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 (matthew), we are alive, here in death valley.

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ADMIN ▴ KEYS TO THE KINGDOM.
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MessageSujet: (matthew), we are alive, here in death valley.   Lun 6 Mar - 21:00

We’re gonna die It’s just a matter of time.
matthew wheeler et absalon costello
When Rome's in ruins, We are the lions Free of the coliseums. In poisoned places We are anti-venom. We're the beginning of the end Tonight The foxes hunt the hounds  it's all over now Before it has begunAnd we've already won

Encore une fois, il s’était barré sans prévenir son oncle. Il ne savait même plus depuis combien de temps il ne lui avait pas adressé le moindre mot. Il avait pris l’habitude de juste se terrer dans le silence, rentrer et rester assez longtemps dans l’appartement dans lequel ils squattaient, pour qu’au moins, Hector sache qu’il était encore en vie. Hector pouvait bien faire sa vie de son côté et lui de la sienne, ils étaient tous les deux majeurs et vaccinés après tout. Absalon avait déjà l’impression de devenir dingue à devoir rester loin de sa sœur et loin de Kara alors, si en plus il avait fallu qu’il passe ses journées enfermé dans l’appartement d’une inconnue avec pour seule compagnie celle de son oncle, c’était certain qu’il aurait fini pas péter les plombs. Avant l’apocalypse, ça ne l’avait pas gêné tant que ça, les jours qu’il avait pu passer enfermé chez lui parce qu’il ne bossait pas. Mais à l’époque, il avait de quoi se divertir, parce qu’y avait l’électricité, internet, les consoles de jeux et tout ce qui pouvait avec. Maintenant y avait juste le calme plat et des bouquins auquel il ne comprenait rien, dans l’appartement qu’ils occupaient. Qui que soit l’ancienne occupante des lieux – qu’Hector avait l’air de connaitre – elle était diplômée de médecine et ne s’intéressait qu’à ça. Y avait au moins deux trois magazines qui traînaient, la plupart scientifiques, évidemment, d’autres carrément féminins et ça avait semblé être la lecture la plus passionnante qu’il avait dû faire depuis un moment. Tout un article sur comment réussir son maquillage et la mode de l’été à venir – été qui techniquement était passé maintenant – ça avait été vraiment passionnant, assez pour qu’il balance le magazine plus loin et se décide à quitter l’appartement. Il devrait bien réussir à trouver deux trois trucs utiles à ramener, il aurait moins l’air de perdre son temps comme ça.

Il ne savait pas franchement où aller, il était juste sorti sans réfléchir et au moins, l’air frais faisait du bien, même si, évidemment, il était dangereusement attiré vers la partie ouest de la ville, vers ce fichu camp dans lequel il y avait Evalia et Kara, qu’il avait vraiment envie de retrouver. Est-ce qu’on le tuerait sur place s’il s’approchait un tant soit peu des grandes barrières du camp ? Ils en étaient capables, à Lafayette. Il savait bien qu’au pire, il pourrait passer par la brèche dans le mur, il la connaissait bien cette brèche. Mais, il avait trop peur de ce qui pourrait arriver à sa sœur et à Kara, si jamais il faisait ça. Le conseil les avait déjà menacées, pour trouver un ‘terrain d’entente’ avec lui et son oncle, il ne voulait vraiment pas que les menaces soient mises à exécution. La dernière fois qu’il avait vu sa sœur, elle avait été enceinte jusqu’au cou, alors évidemment qu’elle était mieux dans ce camp. Kara elle, elle avait erré pendant tellement de temps dehors, qu’elle méritait aussi, d’être en sécurité entre les murs de Lafayette. Il ne serait certainement pas celui qui serait responsable de leur exil si un truc pareil devait arriver. Lui, il voulait juste qu’elles soient en sécurité toutes les deux et qu’elles puissent bénéficier du confort du camp. Alors il se rappela à l’ordre, partant finalement à l’opposé du camp. Il connaissait bien le coin, il avait été nettoyeur quand il avait été au camp, alors, il avait eu l’occasion de sortir de plusieurs fois, ça lui avait au moins permis de faire du repérage. Il savait à peu près quels coins éviter, ceux où justement, les fameux nettoyeurs de Lafayette n’avaient jamais eu l’occasion de passer et ceux qui au contraire étaient clean, mais bien souvent, complètement vidés de toute ressources.

Il avait décidé d’entrer dans un petit bâtiment du coup, il ne se souvenait pas que la zone ait été complètement nettoyée, mais comme c’était pas bien grand, il s’était dit qu’il ne risquait pas grand-chose. Il avait eu raison, parce que passé les quelques rôdeurs qui trainaient dans le coin, il avait réussi à mettre la main sur des trucs plutôt intéressant. Quelques boites de conserves, des barres de céréales et une gourde encore pleine d’eau. Le malheureux qui avait eu tout ça sur lui faisait probablement parti des rôdeurs qu’il avait dû abattre pour se faufiler jusqu’ici. Tant pis pour ce type, tant mieux pour Absalon, sans doute. Il avait ramassé le sac, passant la lanière sur son épaule et finalement, il réalisa bien vite que la chance n’était peut-être pas de son côté, alors qu’un type venait de lui sauter dessus. Pas moyen de discuter apparemment, alors que l’homme en question semblait bien déterminé à le tuer. Lui, il voulait juste le repousser, c’était pas un rôdeur après tout, il ne pouvait pas l’abattre comme ça. En plus il avait laissé tomber son arme au moment où se taré s’était jeté sur lui. Maintenant, il avait ses deux mains autour de son cou et il serrait, lui coupant la respiration. Merde, y avait pas assez des rôdeurs pour poser problème, lui il allait se faire buter par un vivant. Il aurait presque que son heure avait sonnée, au moment où un coup de feu se fit entendre. Le sang du mec lui éclaboussa le visage avant que le cadavre ne tombe au seul. Absalon lui, il retomba sur les genoux, toussant, alors que l’oxygène avait du mal à se faire de nouveau un chemin dans son organisme. Il releva finalement la tête pour apercevoir celui qui avait tiré, un visage familier qu’il n’avait pas pensé revoir de sitôt. « Matt ? » Ça devait vraiment être lui, après tout, si c’était le manque d’oxygène qui le faisait halluciner, il aurait plutôt vu Kara ou Eva. « Merci. » Il venait de lui sauver la vie quand même. Ça ne l’empêchait pas d’être confus, Absalon, alors qu’il semblait bien que c’était sa règle d’or, de ne jamais tuer les humains, comme si c’était ce truc qui lui permettrait de conserver son humanité, envers et contre tout. Par réflexe sans doute, il prit quand même le temps d’aller prendre le pouls du type. Rien. « Il est mort. » Qu’il conclue tout simplement, complètement confus par tout ça. Ce type avait manqué de le tuer pourtant, alors est-ce que c’était pas mieux comme ça ?  
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MessageSujet: Re: (matthew), we are alive, here in death valley.   Lun 6 Mar - 23:31

We’re gonna die It’s just a matter of time.
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Tu serres les dents en arpentant les rues. Tu sors juste de ta planque -du moins ce que tu pensais l'être - après t'être rendu compte que tout a été pillé. Un groupe a du passer durant la matinée, pendant que tu cherchais des vivres dans les environs. Et alors que tu bossais pour renflouer les caisses, eux se sont servis dans les tiennes, ne laissant rien derrière eux. Ça a le don de te mettre de mauvaise humeur, et t'avais pas besoin de ça pour commencer la semaine. Tu sais qu'on est lundi, même si ça ne change plus grand chose désormais. Tu gardais un petit calendrier et tu barrais les jours pour t'y retrouver. C'est ta façon à toi de garder les pieds sur terre, de ne pas te perdre dans un nouveau monde sans aucun repère. Parce que t'en as besoin, t'as besoin de garder l'illusion que tu as la situation en main.  Plus les jours avancent, et plus tu te rapproches du camps. Tu t'en rends même pas compte, tes pas t'y guident inconsciemment. Comme une abeille attirée par le nectar alléchant d'une fleur, tu ne sembles pas pouvoir t'éloigner trop longtemps de Lafayette. Pourtant tu ne veux pas y mettre les pieds, ça te rebute autant que ça t'obsède. Ces grands murs, le confort d'une maison. Un toit sur ta tête, de l'eau...peut-être même de électricité. T'en as rêvé une fois ou deux, dans un demi sommeil perturbé par un bruit suspect. Plus rien ne te semble sécurisé désormais, chaque coin de rue peut cacher la mort, ni plus ni moins. Mais ça ne t'effraie plus. Autrefois, tu en étais terrorisé. Tu avais peur pour ta vie, peur de perde cette chance. Et puis tu t'es rendu compte que finalement, c'était une malédiction plus qu'autre chose. Vivre c'est espérer et toi...t'as plus d'espoir.

Tu soupires en voyant les rues vides. Elles devaient être pleine de vie avant l'apocalypse, avant que les morts décident de revenir. Tu entres dans une bâtisse sans y réfléchir, monte les marches en tenant la lanière de ton sac à dos. Tu ne cherches rien en particulier, t'es pas compliqué. Juste quelque chose à manger, à boire : les premières nécessités. T'es pas du genre à cracher sur quelques vivre en plus, t'es pas à l'abris d'une semaine difficile. T'as appris à t'organiser, et surtout à rationner tes repas. Tu fouilles dans les premiers placards quand des bruits de pas attirent ton attention. Tu te plaques contre le mur alors qu'un homme plutôt fluet - à l'ombre que tu vois passer - monte l'étage. Tu reste aux aguets et fronce les sourcils en reconnaissant des bruits du bagarres. T'hausse d'abord les épaules, ça ne te concerne pas. Que les gens se battent , au moins ils ne s'attaquent pas à toi. Et puis tu souffles quand les bruits se font plus fort. Ils vont attirer les rôdeurs s'ils continuent comme ça. Alors tu prends ton arme et monte d'un pas non-chalant. La porte est ouverte, laissant place à un spectacle trop commun. Un homme est sur le point d'en tuer un autre,avec la bonne vieille méthode de l'étouffement. Tu lèves les yeux au ciel en reconnaissant Absalon, t'es pas du genre à oublier un visage. Sans même prévenir de ta présence, tu tires sur le blond qui s'écroule au sol. Le brun reprend son souffle et semble surprit de te voir ici, pourtant il n'y a rien de si étrange, tu traînes souvent dans le coin. Tu hoches la tête quand il prononce ton nom, pour affirmer que c'est bien toi. "C'est con de mourir par un sale type alors que t'as tellement de rôdeurs qui veulent ta peau dehors". Tu t'approches du corps inanimé et arque un sourcil en voyant Abe prendre son pouls. « Il est mort. » Tu lèves ta bottes et donne plusieurs coups sur le visage de l'homme. Tu ne sourcilles pas devant le sang, spectacle morbide dont tu es souvent le témoin.  "Maintenant on est sûr qu'il reviendra pas nous bouffer". Tu ne prends plus de risques non, t'es plus du genre à avoir le coeur fragile. Un risque est un risque. Toi, t'en prends plus. La mort reste un concept abstrait qui ne semble même plus réel dans ce nouveau monde. Tes yeux glissent sur les vivres étalés au sol "J'pense que j'ai gagné 50% non ?" T'es sérieux malgré ton air cynique, t'as besoin de manger et il se trouve qu'Absalon ait de la nourriture, alors il y a forcement moyen de s'arranger.

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MessageSujet: Re: (matthew), we are alive, here in death valley.   Mer 8 Mar - 12:55

We’re gonna die It’s just a matter of time.
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Il lui semblait à Absalon, qu’y avait des limites à ne pas franchir, ouais, c’était l’apocalypse, le monde était devenu dangereux, il fallait bien se défendre pour rester en vie. Tuer des rôdeurs, ça ne le dérangeait pas, pourtant, il gardait en tête qu’ils avaient été humains. Mais ils ne l’étaient plus et peut-être qu’un jour, y aurai un moyen miraculeux de sauver les gens, de soigner ce fléau, il n’y croyait pas trop, mais bon, même si tel devait être le cas, le plus important, c’était quand même de rester en vie, alors, tuer des rôdeurs, ce n’était pas un problème, il l’avait fait un certain nombre de fois, parce qu’il avait été nettoyeur pour le camp de Lafayette et parce qu’il devait bien passer par-là maintenant pour survivre, alors qu’y en avait partout, des rôdeurs et qu’avec eux, une seconde d’inattention pouvait facilement être fatale. Il n’avait pas envie de se faire bouffer par l’une de ces choses. Mais, à côté de ça, y avait encore des êtres humains et il n’était pas complètement con, Absalon, il savait très bien qu’y en avaient qui étaient prêts à tout pour survivre, quitte à tuer n’importe qui sur leur passage. Il savait aussi que l’apocalypse ça pouvait réveiller le pire chez certaines personnes. Mais il savait aussi que ça dépendait des choix de chacun, de garder son humanité ou bien de balancer ça, avec tout le reste. Lui, il voulait rester humain, envers et malgré tout et ça l’avait déjà foutu en dehors des portes de Lafayette, parce que l’idée de ne rien faire et de laisser une pauvre fille mourir, elle avait été inacceptable pour lui, alors il avait bêtement suivi son oncle, un choix qu’il avait fait par lui-même, en connaissance de causes, même si maintenant il avait tendance à le regretter assez pour blâmer Hector plus que de raison.

Il se disait bien souvent que la première étape pour survivre à cette apocalypse, ce serait de s’entraider les uns les autres au lieu de s’entretuer. Alors, de son point de vu à lui, tuer quelqu’un d’autre était impensable. Pourtant, alors que l’autre type avait été en train de l’étrangler, même dans ‘[i]l’ancien monde[i]’ le tuer aurait été de la légitime défense. Dans le cadre de son métier, il aurait tiré sans hésiter sur un type armé, si ça avait pu sauver la vie de quelqu’un ou la sienne. Mais y avait ce truc au beau milieu de l’apocalypse qui faisait qu’il ne pouvait pas. Parce que c’était cette ligne qu’il s’était imposée, cette barrière qu’il ne pouvait pas dépasser. Parce qu’il avait besoin de pouvoir se dire qu’au moins, malgré toute la merde, les problèmes et tout ce qui pouvait aller avec, il n’était pas devenu un meurtrier et ça faisait de lui un type bien. C’était peut-être complètement débile, encore plus quand il se retrouvait en face d’un type qui lui, avait l’air bien décidé à le tuer, mais il ne pouvait pas se résoudre à faire de même. Il se disait qu’il pouvait se défendre, il pouvait survivre, sans avoir besoin de tuer qui que ce soit. Pourtant, y avait fort à parier qu’aujourd’hui, si cette balle n’était pas venue se loger dans la poitrine de l’homme en face de lui, il serait mort. Pourquoi est-ce que ça le perturbait alors ? Est-ce que c’était pas mieux de se dire que c’était mieux que ce soit ce type plutôt que lui ? Mais évidemment, Absalon, il ne pouvait pas s’empêcher de se dire que si ça se trouve, ce type avait une famille, une femme des enfants et peut-être qu’il s’en était pris à lui par désespoir, parce qu’il voulait sauver les siens. Ou peut-être que c’était juste un connard. De toute évidence, il n’en saurait jamais rien.

C’était peut-être plus facile alors de se dire que c’était peut-être juste ‘[i]un sale type[i]’ et que c’était mieux comme ça. Mais il n’aimait pas forcément le fait de devoir sa vie à la mort de quelqu’un. Il avait passé trop de temps en sécurité à Lafayette pour se rendre compte de l’enfer du monde, c’était peut-être ça son problème. Après tout, il s’était réfugié derrière les barrières du camp, peu de temps après le début de l’apocalypse, alors fallait croire qu’il ne comprenait juste pas, comment la vie dehors elle pouvait fonctionner et ça finirait par le tuer, probablement. Il ne put s’empêcher de serrer les mâchoires, de détourner les yeux alors que Matthew défonçait la tête de ce mec à grand coups de pieds. Là encore, il était certain qu’y avait des moyens plus humains de faire ça. « C’est sûr qu’il ne risque pas de se relever là. » Un coup de couteau dans le crâne aurait suffi cela dit. Il laissa échapper un soupire avant de lui, se relever, puisqu’il était encore entier et qu’il en avait les capacités. « Si ça se trouve, il avait une famille, ou quelqu’un qui tenait à lui. » Et cette ou ces personnes allaient se retrouver seules. Si ça avait été lui à sa place, il aurait aussi laissé Evalia, Kara et Hector derrière lui, alors pourquoi est-ce qu’il devait s’en soucier comme ça ? Lui et les siens avant les autres, est-ce que le monde devait vraiment devenir comme ça ? Il commença bien vite à ramasser ce qu’il avait fait tomber avant de relever les yeux vers Matthew. « Tu vas me tirer dessus, si je refuse ? » Il n’allait pas refuser, évidemment, là encore, il était bien trop humain pour dire non, encore moins à quelqu’un qu’il connaissait. Après tout, il aurait partagé avec ce type, s’il ne lui avait pas sauté dessus, évidemment, qu’il partagerait avec Matt. Pourtant, il n’avait pas pu s’empêcher de poser la question et peut-être que la réponse, ne serait qu’un petit élément en plus, pour qu’il commence à perdre foi en l’humanité, un de plus qui le mènerait au point de non-retour, là où sa survie passerait avant le brin d’humanité qui subsistait tant bien que mal en lui.  
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MessageSujet: Re: (matthew), we are alive, here in death valley.   Sam 11 Mar - 14:29

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matthew wheeler et absalon costello
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L'air désolé d'Absalon te fait lever les yeux au ciel. Peut-être que toi aussi tu devrais t'en vouloir, peut-être que tu devrais penser à ce type, à ce que tu viens de détruire ? Une vie en moins, de nouvelles personnes qui devront assumer le pire et avancer sans jamais savoir ce qu'il est advenu de l'homme maintenant au sol. Tu soupires en haussant les épaules, t'as pas vraiment envie d'y penser, ni même de te poser des questions. Parfois il ne faut pas réfléchir, il faut agir et rester en vie. T'as perdu de ton humanité, mais t'es toujours là, et c'est pas en restant diplomate que tu vas continuer à respirer. Il t'a fallu un bon moment pour comprendre que le monde que vous connaissiez a disparu à tout jamais, il faut évoluer avec lui, ou on meurt avec ses souvenirs et sa bonne volonté. La nature humaine reprend le dessus, l'envie de pouvoir, de gloire. L'humain est mauvais, il suffit juste d'oublier ses principes pour s'en rendre compte. Dans la société d'avant, il y avait les codes, les lois. Vous viviez dans un monde préfabriqué qui vous indiquait comment agir et avancer. Mais maintenant tout à disparu, et il faut faire avec. « Si ça se trouve, il avait une famille, ou quelqu’un qui tenait à lui. » Tu relèves les yeux pour croiser le regard d'Absalon. Probablement qu'il avait quelqu'un oui, et c'est même ce qui a du le rendre aussi désespéré pour se jeter sur le brun. " Tu peux pas penser comme ça, parce que lui ne l'a clairement pas fait. Il t'aurait tué, et peut-être qu'il aurait eu des remords mais ça n'empêche pas que tu serais au sol...et lui debout." C'est triste à dire, mais il faut penser à soi avant de se pencher vers les autres maintenant. Tu vois bien qu'Absalon n'en est pas certain. Il te fait un peu penser à toi, à ce que tu étais avant la mort d'Aiden. Un type bien . Toi aussi tu avais des espoirs et un coeur trop grand pour ce monde. " Si tu n'as pas peur pour ta vie tu devrais penser à celle des gens auquel tu tiens". Tu ne sais pas s'il a une famille, si elle est encore en vie. Tu ne sais pas grand chose de lui d'ailleurs. Tu te rappelles simplement de votre rencontre il y a plusieurs mois. D'Aiden qui ne voulait pas partager ses vivres et Abe qui disait avoir besoin de médicaments. Tu t'es douté que ce n'était pas pour lui, il avait l'air en bonne santé. Alors tu avais pris la défense de cet inconnu, demandant à ton jumeau de donner quelques médicaments. Après tout vous n'en aviez pas besoin, vous alliez tout les deux bien. T'étais encore un type plein d'empathie. " N'attend pas de perdre quelqu'un pour t'en rendre compte Absalon, tu pourrais le regretter amèrement". Ça sonne comme une histoire encore trop encrée dans ton âme. Une perte douloureuse dont t'arrives toujours pas à te remettre. T'aimerais tourner la page, oublier, mais c'est impossible. Tout te ramène à Aiden, ton simple reflet dans le miroir montre le visage d'un frère à tout jamais disparu.

Tu changes de sujet pour ne pas déraper. Parler du passé n'est jamais bon pour ton mental. T'as ce reflex stupide de t'enfermer dans cette carapace remplie de haine et de vengeance. Tu fermes les yeux en même temps que tu sens ton cœur se serrer. Foutu organe qui ne veut jamais se calmer, te rappelant que t'as des émotions enfouies là dedans, bien cachées. Tu ouvres les paupières et regarde ton arme quand il reprend la parole. Tu ne penses pas que cela soit nécessaire non, tu vois bien qu'Abe ne pourra pas refuser. Tu le connais pour avoir été comme lui, c'est presque trop simple à tes yeux. Alors tu hoches négativement la tête. Tu t'accroupies pour attraper une boite de conserve et regarder l'étiquette. La date d'abord, comme pour t'assurer que ce n'est pas un faux espoir. Et puis tu souris en voyant le contenu "haricots verts". Tu adorais ça alors qu'Aiden détestait. Tu serres un peu le métal avant de te relever "T'as suffisamment frôlé la mort pour la journée. Puis tu dois bien avoir quelqu'un qui t'attend quelque part non ? Si c'était pas le cas, tu te poserais pas tant de question sur le bien et le mal". Une petite-amie ? Tu remarques qu'il n'a pas de bague au doigt, alors il ne doit pas être marié non. Ou alors de la famille ? Une sœur, un frère, des parents ? T'es curieux d'un coup, ça te ressemble plus vraiment . "Te tortures pas pour ce type. Sa mort est sur moi". Non, ça t'importe peu. Mort ou vivant, ça t'empêchera pas de dormir cette nuit.

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MessageSujet: Re: (matthew), we are alive, here in death valley.   Mer 15 Mar - 15:31

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matthew wheeler et absalon costello
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Absalon, il n’avait jamais rien eu du mauvais garçon. Il avait eu quelques problèmes, quand il avait été plus jeune, à contrôler sa colère, ça l’avait parfois poussé à déraper un peu, mais de ce qu’il retenait de ses lointaines entrevue avec le psy, ça avait été normal, parce qu’il n’avait pas eu une enfance facile et finalement, tout ce qu’il avait fini par retenir de ses passages dans des familles d’accueil pourrie, ça avait été la violence. C’était ce qu’on lui avait appris là-bas, un truc qui était resté gravé en lui pendant trop longtemps, mais qu’il avait fini par laisser derrière lui, au fil des années, notamment parce qu’il avait appris que frapper dans un punching-ball, ça défoulait plus encore que de frapper sur les types qui emmerdaient Evalia et qu’en plus c’était mieux pour tout monde, quand bien même il avait continué de frapper ceux qui osaient faire du mal à sa sœur, mais c’était devenu une question de principe, plus qu’une difficulté à ménager sa colère. Défendre Evalia, ça faisait partie de ces trucs dont il ne pouvait pas s’empêcher, c’était sa sœur jumelle après tout, celle qu’il avait toujours protégée et qu’ils aient dix ans ou vingt-sept ans, ça ne changeait pas grand-chose. Pour elle, sans doute qu’il n’aurait aucune difficulté à tuer. Pour elle, ça semblerait logique d’ôter la vie à quelqu’un, parce qu’y avait probablement aucune vie qui valait plus chère à ses yeux que celle d’Evalia, ou celle de Kara. Il n’avait rien d’un tueur pourtant Absalon, rien d’un mauvais garçon. Il avait été un flic, dans sa vie d’avant, un type droit dans ses bottes qui avaient cru en la justice et en toutes ces valeurs auxquelles il continuait de s’accrocher bêtement, quand bien même la plupart des gens aux alentours, ils semblaient s’en foutre éperdument. Mais, apocalypse ou pas, est-ce qu’on pouvait facilement se faire à l’idée d’avoir ôté une vie ?

Lui, il était de ceux qui ne feraient pas de mal à une mouche. Il avait déjà bien du mal à se dire que parfois, chasser était essentiel pour survivre, alors il ne fallait pas trop lui en demander. Fallait dire quand même que tuer ne serait-ce qu’un lapin pour manger, ça faisait mal au cœur. Avec une philosophie pareille, on pourrait facilement se demander comment il avait fait pour être encore en vie, après tout ce temps. La réponse elle était simple dans le fond : Lafayette. C’était parce qu’il avait rapidement trouvé le camp, qu’il était encore en vie. Maintenant qu’il avait été viré des murs sécurisants du camp, il était paumé. Il ne savait pas franchement ce qu’il devait faire pour survivre, il s’imposait des limites à lui-même qui pourraient probablement le tuer, à en juger ce qui venait tout juste de se passer. Il serait probablement mort après tout, si Matthew n’était pas arrivé, s’il n’avait pas tué ce type. C’était le genre de raisonnement qui le perturbait, Absalon. Est-ce qu’il n’avait pas raison Matthew après tout ? Absalon, il en laissa échapper un soupire. Il avait Hector qui l’attendait dans cet appartement, il avait Evalia et Kara au camp, alors peut-être qu’il était temps qu’il se fasse une raison. Est-ce qu’il pouvait laisser tout ce monde-là derrière lui, juste parce qu’il était trop gentil ? « Hm, t’as peut-être raison. J’suis juste … Pas habitué à tout ça. » Pourtant ça faisait un moment que le monde s’était effondré. Mais lui, il avait eu Lafayette pour le protéger de l’horreur du monde. C’était pas idéal le camp, y avait plein de problèmes, plein d’injustices, plein de trucs qui ne fonctionnaient pas, mais ça restait un lieu sûr, au moins pour ceux qui respectaient leurs règles. Il baissa les yeux vers le sol un court instant. Peut-être qu’il avait déjà perdu du monde, à cause de cet aspect de sa personnalité. Kara et Eva. Elles étaient derrière lui, elles pourraient bien être mortes qu’il n’en saurait rien. Il les avait perdues, d’une certaine façon, parce qu’il avait cru qu’essayer de sauver cette fille, une parfaite inconnue, ça en valait la peine. « Hm, peut-être que c’est déjà trop tard pour ça. » Il n’en savait rien, il ne savait pas s’il les reverrait un jour, tout ça pour une inconnue, qui, en plus n’avait même pas survécu.

Ça l’agaçait, jour après jour, cette histoire. C’était bien la première fois depuis le début de la grossesse d’Eva, qu’il en arrivait même à se poser des questions du style : est-ce que la médecine telle qu’elle était aujourd’hui, lui permettrait de survivre à l’accouchement ? Ça avait été tellement évident, que rien n’arriverait à sa sœur, tant qu’il avait été à ses côtés, que la question n’avait même pas frôlé son esprit. C’était idiot après tout, s’il avait été là et que les choses avaient dû se compliquer, il n’aurait rien pour faire pour l’aider. Il n’était pas médecin. Kara l’était. Il savait qu’il pouvait au moins compter sur elle, pour faire en sorte que ça se passe bien. Mais les questions, elles étaient là dans un coin de sa tête et elles ne voulaient plus le quitter. Il laissa Matthew ramasser une partie des trucs qu’il avait fait tomber, après tout, une arme sur la tempe ou pas, il pouvait bien partager avec lui. « Ouais, au moins mon oncle, je suppose. » Hector, il devait l’attendre, s’énerver aussi probablement, face au comportement de son neveu. Comme ils ne se parlaient plus, dans le fond, c’était difficile à dire. A qui la faute hein ? La sienne sans doute, parce qu’il ne faisait pas le moindre effort. « Et ça te va à toi comme ça ? » C’était pas un reproche, plus une vraie question, comme s’il avait besoin de savoir, si c’était vraiment possible, de vivre sans regret dans ces conditions. Lui ça le dépassait, pourtant, loin de Lafayette, combien de temps il lui faudrait, pour qu’il soit obligé de les franchir, ces limites qu’ils s’étaient imposées ? Pas bien longtemps, sans doute, s’il voulait pouvoir revoir Eva et Kara.
 
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MessageSujet: Re: (matthew), we are alive, here in death valley.   Dim 19 Mar - 16:07

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Tu souris quand il dit ne pas être habitué à ça. Personne ne l'était avant. Enfin si, peut-être les serial-killer, la mafia Italienne ou les photographes de scènes de crime. Toi ? T'étais bien loin de tout ça. Tu vivais dans une famille unie, dans une ville que tu aimais et ta vie ressemblait à un doux rêve. Tu ne t'en rendais pas compte avant, on ne réalise jamais son bonheur tant qu'on ne l'a pas perdu. La routine était maîtresse de ta vie et tu passais bien trop de temps enfermé dans ta chambre derrière un bouquin ou ton écran. Quand tu quittais ton entre, c'était pour t'installer dans le salon, les pieds posés sur la table basse et ton ordinateur portable installé sur les genoux. T'étais loin d’être le jeune populaire, tu laissais cet honneur à Aiden. T'étais bien mieux chez toi, à rêver devant un film de science-fiction ou en tournant les pages d'un roman policier. Et maintenant ? Tu as évolué. Pas par choix, mais par obligation. Parce que la vie te joue des tours et tente de te propulser vers la mort à chaque occasion. Faut être assez intelligent pour déjouer le destin, te donner quelques heures de plus sur cette terre. "Moi non plus. Je l'étais pas avant, j'avais jamais touché une arme et j'étais même végétarien" Tu hausses les épaules,cette partie de toi à disparue. Ou du moins, elle a été enfouie tellement loin que tu ne semble plus t'en souvenirs. T'as l'impression que c'était des idées d'adolescent, un idéaliste pacifiste qui ne voulait pas tuer. C'était bien l'étiquette que tu t'étais donné, comme pour te prouver que t'étais un peu mieux que les autres. "Mais les faibles meurt. Et pas d'une bonne façon. Le choix n'est plus de savoir si tu veux tuer ou non... C'est de savoir si tu veux survivre ou pas. Si tu ne tue pas ton ennemi, il aura ta peau". Ca te semble logique, et ça fait encore plus de sens quand tu le dis à haute voix. T'arrives pas à comprendre comment c'est pas monté à ton cerveau plus tôt. Tu t'es accroché à tes idéaux bien trop longtemps, mettant tout le monde en danger. "Moi aussi j'ai voulu rester un type bien. Résultat... il manque mon jumeau comparé à notre dernière rencontre". Tu en parles plus facilement maintenant. Tu as finalement réussis à accepter sa mort. Tu culpabilises toujours autant bien sûr, mais au moins tu n'utilises plus son prénom quand tu rencontres de nouvelles personnes. Un peu comme avec Murphy, t'étais incapable de donner ton vrai nom, et elle t'a appelé Aiden durant des jours entiers, te laissant te confondre avec l'identité de ton frangin. Tu sais au final que ça a aidé au déclic, t'es doucement devenu ce qu'Aiden voulait que tu sois. Tu relèves les yeux en faisant tourner ton couteau entre tes doigts sales et écorchés. "Ce "Peut-être",c'est ça qui t'oblige à avancer hein ? L'espoir que finalement, t'as pas vraiment tout perdu." Ça sonne comme du vécu, car ce qui te pousses à avancer c'est bien l'idée de croiser le chemin de Sam, Ethan un Ripley un jour. Et puis il y a Éva aussi, celle qui a réussit à faire battre ton cœur un peu plus fort.  Au fond, tu espères encore qu'ils respirent. Peut-être même qu'ils te cherchent.

Tu refermes le sac après avoir pris quelques boites de conserves et 2 bouteilles d'eau. T'as pris que la moitié, juste de quoi survivre jusqu'à ce que tu trouves une nouvelle planque, un nouvel endroit à dévaliser. Peut-être qu'avec un peu de chance tu tomberas sur un ancien camps de survivants. Si tu pousses ta chance, t'oses espérer qu'ils seront mort avant d'avoir terminé leur provisions. Tu pourras même choper un sac de couchage si tu cherches bien, histoire de pas crever de froid trop rapidement . "50/50 comme promis". Le deal te semble équitable. Tu te surprends toi même de t’intéresser à lui, à sa survie. Tu l'as rencontré avant la mort d'Aiden, t'as l'impression qu'il peut voir à travers ta carapace de haine. Ça te semble plus difficile de mentir en face de quelqu'un qui avait croisé le vrai Matt, le jeune homme naïf et effrayé de tout. Parce qu'il ne faut pas se mentir, t'es toujours aussi terrifié, tu ne le montres juste plus.

« Et ça te va à toi comme ça ? » Tu restes quelques secondes silencieux après sa question. Est-ce que tu as le choix de toute manière ? C'est fait maintenant, tu devras vivre avec, que tu le veuille ou non. Alors autant l'accepter et tourner la page.  Tu repousses ta capuche en arrière et ébouriffe tes cheveux, en pleine réflexion. "Je me dis que chaque type tué, c'est un de moins qui pourra me barrer la route pour retrouver mes soeurs et mon frère". Tu regardes l'homme au sol "Celui-là, il était trop désespéré pour aider. C'est un risque en moins tu vois ? Et quand je retrouverais ma famille, je me dirais que tout ça en valait la peine...au final". Tu hausses les épaules en soufflant longuement. Parler aussi ouvertement de Sam et tes cadets te brise un peu plus le cœur à chaque fois. "Et puis ont a tous quelqu'un à protéger non ? Ce type, il aurait pu s'en prendre à...ton oncle" C'est la seule personne dont il a parlé, alors tu l'utilise en exemple " Et tu l'aurais retrouvé mort à votre planque." Tu hausses de nouveau les épaules "Alors oui, ça me va"

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MessageSujet: Re: (matthew), we are alive, here in death valley.   Ven 24 Mar - 1:33

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Peut-être qu’il était juste incroyablement naïf Absalon, mais il avait tendance à penser que c’était complétement débile de s’entretuer les uns, les autres alors que tout le monde risquait de se faire bouffer à chaque coin de rue. Est-ce que c’était pas plus important de lutter contre les rôdeurs, d’essayer de reconstruire tant bien que mal le monde, plutôt que de se faire la guerre pour un oui ou pour un non ? Sa vision des choses, elle demandait probablement beaucoup trop à la nature humaine. Dans le fond, l’humanité avait plus souvent montrée sa capacité à faire la guerre, qu’un élan naturel de solidarité. C’était triste quand même, qu’après tant d’années, tant de d’horreur au cours de l’Histoire, rien n’ait vraiment changé. Dans tout ça, c’était probablement les types comme Absalon qui mourraient les premiers, les imbéciles qui arrivaient encore à voir le meilleur de l’humanité, quand l’humanité faisait pourtant tout son possible pour montrer le contraire. S’il était encore en vie, c’était parce qu’il avait passé plus de temps protégé par les barrières du camp de Lafayette qu’en dehors. Là aujourd’hui, s’il était encore en vie, c’était parce que Matthew était arrivé pile au bon moment pour le sauver, en tuant ce type, parce que lui, il en était incapable. Il n’avait aucun souci avec les rôdeurs, il en avait déjà tué plein, ça avait été son rôle, quand il avait été entre les murs de Lafayette, mais c’était différent, évidemment, les rôdeurs, ils n’étaient plus humains, ils étaient des monstres, c’était facile. Les autres survivants, c’était une autre affaires, mais peut-être qu’il allait devoir apprendre, s’il ne voulait pas mourir maintenant, sans avoir revu Kara, sans avoir revu Evalia, sans même avoir eu la chance de voir son neveu ou sa nièce. Apprendre à tuer, dit comme ça, c’était quand même complètement ridicule.

Alors, même s’il n’était pas habitué à tout ça, il allait bien falloir qu’il s’y fasse au bout d’un moment. Ça lui semblait complètement irréaliste. Il en avait vu d’autres pourtant, même avant l’apocalypse, il avait travaillé dans la police, après tout. Il avait même déjà tiré sur des types, mais il s’agissait de criminels, là, ce type, il avait juste l’air d’un pauvre gars complètement désespéré. « J’étais flic, moi. On aurait presque pu penser qu’ça aidait. » Parce qu’il avait déjà vu des cadavres, parce qu’il avait déjà vu le pire de l’humanité et pourtant, il avait toujours foi en cette dernière. Ça faisait probablement de lui le type le plus pitoyable du coin. « Je suis désolé pour ton frère. » Il l’était, vraiment, peut-être parce qu’il n’osait même pas imaginer ce que ça pouvait faire. S’il devait perdre Evalia, vraiment la perdre, il ne savait pas comment il réagirait. Il était certain lui, qu’y avait un lien unique entre des jumeaux, ce truc qui l’avait toujours poussé à tout faire pour Evalia, encore aujourd’hui, il n’hésiterait pas à se sacrifier, si ça pouvait la sauver. Il ne pouvait pas imaginer sa vie sans elle. Déjà, il avait l’impression de devenir fou alors que les jours passaient et qu’il était loin d’elle. « Ouais. J’ai une sœur jumelle aussi. Une petite amie. La dernière fois que je les ai vues, elles étaient en vie. Mais ça fait des semaines. » Alors peut-être qu’il n’avait pas encore tout perdu, dans le fond qu’est-ce qu’il en savait ? Avec le bébé, c’était compliqué pour Evalia et puis n’importe quoi pouvait arriver. Il pouvait au moins se dire qu’elles étaient encore envie, qu’elles allaient bien, ça lui donnait une bonne raison de survivre, peut-être que ça finirait par lui donner une bonne raison de tuer aussi. Parce que Matthew, il avait raison, s’il voulait les revoir, il allait devoir s’y faire, à ces nouvelles lois, même s’il les trouvait vraiment pourries.

Il acquiesça aux propos de Matthew. Le partage était équitable et clairement, il ne l’aurait pas laissé dans le besoin. Matthew l’aurait facilement deviné, de la part du type qui avait manqué de se faire étranglé, parce qu’il ne voulait tuer personne. « T’as un endroit où aller ? » Parce qu’il pouvait aussi l’aider pour ça, après tout, avec son oncle, ils s’étaient débrouillés pour sécuriser l’endroit où ils étaient. Ils connaissaient les appartements qu’ils avaient déjà nettoyés, et les portes qu’il ne fallait surtout pas ouvrir à cause des rôdeurs qui étaient dehors. C’était pas Lafayette, c’était toujours un peu risqué, mais c’était déjà ça. C’était mieux que rien de toute évidence. Il posa les yeux sur son interlocuteur, alors que ce dernier répondait à sa question. C’était fou, comment ses paroles, elles semblaient à la fois parfaitement logique et totalement folles. « T’as probablement encore raison. » C’était pas difficile de l’admettre, après tout Matthew, il survivait dehors depuis plus longtemps que lui, alors il comprenait mieux, ce qui était nécessaire pour survivre, pour revoir ses proches, pour les protéger, il savait aussi ce que ça pouvait couter, de ne pas avoir le courage de tuer. « J’espère que tu retrouveras ton frère et tes sœurs. » Parce que Matt, c’était un type bien, aux yeux d’Absalon et si fallait tuer les pourritures pour survivre, il pouvait au moins se dire qu’on pouvait aussi souhaiter aux gens bien de s’en sortir, malgré le chaos environnant. « J’suis presque sûr que mon oncle, il gère mieux tout ça. » Difficile de voir les choses autrement, malgré la rancœur qu’il avait envers son oncle, il restait le type qui lui avait sauvé la vie, des années plus tôt en les adoptants, lui et Evalia. Hector, il avait survécu pendant des mois dehors, alors lui il ne se serait pas laissé étrangler par ce type. « Si t’as l’occasion de le croiser un jour, lui répète pas ça. J’suis vraiment occupé à lui faire la gueule en ce moment. » Il soupira, comme agacé par son propre comportement. Il était complètement con, fallait bien l’avouer, il pouvait le perdre n’importe quand son oncle et ça devrait suffire à renforcer les liens. Mais, non, lui, il faisait la gueule, comme un abruti, encore une preuve du fait évident, qu’il était vraiment le plus pitoyable des types.  
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MessageSujet: Re: (matthew), we are alive, here in death valley.   Mar 28 Mar - 17:18

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C'est drôle,mais tu n'aurais pas imaginé Absalon flic avant ça. C'est pas comme si tu y avais vraiment réfléchis, mais ce n'est pas le genre de carrière dans laquelle tu l'aurais imaginé. Non, Absalon tu le voyais plutôt bosser derrière un bureau, avec sa mallette bien rangée et sa chemise repassée.Tu le voyais jongler entre les réunions importantes et les chiffres d'affaires d'une entreprise. Pas forcement la sienne non, mais dans ton imagination il avait un bon poste. Il était celui qui chassait les promotions et avait l'ambition d'une personne qui arrivait à ses fins. Tu le regardes de haut en bas, le voyant définitivement  mieux derrière un ordinateur que portant l'uniforme. C'est bien la preuve qu'au final, ce que vous étiez ne compte plus. Tu ne le connaissais pas avant ça, et lui n'avait pas idée de ton existence non plus. Pourtant vous voilà dans cette pièce, réunis par les circonstances de ce nouveau monde apocalyptique. Mais au final ça semble logique, tout s'explique tout à coup. La moral, l'envie d'aider plutôt que de tuer... Il garde les habitudes de son ancien métier, ne voulant pas laisser derrière lui la vie qu'il menait avant que tout dégénère. Il voudrait sauver tout le monde....dans un monde qui ne peut plus être sauvé. "Ça pourrait aider si tu décidais de laisser ton code d'honneur derrière toi." Au moins il savait se servir d'une arme avant ça, il connaissait les risques et les procédures d'urgences. Pour toi, tout était nouveau. Tu avais du apprendre sur le tas, entre deux repas avalés à toute vitesse. Tu t'étais blessé plusieurs fois d'ailleurs, surtout quand tu as trouvé ton Tanto. La lame aiguisée à découpé ta peau avant de toucher celles des potentiels ennemis.Mais finalement tu t'y es fais. C'est plus silencieux qu'un flingue, et tu n'as pas besoin de trouver de munitions, alors ton arme ne te quitte plus, accrochée à ta ceinture."Et moi étudiant pour devenir Caméra-man. Mais tu sais, tu ne peux plus te voir comme un flic. T'es un survivant. Comme moi, comme...lui" Tu montres du doigt l'homme au sol. "Sauf qu'il a survécu moins de temps que nous. Et c'est ce qui va t'arriver si tu ne réagis pas rapidement"

Tu te contentes d'hocher la tête silencieusement quand il parle de ton frère. Pas besoin de s'étaler sur le sujet.Tu n'aimes pas ça de toute manière. Tu le vois bien dans son regard qu'il est sincère, tu remarques l'empathie qui traverse ses yeux et ça à le don de t’énerver. Tu détestes qu'on te prenne en pitié, ça amplifie ta culpabilité. T'as l'impression qu'il sait que tout est de ta faute, que t'as causé la mort de ton jumeau à cause d'un refus de voir la vérité en face. Alors tu te concentres plutôt sur ce qu'il dit, oubliant le visage d'Aiden, même si tu le vois à chaque fois que tu croises un miroir. Et c'est ça le plus difficile, tu ne peux pas l'oublier. Il te ressemblait trop. "J'espère pour toi qu'elles sont toujours en sécurité, saines et sauves". Et toi aussi t'es sincère. Tu grommelles ça à demi-voix, encore trop perdu dans tes pensées malgré ta mince tentative de ne pas laisser le souvenir d'Aiden t'envahir.

Tu relèves la tête à sa question. Un endroit où aller ? Pas vraiment non, mais c'est pas nouveau. Tu ne peux pas retourner à ton ancienne planque. Depuis qu'elle a été dévalisée, c'est devenu un endroit dangereux. Tu ne sais pas si le groupe va revenir, et tu ne prendrais pas le risque de te trouver sur leur chemin. De toute façon, tu as toujours été nomade, tu ne restes jamais bien longtemps au même endroit. Alors tu hausses les épaules en soufflant "Pas vraiment. J'aime pas rester trop longtemps au même endroit. Les bons repères finissent toujours par être trouvés et saccagés. C'est d'ailleurs pour ça que j'ai besoin des provisions, ma planque a été dévalisée pendant la nuit. Retour à la case départ" Tu dis ça d'un ton non-chalant, comme si ça faisait partie du jeu. C'est un risque que tu connais à chaque fois que tu quittes un endroit pour quelques heures et c'est aussi pourquoi tu gardes pratiquement toujours toutes tes affaires sur toi. L'essentiel au moins. "Moi aussi j'espère" Et pourtant, l'espoir semble diminuer un peu plus chaque jour. Parce que la réalité de la situation te frappe à chaque fois que tu croises un nouveau rôdeur, à chaque fois que tu vois un corps déchiqueté au sol. Parfois, t'as l'impression de reconnaître Sam,Ethan ou Ripley. Et puis tu réalises au second regards que ce n'était que le fruit de ton imagination. Ça te rassure autant que ça t'exaspère, parce qu'à ce stade, tout ce que tu veux c'est des réponses. Savoir s'ils sont en vie, histoire que tu sois fixé.

T'as cet espèce de rire nerveux quand il parle de sa relation avec son oncle. T'as envie de lui hurler dessus pour le faire réagir, il ne semble pas comprendre qu'il peut perdre tout ce qu'il aime en quelques secondes. Pourtant tu restes calme et prends un ton quelques peu moqueur "Si c'est ta plus grande préoccupation, estime toi heureux. J'aimerais avoir le luxe de faire la gueule aux personnes de ma famille" Parce que oui, c'est un luxe. Tout comme savoir qu'il rentrera vers une personne qui tient à lui, qui s'inquiète probablement pour lui. Toi t'es seul, t'as rien ni personne. Tu vagabondes en sachant que si tu crèves, personne ne s'en rendra compte. Tu seras oublié et bouffé par des rôdeurs. Ton corps disparaîtra et ce sera comme si tu n'avais jamais existé.  Et lui c'est quoi son problème ? Jouer le gamin en ignorant son oncle ? Alors ton regard se fait plus sombre et ta voix plus grave "J'ai vu mes parents se faire mordre par des rôdeurs et tourner. J'ai entendu mon grand frère hurler alors qu'une horde l'utilisait comme dîner. Un type à tiré une balle dans la tête de mon jumeau et je ne reverrai probablement jamais le reste de ma famille. Alors tu vois, le fait que tu fasses la gueule à ton oncle, ça me passe bien au dessus de la tête !!!" Tu souffles pour te calmer et détournes enfin le regard pour surveiller les environs par le carreau brisé de la fenêtre. T'aurais pas du en parler, ça te retourne les tripes à chaque fois. Tu poses ta main tremblante de colère sur le mur et fixe l'horizon. ".La dernière personne que j'ai vu en vie et à qui je tiens... c'était il y a plusieurs mois. Et vu son état, je sais pas si elle a survécu, même si elle était dans un camps". Eva. C'est bien la jeune femme qui avait réussis à te faire chavirer, malgré son ventre déjà arrondit et les risques dus à l'accouchement

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MessageSujet: Re: (matthew), we are alive, here in death valley.   Mar 28 Mar - 18:55

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Absalon, il était ce genre de type qui, tant qu’il ne s’aventurait pas trop loin dans son passé, n’avait pas de raison de se plaindre de la vie qu’il avait eu avant. Il avait aimé son boulot, il avait aimé son quotidien, même si ça n’avait pas eu grand-chose de palpitant et qu’il avait été ce genre de type à vouloir une femme et des enfants et quand il rentrait chez lui le soir, tout ce qu’il retrouvait c’était sa télé et sa console de jeu. Ça n’avait jamais été grave, c’était pas comme si trouver l’amour était sa plus grande préoccupation dans son quotidien. Il avait juste pensé que tout ça, ça viendrait quand sa viendrait. Maintenant, il savait que ça ne viendrait jamais, parce que le monde était tombé, que c’était l’enfer partout et que même s’il avait Kara, même s’il parvenait à la retrouver, il n’avait clairement pas envie de fonder une famille dans un monde pareil. Evalia n’en avait pas eue envie plus que lui, certainement pas maintenant, probablement même pas avant. Pourtant, ça lui tombait dessus comme ça et elle était toute seule. Une idée bien déplaisante à chaque fois qu’il y pensait. La vie avait bien changée, avant tout ça, il aurait géré que rien ni personne ne pourrait les séparer. Avant tout ça, il avait été certain que son ‘code d’honneur’ était un truc parfaitement logique et dont personne ne devrait avoir à se défaire. Maintenant, il semblait bien que c’était sa plus grande faiblesse, si bien, qu’il soupira à la remarque de Matthew, désespéré par lui-même tout autant que par ce qu’était devenu le monde. Matthew lui, il avait été étudiant pour devenir caméraman, l’idée lui arracha un sourire, comme quoi, le monde actuel poussait les gens à vraiment changer. « C’est stupide, qu’on ait besoin de s’entretuer pour survivre. » C’était pas logique, d’un point de vue survie, si les humains avaient été moins cons, ils se seraient entraider pour mettre un terme à tout ça, mais nan, c’était tellement mieux de faire n’importe quoi et d’essayer de se tuer les uns les autres. « J’suppose que la nature humaine est juste pourrie. » Et que lui, il avait été un peu trop naïf à penser autrement pendant trop longtemps.

De toute façon, est-ce qu’il avait vraiment le choix maintenant d’abandonner tout ça derrière lui pour se comporter un peu plus comme les autres ? Il avait eu envie de croire que oui, pendant trop longtemps en maintenant qu’il était en dehors de Lafayette et qu’il parlait avec Matt, il se rendait bien compte que non, il n’avait pas le choix. Y avait Kara, y avait Eva et si pour l’une d’elle il devait briser son fameux code d’honneur, il savait qu’il le ferait. Il l’aurait fait dans sa vie d’avant aussi, si Eva avait été en danger pour une raison ou pour une autre. Il avait toujours promis qu’il la protégerait envers et contre tout, une promesse qu’il ne respectait plus à présent. Parce qu’il n’était plus avec elle. Et puis, même à ses côtés, à quoi est-ce qu’il aurait servi au moment où elle accoucherait ? A lui tenir la main, à lui dire que tout irait bien, mais si la nature avait décidé de la tuer là, il aurait été absolument inutile. Au moins, il aurait été là, ça aurait probablement été déjà ça. Maintenant dans le fond, elle pouvait être morte qu’il n’en saurait rien. Est-ce qu’elle l’avait eu son bébé ? Si oui, est-ce qu’ils allaient bien tous les deux ? C’était une fille ou un garçon ? Maintenant qu’il repensait à tout ça, il avait une tonne de questions dans la tête, de ceux qui le rendaient fou, au fur et à mesure que les jours passaient depuis qu’il avait été viré du camp. « Merci. » Qu’il répondit simplement à la remarque de Matthew, ses mâchoires se serrant, alors qu’il essayait de chasser tout ça de son esprit. Se concentrer sur autre chose ce serait plus simple, un endroit où loger, il en avait un lui, il tenait le coup, leur appartement avec Hector, peut-être que c’était un miracle, peut-être que c’était parce qu’ils étaient bien organisé, malgré l’absence de grandes discussions entre eux. « Si tu as besoin, j’ai un coin, assez sécurisé pour l’instant. » S’il bougeait tout le temps et qu’il voulait rester une nuit, y avait pas de problème, au pire, ça pouvait faire partie du 50/50 pour lui avoir sauvé la vie. Il lui devait bien ça. « T’as vérifié le camp ? » Lui, il en venait du camp, mais il ne connaissait pas les sœurs de Matthew, alors il ne pouvait pas lui dire s’il les avait vu ou non. Y avait pas mal de monde là-dedans ça valait le coup d’essayer.

Il ne pensait pas que sa remarque sur Hector puisse le mettre dans un état pareil. C’était juste une remarque après tout, presque plus une plaisanterie que la vérité, ça dépassait la simple volonté de faire la gueule. C’était plus compliqué que ça. C’était le besoin de blâmer quelqu’un pour ce qui lui était arrivé, une façon de retourner sa colère contre quelqu’un, la cibler plutôt que la laisser exploser. C’était compliqué, il savait que c’était con, mais il en avait besoin. « Désolé pour ta famille. » Qu’il répondit simplement. Les histoires tragiques, il connaissait, même si la sienne, elle ne datait pas de l’apocalypse. Lui, c’était avant, que son père était mort, que sa belle-mère avait les avaient balancés, lui et Eva aux services sociaux, alors qu’elle faisait expulser leur mère du pays. Elle, elle avait fini par se suicider, ne supportant plus d’avoir été séparée de ses enfants et ils avaient attendu quatre ans, dans des familles pourries, avant qu’Hector ne viennent les sauver. Mais ce n’était pas un concours de celui qui avait le plus été malmené par la vie. Peut-être qu’au moins, balancer ça comme ça, ça lui avait permis d’évacuer ce qu’il avait sur le cœur. Il connaissait de la psychologie seulement sa propre expérience avec son psy quand il avait été plus jeune, mais ce dernier, il lui avait souvent dit que c’était pas bon de tout garder pour soi. Apparemment, ça avait été pour ça que lui à l’époque, il avait eu des troubles de comportement. « Si elle est dans un camp, ça doit aller. » Si ça pouvait le rassurer, après tout. Lafayette, c’était plutôt sûr comme coin. « J’étais dans un camp moi aussi. Ça se passait plutôt bien, y a à manger, à boire, du confort, des médecins. » Il haussa légèrement les épaules, il n’avait pas de mal à admettre qu’il avait eu de la chance de ne connaitre que ça de l’apocalypse. « J’y étais avec ma sœur et ma petite-amie. Ma sœur elle était enceinte, ou elle est, j’en sais rien. » Elle avait été bien enceinte quand il avait été viré, alors il se disait qu’elle avait probablement accouché maintenant, mais il n’en savait rien. « Un jour, mon oncle, il a volé des médocs pour aider une fille en dehors du camp, alors ils l’ont viré. Il est revenu quelques semaines plus tard, il avait besoin d’aide, j’l’ai aidé, ça s’est mal passé, j’ai été viré aussi. » Et oui, il savait qu’il aurait pu dire non et laisser son oncle se démerder, que c’était son choix, mais y avait quelque chose qui faisait que non, il n’aurait pas pu refuser, parce que c’était Hector. « J’pensais que c’était la bonne chose à faire, pour cette fille, mais elle est morte. » Alors, tout ce qu’il voyait maintenant, c’était que tout ça, ça n’avait été pour rien. « C’est peut-être con, totalement immature, mais à chaque fois que je le regarde mon oncle maintenant, j’peux pas m’empêcher de penser à Eva et à Kara. » Il secoua légèrement la tête, comme si les noms sortaient de nulle part et n’avaient pas de sens. « Ma sœur et ma petite amie. » Qu’il précisa alors, comme si c’était vraiment nécessaire. « J’sais pas comment elles vont, si j’ai un neveux ou une nièce, si elle a survécu à l’accouchement, si le bébé va bien … » Ce qu’il savait en revanche, c’était qu’il n’était pas là où il devrait être et qu’il avait brisé toutes les promesses qu’il avait faite à Eva et à Kara. « J’ai besoin d’en vouloir à quelqu’un pour ça. » C’était pas juste, c’était pitoyable, mais il ne pouvait pas faire autrement. Finalement les conseils du psy de rien gardé pour soit, ils étaient encore valable aujourd’hui, le prochain pas pour se libérer encore un peu plus de tout ça, sans doute que ce serait de dire ça à Hector, plutôt qu’à Matthew qui dans le fond n’avait rien demandé.
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MessageSujet: Re: (matthew), we are alive, here in death valley.   Mar 28 Mar - 20:48

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Peut-être que tu devrais accepter. Avoir un endroit sûr pour la nuit, ça t'éviterait de gambader sans être certain de trouver quelque chose de potable. Et puis tu pourrais dormir sur tes deux oreilles.Bien que tu ais du mal à donner ta confiance aux autres, Absalon semble déroger à la règle. Tu ne peux pas dire que tu mettrais ta vie entre ses mains - surtout s'il n'est pas prêt à tuer - mais tu sais qu'il n'est pas du genre à te poignarder dans le dos. C'est justement grâce à son fameux code moral que tu te sentiras dans une certaine sécurité à ses côtés. Tu prends quelques secondes pour peser le pour et le contre, balançant les points positifs et négatifs dans ta tête. T'as rien à perdre, idiot, ne gâche pas une opportunité comme celle-ci de dormir dans un endroit confortable. Et peut-être que ce soir, tu ne mangeras pas ton dîner seul. Toi qu'à peur de mourir oublié de tous, faudrait peut-être que tu te lis avec d'autres personnes pour remédier à cela, même si c'est simplement quelques soirées. "Un coin ...? Quel genre de coin ? C'est loin d'ici ?" Tu ne peux pas t'empêcher de poser des questions. T'as toujours peur de tomber dans un piège, de redevenir le naïf petit Matthew qui se laisse avoir. "Peut-être que je pourrais rester une nuit oui..Histoire de récupérer deux-trois choses et de reprendre la route reposé". T'as beau scruter son visage, tu n'y vois aucun signe de tromperie ou de mesquinerie. Arrête de te méfier Matt, Absalon il fait partit des gentils. Il vient de te le prouver avec toute sa tirade sur le fait de ne pas tuer et la nature humaine. Détends-toi, relax, tout va bien. "Non. Je sais qu'ils n'y seront pas. Jamais Sam n'irait la bas. Elle...Elle n'est pas du genre à mettre sa vie dans les mains d'autres personnes" Tu y a longtemps réfléchis. Aiden, il avait la même opinion que toi, aller au camps c'était perdre du temps. "Et puis..." Tu baisses un peu la voix pour cacher ta honte "J'ai peur de ne pas vouloir sortir de Lafayette si un jour j'y rentre". Ce qui voudrait dire que tu abandonnes tes recherches, que tu acceptes le fait que ton aînée et tes cadets soient morts. Qu'ils sont perdus dans ce monde désastreux, peut-être même à errer parmi d'autre rôdeurs, à dévorer la chair humaine comme Chris avait été tué. Mais pas encore, tu ne peux pas t'y résoudre. Lafayette sera ta libération tout autant que ton cercueil.

Tu sais que tu ne devrais pas t’énerver, mais tu es comme ça. Tu exploses, tu dis ce que tu as à dire, et puis tu te calmes. Tu as besoin de lâcher la pression sous risque d'exploser. Souvent, tu t'en veux après, mais si tu gardes tout pour toi c'est encore pire. Tu connais tes excès de colère, et ils sont malheureusement synonymes d'épisodes sanglants. Et dire qu'avant tu étais réputé pour être quelqu'un de calme, de posé et de pacifiste... Alors tu souffles pour expulser le reste de ton énervement. C'est pas seulement contre lui, c'est contre le monde entier, contre ton incapacité à avoir sauvé ton frère. Contre tes pas qui te ramènent inlassablement aux mêmes endroits, espérant que tu trouveras un signe quelconque de la présence d'un membre de ta famille. C'est la frustration générale qui te fait ainsi exploser à la moindre situation dérangeante. « Désolé pour ta famille. » C'est peut-être la chose la plus générique à dire, et pourtant ça te fait du bien. C'est sûrement le fait de savoir qu'au final t'es pas le seul à t'en soucier. Ils ne vivent pas qu'à travers toi. Tu aimes te dire qu'au final, t'es pas le seul à espérer qu'ils reviennent, ou à souhaiter qu'ils soient toujours de ce monde, à tes côtés. Tu continues de regarder l’extérieur, il n'y a rien à l'horizon, à part le vide maintenant habituel des rues. Avant il devait y avoir des enfants qui y couraient, des couples qui se baladaient en se tenant la main ou des travailleurs marchant d'un pas pressé. Ça te manque tout ça, de voir la vie autour de toi.

Les mots d'Absalon te rassurent, te calme aussi. De l'eau, de la nourriture, ça semble être un bon endroit.Et puis il y a aussi les médecins, et ça c'est un point positif. Tu t'apprêtes à lui demander s'il connaissait une certaine Eva - s'il lui avait parlé une fois dans le camps - quand il parle de sa sœur enceinte. Tu bloques un peu, tentant de rassembler les informations. Sa soeur, enceinte. C'est probablement une simple coïncidence, même si les femmes enceintes ne courent plus les rues. Le brun raconte son histoire, tu entends vaguement qu'il parle de son oncle, de cette fille qui n'a pas survécu et de son expulsion de Lafayette. Les mots sont clairs et pourtant tu as du mal à les assimiler. La seule chose à laquelle t'es capable de penser, c'est sa soeur enceinte, sa jumelle. Tu retournes le plus loin possible dans tes souvenirs, tu passes en revus les conversations que tu as eu avec Evalia. Vous aviez parlé de vos familles et vous aviez ris en réalisant que vous étiez tout les deux des jumeaux, des pairs qu'il semblait impossible à séparé. Et puis c'est lui qui prononce son nom, prouvant que toute ta théorie est vrai. Tu tournes soudainement les yeux vers lui, et ça se voit que t'es chamboulé.. Ça se voit que tu perds doucement tes moyens et que ton regard s'adoucie malgré toi. Il y a un sourire qui se dessine sur ton visage sans même que tu ne puisses le contrôler. C'est stupide, tu viens d'hurler sur ce type et d'un coup tu lui lances un grand sourire. Tu comprends son inquiétudes et pourtant t'arrives pas à passer au dessus de la nouvelle. Eva, ton Eva...ben c'est son Eva aussi. Vous parlez de la même fille, vous avez simplement des relations différentes. "Quand tu dis Eva..." Il y a de l'espoir dans ta voix, comme une requêtes. Tu voudrais qu'il dise oui, tu voudrais qu'il te rassure "Tu veux dire Evalia n'est ce pas ? Evalia Costello...?" Tu connais son nom entier oui, elle te l'avait dit durant l'une de vos conversations dans le bar miteux où vous vous retrouviez. Ce n'était pas l'endroit le plus romantique, mais au moins c'était sécurisé. Tu devais la contacter, tu lui avais promis. Mais tu avais perdu ton talkie durant l'attaque de ton frère et tu n'avais pas pu en trouver un autre.Si Absalon parlait bien d'elle, Vous aviez bien plus en commun que ce que tu pensais.

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MessageSujet: Re: (matthew), we are alive, here in death valley.   Mar 4 Avr - 17:00

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L’appartement dans lequel il squattait avec son oncle, c’était loin de ressembler à Lafayette. Fallait se méfier de tous les bruits, ici et là qui pouvaient témoigner d’un potentiel danger, un survivant, qui viendrait piller les lieux, un rôdeur qui avait réussi à se frayer un chemin dans le coin. Ça arrivait de temps en temps, même si pour l’instant, ils avaient eu de la chance, personne d’ingérable n’était venu les emmerder. Ils s’en sortaient plutôt bien dans cet appartement après tout, c’était confortable, même s’ils n’avaient pas l’eau et l’électricité comme à Lafayette. C’était mieux que rien sans doute, même si évidemment, il aurait préféré être encore à Lafayette et pas pour pouvoir prendre une douche chaude tous les jours et dormir dans un lit confortable, sans avoir besoin de garder l’oreille tendue, juste au cas où. Le camp, ça avait représenté beaucoup pour lui, surtout parce qu’il y avait eu Kara et Evalia. Elles y étaient toujours, elles, c’était déjà ça sans doute, au moins, il pouvait se permettre de croire qu’elles, elles étaient en sécurité. Est-ce qu’elles allaient bien ? C’était pourtant une question qu’il n’avait de cesse de se poser. C’était pas facile quand on était loin des autres, de savoir comment ça se passait. Malheureusement, maintenant, y avait plus de téléphone pour se passer un coup de fil histoire de prendre des nouvelles des autres. Ça aurait été plus simple pour tout le monde, si les moyens de communication étaient encore en état de marche, malheureusement, ça faisait partie des trucs qui n’existaient plus depuis longtemps maintenant. Absalon, il n’avait jamais cru, avant l’apocalypse, que son portable pourrait finir par lui manquer autant, pourtant, il avait été ce genre de type qui l’avait toujours eu à portée de main, son téléphone et qui s’en était toujours beaucoup servi ; y avait pas eu un jour sans qu’il envoie un message à Evalia, pour une raison ou pour une autre.

« Un appartement à quelques rues d’ici. » Il haussa les épaules. « J’vais pas tendre un piège au type qui vient de me sauver la vie, t’en fais pas. » Il devait bien avoir remarqué, Matthew après tout, qu’il n’avait pas en face de lui, un type capable de piéger quelqu’un d’autre comme ça. Il n’avait jamais rien eu d’un menteur, peut-être qu’il avait juste été trop bien élevé pour ça, on pouvait remercier Hector, pour le coup et encore aujourd’hui, il mentait difficilement. Il était peut-être définitivement un type trop bien pour survivre bien longtemps à ce nouveau monde. « J’te dois bien ça. » En plus des quelques vivres qui l’avait laissé prendre, dans leur accord. Il lui avait sauvé la vie, ce n’était pas rien. Au moins, son honnêteté à Absalon elle lui permettait d’avoir aussi un grand sens de la reconnaissance, alors il n’allait certainement pas trahir à la dernière minute quelqu’un qui venait de lui sauver la vie. En plus, il avait tendance à considérer Matthew comme un ami, quand bien même c’était aussi une valeur qui était difficile à trouver dans un monde pareil. Peut-être qu’on pouvait plus facilement parler d’alliés que d’amis. Mais lui, il avait tendance à avoir trop foi en l’humanité pour ne pas admettre que c’était quand même possible de se faire des amis. Il en avait eu, après tout, à Lafayette. « J’sais pas si c’est forcément histoire  de mettre sa vie dans les mains des autres. » C’était pas comme ça qu’il voyait Lafayette lui, après tout, ils savait bien que le conseil c’était juste une bande d’égoïste qui faisaient les choses comme ça les arrangeait, il était la dernière personne à leur faire confiance, surtout maintenant qu’on l’avait mis à la porte. Ce qui comptait à Lafayette, c’était la sécurité, au moins, cette sensation de ne plus être en danger en continue. « J’peux te comprendre là-dessus. J’ai jamais eu franchement envie d’en sortir. On m’a mis à la porte. » On l’avait foutu dehors, parce qu’il avait voulu aider son oncle à sauver la vie d’une fille. Mais ça n’avait pas d’importance aux yeux du conseil, bien évidemment.

Ça avait été bien Lafayette, avec son oncle, Kara et Eva et maintenant qu’il avait perdu sa sœur et sa petite-amie, il était en colère, peut-être un peu trop et contre les mauvaises personnes. Mais ça le tuait à petit feu d’être loin de Kara et d’Evalia. Il comprenait ce que Matthew disait, il comprenait sa colère aussi et franchement, s’il lui avait dit qu’il était le type le plus con du monde à cause de la réaction qu’il avait, il aurait compris ça aussi. Il ne pouvait pas prétendre que sa réaction elle était logique ou justifiée. Mais c’était là en lui et il n’arrivait pas à lutter contre ce qu’il ressentait. Tout ce qu’il avait trouvé à dire à Matthew, c’était qu’il était désolé pour sa famille, après tout, y avait quoi d’autre à dire ? Il n’allait pas lui reprocher de s’être énervé contre lui, il comprenait ça aussi. Il ne s’attendait certainement pas ç ce qu’il le questionne au sujet d’Evalia. Il en fronça les sourcils. Y avait combien de chance pour qu’il y ait une deuxième Evalia Costello dans le coin ? « Ouais, Evalia Costello, c’est ma sœur. » Sa sœur jumelle, celle avec qui il partageait bien plus que son nom, elle avait longtemps été la personne la plus importante de sa vie, elle l’était encore, bien qu’elle soit obligée à présent de partager cette place avec Kara. « Tu la connais ? » C’était débile comme question, évidemment qu’il la connaissait, il n’avait pas deviné son prénom complet et son nom de famille comme par magie. Après tout, lui, il n’avait jamais donné son nom de famille, donc même en faisant le rapprochement entre lui et sa sœur, c’était impossible à deviner. « J’veux dire, comment tu la connais ? C’est pas faute de lui avoir répété un million de fois de pas quitter le camp. » Evidemment qu’il l’avait dit et redit à Evalia, encore plus quand elle était tombée enceinte.  Il avait toujours été comme ça Absalon, à veiller sur sa sœur en toute circonstance, même quand ça ne lui plaisait pas, franchement, est-ce qu’il devrait être surpris qu’elle n’ait rien écouté de ce qu’il avait pu lui dire ? Il avait l’habitude mine de rien, Eva, elle était douée pour n’en faire qu’à sa tête, y avait même eu une époque où elle l’avait probablement fait exprès pour l’agacer lui, alors ouais, dans le fond, ça n’aurait pas dû être une grande surprise, qu’elle ait filé du camp dès qu’il avait eu le dos tourné. 
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MessageSujet: Re: (matthew), we are alive, here in death valley.   Jeu 13 Avr - 22:01

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Lafayette a toujours été un sujet délicat pour toi, que ce soit aujourd'hui ou il y a plusieurs mois. Tu y es attiré autant que repoussé, pour différentes raisons. Quand Aiden était encore avec toi, tu lui laissais la décision. Ainsi, tu n'avais pas à culpabiliser, ou encore moins à douter. Mais aujourd'hui, aucun de tes pas n'est guidés par une autre personne. Tu dois prendre tes propres décisions et assumer les conséquences. Tu n'es pas encore prêt à abandonner. Tu ne peux pas te réfugier derrière les portes de Lafayette alors que tes sœurs sont encore dehors, probablement à ta recherches. Tout y serait pourtant plus simple, tu n'aurais qu'à te laisser guider par les membres du clan, suivant ce qu'il te disent sans réfléchir. Parce que parfois, c'est de ça que tu as besoin, te laisser guider. Tu aimerais pouvoir fermer les yeux, souffler et simplement...écouter les ordres. Toi qui aimes tant ta liberté, tu serais prête à la perdre pour un minimum de repos. Juste quelques jours. "Je finirais bien par y aller. Mais je crois que je dois encore pousser un peu ma chance" Tu es toujours en vie, tu appelles ça une chance dans ce nouveau monde. Et là chance, il faut la provoquer, pas l'attendre. Tu n'as jamais été superstitieux. Les histoires de chats noirs, de miroirs brisées et d’échelles, tu n'y a jamais cru. Des légendes urbaines pour blâmer autre chose que soi même pour ses problèmes, voilà ce que tu en penses.

Et puis c'est le sujet d'Evalia qui arrive sur le tapis. Tu tentes de garder un air détaché mais tu n'y arrives simplement pas. Tu te souviens encore de son sourire lors de vos rencontres, ou de sons regard triste quand tu lui as annoncé ton départ. Tu pensais la revoir, tu avais prévu de lui parler via talkie. Vous aviez votre plan et même s'il semblait fou, tu y croyais un peu. Tu étais encore trop naïf pour réaliser que c’était un au revoir, un vrai. Tu ne savais pas qu'Aiden serait tué quelques jours plus tard, et que par la même occasion tu perdrais ton moyen de communication. Mais peut-être qu'au final ce n'était pas une idée si folle, si tu tombes maintenant sur une personne qui l'a connait. Encore mieux, son frère jumeau. Tu rigoles juste pour toi, en fixant le sol. C'est nerveux. Absalon ne doit pas comprendre la nature de ce rire soudain. C'est pourtant discret, presque surréaliste pour toi. "Ouais...ouais je l'a connais" Il serait stupide de mentir après cette réaction. Tu ne peux pas avoir simplement deviné son nom entier, comme une révélation subite. Ta main glisse dans tes cheveux pour les plaquer en arrière, haussant par la même occasion les épaules. Elles semblent lourdes soudain. Tu te souviens la deuxième raison pour laquelle tu n'as pas cherché à reprendre contact avec la jolie brune. Le cadavre au sol en fait partit. Tu as laissé la folie t'emporter, tu n'es plus l'homme qu'elle a connu. "On..." Tu hésites. Tu ne sais pas vraiment comment expliquer ça. Tu as toi même perdu le fil de votre rencontre, c'est comme un vieux souvenirs trop flou, que tu t'es efforcé d'oublier. "On s'est croisé alors que je traînais autour de Lafayette". Tu ne sais même plus pourquoi elle était dehors à ce moment là, peut-être même qu'elle ne te l'a jamais dis. "On s'est revu...2/3 fois". Une bonne dizaines de fois serait plus véridique, mais tu n'as pas envie de l’énerver. Tu ne connais pas vraiment sa relation vis à vis de sa sœur. "Puis j'ai du m'éloigner pour chercher mes soeurs." Tu hausses de nouveau les épaules "Je sais qu'elle est enceinte parce que je l'ai vu au début de sa grossesse. Elle m'a apporté des provisions avant mon départ, c'est tout". Non tu mens, c'est loin d'être tout. Tu as été jaloux de cet autre homme, de celui qui allait être père de l'enfant que portait Eva. Vous étiez ensemble, c'est du moins ce que tu croyais. Une relation étrange, mais tu t'en accommodais. "Alors...disons que c'est une connaissance oui. Content de savoir qu'elle est toujours au camps et qu'elle va bien" T'es tellement mal à l'aise. Ça se voit dans ton langage corporel, tu en deviens ridicule.

Tu souffles et attrapes ton sac. Tu as besoin de changer de sujet, tu t'agites tout seul à cause de tes pensées. Tu revois le visage d' Eva et ce n'est pas bon pour toi, ça te rappelle encore ce que tu as perdu. "Alors ? Tu veux bien me montrer ton palace ? Autant bouger avant que la nuit arrive"

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MessageSujet: Re: (matthew), we are alive, here in death valley.   Ven 5 Mai - 16:03

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Lafayette, c’était peut-être pas le paradis sur terre, mais c’était mieux que rien. C’était mieux que la vie en dehors du camp. Absalon, il s’était senti chanceux quand avec sa famille, ils avaient trouvé le camp peu de temps après le début de l’apocalypse. Ils n’avaient pas vraiment connu la survie dehors, quand bien même lui, il était souvent sorti du camp pour faire son boulot de nettoyeur et que son oncle lui, il en avait fait de même parce qu’il avait été récupérateur. Mais il n’avait jamais eu à passer des jours et des jours dehors, pas avant de se faire virer en tout ça. Ça faisait déjà un moment pour son oncle, quelque chose comme un mois pour lui et il se rendait compte à quel point Lafayette lui manquait. Parce qu’il y avait Evalia et Kara dedans, mais aussi parce qu’ils avaient eu une maison protégée par d’épaisse murailles, dans laquelle ils avaient été assez en sécurité pour pouvoir dormir une nuit entière sans se dire qu’il fallait monter la garde, par mesure de sécurité. Ils avaient eu de la nourriture à disposition, de l’eau aussi et puis le confort, bien entendu et c’était sans parler de l’électricité et de l’eau courante ou des médecins qui rendaient la vie plus facile. Alors il se doutait bien que rejoindre Lafayette c’était le meilleur moyen de se retrouver coincé quelque part, sans la moindre envie de partir. Il voudrait pouvoir y retourner lui, même s’il maudissait le conseil et la milice, leurs règles pourries et la façon dont ils les appliquaient. « Bon courage. » Il esquissa un léger sourire avant de hausser les épaules. Il espérait vraiment que Matthew puisse retrouver ses sœurs et qu’ils trouveraient tous la paix à Lafayette. C’était forcément mieux que de trainer tout seul dehors.

Lui, il voulait retrouver Kara, il voulait retrouver Evalia et il savait très bien où elles étaient. Ce qu’il ne savait pas, c’était comment faire pour pouvoir être avec elles, alors qu’il ne pouvait pas rentrer dans le camp et qu’il ne pouvait pas exiger d’Evalia et de Kara qu’elles sortent de là pour venir avec lui. Il était dans une impasse et ça le rendait fou. Il avait évoqué sa sœur, sans se douter qu’elle pouvait avoir un jour croisé la route de Matthew. Après tout, il avait fait de son mieux pour la garder en sécurité à l’intérieur des murs, mais comme toujours, sa jumelle, elle n’en avait fait qu’à sa tête. Il ne pouvait même pas être vraiment surpris. Il la connaissait trop bien pour ça, Eva. « Le monde est petit. » Il ne put retenir un léger rire. Ouais, ça donnait l’impression que le monde était bien petit cette histoire. Il leva les yeux au ciel en écoutant les propos de Matthew. Il la connaissait bien, trop bien et pourtant ça restait exaspérant. « Evidemment que même enceinte elle a trouvé un moyen de sortir du camp. » Ça faisait des années et des années maintenant, qu’elle n’écoutait plus ce que son frère avait à dire, ou qu’elle le faisait seulement quand ça l’arrangeait. Y avait eu une époque où elle s’était même appliquée à faire l’inverse de ce qu’il racontait. C’était plus le cas maintenant, mais fallait croire qu’elle n’était quand même pas très attentive à ce qu’il pouvait lui dire, même quand c’était pour la protéger. « T’as l’air bizarre, pour quelqu’un qui la connait juste. » Il ne put s’empêcher de le relever. Parce qu’il était son frère à Evalia et qu’il avait pris, au fil des années, l’habitude d’observer ceux qui fréquentaient sa sœur, il avait veillé sur elle avec attention et il avait surveillé ceux qui s’approchaient trop de sa frangine. Il connaissait presque les réactions que les autres pouvaient avoir quand ils rencontraient le frère. « T’as l’air de tous ces types qui deviennes nerveux quand ils rencontrent le frère d’Eva. » Ils avaient eu raison sans doute d’être nerveux, parce que la plupart d’entre eux avaient fini par se prendre un coup de poing dans la tronche.

Il connaissait trop bien Eva pour ne pas se poser des questions. Après tout, elle était cette fille qui était tombée enceinte du premier venu, au beau milieu d’une apocalypse de zombies. Elle avait été comme ça Evalia, dans le monde normal comme dans ce qu’il était devenu, elle avait été cette fille assez libre pour enchainer les histoires sans que ça semble avoir la moindre importance pour elle. Lui il avait été le frère qui avait d’abord choisi d’exploser la tronche à tous les connards qui profitaient de sa sœur et du comportement qu’elle avait eu quand elle avait été adolescente. Puis, il avait pris sur lui pour accepter, aussi bien que possible les aventures de sa sœur, sans trop les juger, se contentant alors de s’assurer que si quelqu’un devait briser des cœurs et s’en tirer avec ça, ce serait Evalia et pas les mecs qu’elle pouvait fréquenter. Depuis le début de l’apocalypse, il savait qu’il ne pouvait pas avoir tout le temps les yeux sur elle, encore moins si elle avait décidé de n’en faire qu’à sa tête et de quitter le camp sans prévenir personne. Il avait au moins levé les yeux au ciel quand elle lui avait appris qu’elle était enceinte et si la réaction de Matthew, elle indiquait ce qu’elle avait si souvent indiquée sur les visages des ‘connaissances’ d’Evalia qu’il avait rencontré, tout ce qu’il pouvait dire, c’était qu’elle l’avait bien cherchée sa grossesse. C’était pas croyable quand même, de faire n’importe quoi comme ça, même au beau milieu du chaos. Peut-être que ça avait du sens pour elle, qu’il ne pouvait pas comprendre, après tout, il avait toujours été différent d’elle dans sa façon de gérer sa vie sentimentale, et sa vie sexuelle et puis à Lafayette il avait eu Kara. Il laissa échapper un soupire. Dans le fond, peut-être qu’il préférait de pas savoir tout ce que pouvait faire sa sœur, dans le camp, en dehors du camp, avec n’importe quel type qu’elle croisait sur sa route. « Ouais on devrait y aller. Par-là. » Ce serait mieux que de rester là à parler d’Evalia, des potentielles histoires de cul d’Evalia. Il se mit en route alors, dirigeant la route pour rejoindre le fameux immeuble dans lequel il squattait en compagnie de son oncle.  
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MessageSujet: Re: (matthew), we are alive, here in death valley.   Sam 27 Mai - 22:15

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Le monde semble en effet plus petit qu'autrefois. Parce que tout les survivants sont regroupés au même endroit et il est donc plus simple de croiser des personnes se connaissant. Vous ne faites plus des kilomètres comme avant, vous trouvez un refuge et restez jusqu'à ce que cela deviennent dangereux. Tu as eu beau tourner autour de Lafayette pour chercher ta famille, tu ne t'es jamais vraiment éloigné. Tu sais bien que Sam n'aurais jamais pris la route sans vous. Non, elle ne serait pas partis sans ses petits-frères et ainsi tu gardes un rayon raisonnable autour du camps de la région. Tu savais déjà qu'il faudrait garder un point de repère,un camps pour te cacher au cas où la situation deviendrait trop difficile à gérer. Et après la mort d'Aiden, tu n'as pas perdu cet objectif. Tu savais qu'après avoir trouvé Sam et Ripley, vous iriez tout les trois derrière les murs sécurisés de Lafayette. "Disons que les rodeurs ont rendu le monde plus petit oui. Mais je suis content de savoir qu'elle va bien" Cet air détaché marche quand tu parles des monstres à l’extérieur, des morts et du danger. Mais quand le prénom de la jeune femme passe la barrière de tes lèvres, c'est étrange d'être si distant. Evalia, tu es loin de la connaitre comme un électron libre. C'est une personne raisonnable et sage à tes yeux, même si ta vision est brouillée par le peu d'heures que vous avez passés ensemble. Si elle a enfreint les règles pour sortir, elle avait une bonne raison pour toi : retrouver une liberté perdue. C'était probablement dangereux mais tu comprenais sa décision à l'époque. Son côté rêveur et son audace ont su te faire flancher et voilà que plusieurs mois plus tard tu penses toujours à elle. Tu relèves les yeux quand le brun parles de sa sœur enceinte. Elle ne l'était pas à votre rencontre,mais tu gardes cette information pour toi. De toute manière, le bébé est d'un autre, elle te l'a spécialement dit juste avant que tu ne partes. Si tu pensais que votre semblant de relation était spéciale, elle devait considérer cela autrement. Et il est vrai que cela t'a rendu plus froid,moins sensible.

Mais il est loin d'être stupide Absalon, il a bien vite remarqué que ton comportement était étrange pour n'être qu'une simple connaissance de sa sœur. La nervosité qui s'empare de toi est propre à celle qui dirige un homme rencontrant son possible beau-frère. Tu arques cependant un sourcil en le regardant "T'as l'air d'en avoir rencontré beaucoup pour dire ça..." Tu évites ainsi la question, regardant autour pour chercher ce qui pourrait être utile. Très peu de choses avaient été laissés, à part ce qu'Absalon avait déjà trouvé. Alors tu reportes ton attentions sur le cadavre et grimace en réalisant l'état de son crâne. Tu ne te rends jamais vraiment compte de ta violence sur le moment présent. L'adrénaline prend prend possession de ton corps et c'est avec un reflex de survie que tu frappes si fort. L'idée qu'Absalon t'ai vu ainsi ne te plais pas, surtout maintenant que tu connais sa relation avec Evalia. Car il serait mentir de dire que tu n'as pas rêvé plusieurs fois de la retrouver. De passer une nouvelle nuit avec elle ou juste à contempler son sourire durant quelques minutes. Mais si le brun te pense dangereux, il se mettra entre vous et après tout les sacrifices et le manque...c'est la dernière chose que tu souhaites. Alors tu dois lui montrer un visage plus gentil, peut-être plus avenant aussi.

Tu attrapes la lanière de ton sac en et le suit d'un pas rapide. Alors que le silence s'installe entre vous deux , que seul le bruit de vos chaussures foulant le sol se fait entendre, tu soupires. "Tu sais...J'suis pas un sale type. Je fais juste le nécessaire pour survivre". Tu te sens obligé de le répéter encore, juste pour le rassurer. Ou alors c'est toi que tu rassures, tu tentes de te prouver que tu pourrais être digne d'Eva. Même si elle est tombée enceinte d'un autre, tu ne sais pas s'il est toujours en vie. Peut-être que ce n'était qu'une affaire d'un soir, une nuit un peu trop solitaire pour les deux personnes. L'idée simple t'irrites alors tu reprends la parole "Le père du bébé... Il est resté près d'elle ? Tu le connais ?" Oui, décidément tu poses bien trop de questions Matt. Tu devrais te la fermer et continuer à marcher au lieu de converser. Mais c'est la chose que tu n'as pas osé demandé à ta belle : qui était le père si ce n'était pas toi? Quel homme avait été à ses côtés alors que tu pensais être le seul ?

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MessageSujet: Re: (matthew), we are alive, here in death valley.   Lun 12 Juin - 21:15

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matthew wheeler et absalon costello
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Il n’avait pas pensé que quelqu’un de l’extérieur puisse connaitre sa sœur, Absalon. Il n’avait de toute façon pas cru qu’Evalia connaissait grand-chose du monde extérieur. Il avait été bien naïf de croire que sa jumelle serait du genre à l’écouter et à rester bien sagement en sécurité. Il la connaissait par cœur, alors il aurait vraiment dû s’en douter. Mais ça l’avait toujours rassuré de se dire que la brune, elle était en sécurité là où elle était et qu’il n’avait pas besoin de s’inquiéter pour elle dès qu’elle n’était pas dans son champ de vision. Au moins, malgré ses escapades, il ne lui était jamais rien arrivé, c’était déjà ça. Il espérait que ça ne voulait pas dire qu’un jour, elle allait quitter le camp en douce pour essayer de les retrouver, Hector et lui. Elle en était capable aussi. Ils étaient une famille et il savait qu’il manquait à sa sœur autant qu’elle lui manquait. Evalia, elle était indéniablement une partie de lui-même sans laquelle il était bien difficile de vivre. Mais il se disait qu’elle était en sécurité tant qu’elle était à Lafayette, alors il espérait vraiment qu’elle n’aurait jamais l’idée de quitter ce fichu camp pour une raison ou pour une autre. Certainement pas pour lui. Il crevait d’envie de la revoir pourtant et y avait vraiment des moments où il se disait tant pis pour Lafayette, tant pis pour ce qu’il y avait là, il fallait qu’elle et Kara vienne avec lui parce que dans le fond, ça servait à quoi de survivre à tout ça, quand on était séparé de ses proches ? C’était une pensée bien égoïste qu’il tâchait de faire taire aussi vite qu’elle s’imposait à lui. Elles étaient en sécurité là-bas et il n’avait certainement pas le droit d’exiger d’elles qu’elles abandonnent ça pour lui.

La situation ne convenait à personne, mais il se répétait encore que c’était mieux comme ça. Pourtant, à la remarque de Matthew, il ne put s’empêcher de hausser les épaules avant de baisser les yeux vers le sol, de cet air vexé qui s’affichait sur ses traits dès qu’il était question de Lafayette. « J’espère que c’est encore le cas. » Il avait bien raison d’être vexé, pas contre Matthew, pas contre Evalia, peut-être même pas contre Hector, mais bien contre Lafayette, parce qu’ils l’avaient mis à la porte comme un malpropre simplement parce qu’il avait voulu aider une pauvre fille. Ils l’avaient séparé de sa sœur et de Kara et il avait vraiment du mal à gérer tout ça. Heureusement, il releva bien vite les yeux vers Matthew, interloqué par le comportement du jeune homme. C’était l’apocalypse de toute façon, alors s’il déchiffrait le comportement du jeune homme de la bonne façon, est-ce qu’il avait le droit de juger ? Ça ne ferait probablement que prouver qu’Evalia restait Evalia, apocalypse ou pas. Il laissa échapper un soupire à la question de son vis-à-vis, tout en haussant les sourcils. « Beaucoup trop, si tu veux mon avis. » Des mecs, Evalia elle en avait ramené à la pelle, y avait eu des moments où il avait eu l’impression de la voir avec un nouveau type toutes les deux semaines. « Elle a jamais été du genre à garder bien longtemps des relations stables. » On pouvait résumer ça comme ça, au moins, ça évitait de dire qu’à une époque, elle s’était même laissée tripoter par tous les types du coin juste pour faire chier le monde. Des types qui devaient à présent – s’ils étaient en vie – s’estimer heureux d’avoir encore des mains. Il ne disait pas que sa sœur était une trainée, loin de là, c’était les autres mecs qui craignaient, bien évidemment.

Il avait pris la marche en direction de l’appartement dans lequel ils avaient trouvé refuge avec Hector. La réplique de Matthew lui arracha un sourire alors qu’elle semblait définitivement confirmer tout ce qu’il pouvait penser déjà. Mais il préférait autant ne garder que des hypothèses dans sa tête, ce serait forcément mieux pour lui et puis Evalia, elle était majeure et vaccinée après tout. Une idée qui avait été vraie déjà avant l’apocalypse, mais à laquelle Absalon, il n’avait jamais vraiment réussi à se faire. Il avait toujours eu la volonté de protéger sa sœur, contre tout et n’importe quoi, contre elle-même, parfois, quand ça avait été nécessaire. « J’ai jamais pensé le contraire. Tu m’as sauvé ma vie. » Il haussa les épaules. Il avait tué ce type et clairement, y avait une partie de lui qui avait bien du mal à s’y faire. L’idée que quelqu’un ait dû mourir pour que lui, il survive, ça avait quelque chose de gênant pour lui. Mais Matthew lui avait sauvé la vie et ces propos dans le fond, ils avaient du sens, difficile de le blâmer alors, pour son comportement. « Nan pas vraiment. » Qu’il répondit à la question de Matthew. Le père du bébé, c’était un mystère, même pour lui. « Le type est mort en mission apparemment. » C’était les propos d’Evalia plus que les siens. « Ce qui est bizarre c’est que personne ne les avait vu ensemble avant qu’il meure. » Peut-être que ça faisait partie des nombreuses choses qu’elle avait réussi à lui cacher, mais franchement, il la connaissait bien sa sœur et comme il l’avait dit plus tôt, il en avait rencontré plein des mecs d’Evalia, alors qu’il n’ait rien vu de tout ça, ça lui paraissait quand même bizarre. A croire qu’elle avait profité des moments où lui, il avait été en dehors du camp pour le voir, ce type, mais Hector et Kara n’avaient rien venu voir non plus.  C’était le camp de Lafayette pourtant, pas l’endroit le plus grand du monde, ni une ville particulièrement peuplée ; en d’autres temps, à Chicago, qu’il ait loupé l’un des nombreux mecs de sa sœur, ça aurait été normal, mais à Lafayette, ça lui avait toujours paru bizarre.  « J’ai toujours eu l’impression qu’elle avait juste pas envie d’en parler. » Alors, il n’avait pas insisté plus que ça. Mais elle était sa sœur jumelle, alors elle pouvait quasiment rien lui cacher. Il savait que cette histoire était plus compliquée que ça. Il ne savait pas pourquoi ni comment et il ne saurait peut-être jamais dans le fond.  
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(matthew), we are alive, here in death valley.

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