseuses qui n'attendaient que de s'enfouir dans ses tendres membres. Pas d'odeur putride, ni de yeux caverneux. Une joue, qui claqua. L'étonnement, comme si c'était lui qui venait de se faire agresser. « An ag fuck.. » la réaction la plus primaire lorsqu'il entendit une langue inconnue. Il se sentait comme un étranger. Peut-être l'était-il dans le fond. Ça n'avait pas d'importance, l'incompréhension n'en avait pas non plus, il était tellement perturbé qu'il demeura dans cette position. Allongé contre l'autre. La chaleur humaine, la surprise de réentendre quelqu'un parler. Berekia resta de marbre dans une presque contemplation de celui qu'il écrasait, un allemand de ce qu'il en comprenait, comme s'ils ne risquaient absolument rien en restant à deux entremêlés dans une ruelle qui ne tarderait à se remplir. « Ní féidir leat a bheith fíor. » Une douce constatation, la voix ferme bien qu'intriguée. Sans gêne il osa tendre la main, cette même main qui l'avait frappé, pour lui tripoter le visage. Un simple geste pour s'assurer que ce qu'il vivait n'était pas une cruelle blague.

camo©015
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MessageSujet: Re: Two Jerks in the Apocalypse | Hannikia   Jeu 1 Juin - 23:11

Two Jerks in the Apocalypse
Berekia ✧ Hannibal
Présentement, fréquenter des humains, bien vivants et qui ne cherchaient pas à le bouffer ne lui manquait absolument pas. Plus que ça, il regrettait la solitude dans laquelle il se complaisait depuis le début de l’épidémie. Pas de décisions à débattre en groupe, personne à surveiller si ce n’était sa propre personne. C’était juste lui, le calme des rues et les morts qui déambulaient. Sa vie n’avait d’ailleurs jamais été aussi simple. Bien sûr, il y avait toujours ces moments où un peu de compagnie n’aurait pas été de trop, ne serait-ce que dans ces moments où la situation devenait plus que critique et qu’une lame supplémentaire n’aurait pas fait de mal. Alors maintenant, tandis qu’il se trouvait sur le dos, le souffle coupé par l’impact de sa chute et de celle de l’inconnu qui l’écrasait maintenant de tout son poids, Hannibal venait à regretter amèrement de s’être aventuré hors de sa ruelle. L’allemand pouvait au moins s’estimer chanceux de ne pas s’être brisé la nuque en heurtant un trottoir ou une connerie dans le genre.

Et si il s’était attendu à rencontrer le canon d’un flingue braqué sur lui ou une lame contre sa gorge, l’autre paré à mettre fin à ses jours, ce n’est pas tout à fait ce qui l’attendit alors que ses yeux se posèrent sur celui qui le dominait. Il venait vraiment de le gifler ? Dans d'autres conditions, Hannibal aurait très probablement ri. Ou au moins esquissé un sourire bien moqueur face à cet essai foireux. Mais sa position, qui demeurait désavantageuse malgré la maladresse du type, l'empêchait d'apprécier l'aspect comique du moment.  Hannibal s'efforça de refouler la peur qui naissait en lui, peu certain de l'issue de cette rencontre. « Was soll's ? » Si une gifle avait été inattendue, elle lui permit au moins de reprendre un minimum de contenance. Un nouveau juron avait même franchi la barrière de ses lèvres. Et alors que l'autre aurait simplement pu se redresser et accessoirement le laisser respirer, il n'en fit rien. Il restait là, allongé sur l'allemand qui tâchait encore de découvrir si l'homme allait s'en prendre à lui.

Ses prunelles bleues se posèrent sur le brun qui venait de s'exprimer dans une langue qu'il ne connaissait pas, qu'il n'avait jamais entendu. La confusion marquait ses traits et il ne chercha pas non plus à s'en cacher. Ce type devait probablement être l'un de ceux qui avaient perdu la tête avec le début de l'apocalypse. Un de ceux qui avait perdu tout raisonnement logique et qui survivait Dieu seul sait comment. L'hypothèse fut en partie confirmée par la main baladeuse qui se mit à parcourir son visage. Bordel, sur quoi il était tombé encore ? Ou du moins, qu'est-ce qui lui était tombé dessus.

« Ach, was machst du denn ? » L'allemand sonna presque agressif dans sa phrase. L'agacement était présent dans sa voix et se reflétait dans son attitude, de ses sourcils froncés à ses tentatives pour se dégager. Quand enfin il y parvint, il vira d'abord la main qui visitait sa trogne, serrant le poignet peut-être un peu plus fort que nécessaire. D'un mouvement sec de la hanche, les positions furent inversées. Ça avait été facile, peut-être trop. L'autre ne s'était pas réellement débattu. Mais l'idée qu'il ait perdu le contrôle ne serait-ce que l'espace d'un instant, ajouté à la potentielle urgence du moment l'empêchait de baisser sa garde, celui-ci demeurant acerbe. Le blond s'appliquait même à maintenir les poignets de l'inconnu au sol, de chaque côté de la tête de ce dernier. Il montra les dents, crachant ses mots à demi-voix ; il ne voulait pas attirer de morts.

« What the fuck is wrong with you ? » Et ce fut malgré tout un râle sinistre qui le ramena à la dure réalité. L'idée que l'autre eut été en train de fuir n'avait pas traversé l'esprit du blondin, qui redressa le chef, apercevant au passage le rôdeur qui traînait laborieusement sa carcasse vers eux. Il avait l'air isolé, pas de horde à l'horizon ni quoi que ce soit. C'était vraiment ça qui pourchassait ce pauvre type ? Un sourcil levé, il posa un regard empli de jugement sur le fuyard avant de se relever pour faire face au cadavre qui s'était dangereusement rapproché. Sans un mot de plus, il détourna pleinement son attention vers ce dernier, dégainant au passage une lame crantée. Hannibal attendit que le vorace soit sur lui, bloquant son avancée de son bras libre pour ensuite planter l'arme dans le globe oculaire du rôdeur. L'homme ne chercha pas à faire les choses proprement tandis qu'il récupéra le couteau d'un geste sec. Si habituellement il aurait simplement reprit la route, laissant l'étranger se débrouiller pour la suite, cette fois-ci fut différente. Revenant vers l'autre survivant, il se vit tendre sa main libre vers l'inconnu.

« C'mon, get up. » Peut-être était-ce pour se faire pardonner de l'avoir renversé ou quelque chose du genre. Quoi qu'il en soit, il n'était pas réellement certain que ce soit une bonne idée, quoi que la lame encore sanguinolente tenue dans son autre main aurait pu constituer un bon moyen de dissuasion. Hannibal savait que, de toute manière, il aurait reprit la route dans l'heure qui suivrait et ce gars ne serait plus qu'un lointain souvenir.
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