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 (thalia), all you have is your fire, and the place you need to reach

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MessageSujet: (thalia), all you have is your fire, and the place you need to reach   Ven 24 Fév - 1:16

Thalia Meredith Davenport.
« Le sens de la vie supprimé, il reste encore la vie. » - Albert Camus.
The Day Will Come When You Won't Be
nom : Davenport. prénom : Thalia. Pendant ses premiers jours d’errance, elle se présentait néanmoins sous son second prénom, Meredith, et ne divulguait jamais son patronyme. âge : trente-deux ans. date et lieu de naissance : le huit février 1985 à San Francisco. nationalité : américaine. origines : la grand-mère maternelle de Thalia est originaire de Grèce, elle a immigré aux Etats-Unis au coeur des années 50. Personne n’est tout à fait certain de l’identité et encore moins du patrimoine génétique de l’homme avec qui elle a procréé. Les origines paternelles de la jeune femme sont bien plus claires, les Davenport ont débarqué d’Angleterre à la fin du 18ème siècle et se sont toujours unis à d’autres familles britanniques. situation civile : célibataire endurcie. orientation sexuelle : hétérosexuelle, jusqu’à preuve du contraire. ancien métier : Thalia était analyste du renseignement pour le compte du FBI, elle pratiquait ce métier depuis sept ans. ancien lieu d'habitation : Washington D.C. camp actuel : Lafayette. groupe : Not Fade Away. crédits : aqualune.  

just survive somehow.

(001), Thalia est arrivée trop brutalement dans ce monde. Sa mère a accouché au crépuscule, dans la réserve d'un parc de San Francisco. (002), La grand-mère maternelle de la jeune femme, Iliána, de son prénom, était partie prenante de la mouvance hippie dans les années 1960 et 1970. Elle vivait en collectivité dans une maison victorienne de Haight-Ashbury. Elle s'est un jour retrouvée enceinte et n’a jamais cherché à déterminer qui était le père biologique. C’est ainsi que, fait peu commun, Thalia peut se targuer d’avoir trois grand-pères. (003), Lorsqu’elle était petite, la jeune Davenport voulait devenir juge. (004), Le feu de la révolte a toujours brûlé au fond d’elle, il a toujours fait partie de son essence. Son enfance, elle l’a passée dans les manifestations, surplombant les foules scandantes depuis les épaules de sa grand-mère. A huit ans, elle collait sa première affiche sur les murs gris des bureaux d’une association pro-life. Puis les impératifs de la vie d’adulte l’ont rattrapée. Sa conscience est restée aiguisée et l’injustice lui a toujours été viscéralement insupportable mais le rouleau compresseur du quotidien l’a contrainte à se fondre dans les masses passives. A quoi bon le feu si rien ne s’embrase. (005), Thalia possède une mémoire eidétique. Les études ont toujours été une formalité pour elle. En corollaire, elle n’a jamais vraiment goûté à l’effort d’un travail acharné et soutenu. (006), La jeune femme tient farouchement à son indépendance. Elle n’a d’ailleurs jamais souhaité se marier ni avoir d’enfant. (007), Dès le début de l’automne 2015, une task force spéciale a été créée en réaction aux premiers cas de contamination. C’est avec fierté que Thalia a accepté de la rejoindre lorsqu’on lui en a fait la proposition. Le rôle initial de sa sous-section était de déterminer si l’épidémie naissante était due à un acte de bioterrorisme. Les missions attribuées à son équipe ont rapidement évoluées, s'orientant initialement vers l'aide aux survivants puis vers des objectifs bien moins altruistes. En clair, sa hiérarchie a fait le choix de sauver les fesses de quelques privilégiés, abandonnant par là même la population générale. Scandalisée, elle tentera d'alerter la presse. Cette initiative se soldera par un échec mais cette décision scellera son destin. (008), Davenport tuerait pour un verre de bon vin rouge. Façon de parler (ou pas). (009), Thalia est mortellement allergique aux venins d’hyménoptères. Si elle est capable de garder son sang froid face à une horde de zombies, une simple petite abeille peut suffire à la faire céder à la panique. (010), Thalia n’était pas une femme d’action, elle s’est toujours complue en arrière plan. Les lauriers auréolant les agents de terrain, elle n’en voulait pas. L’ombre pour elle, la lumière pour les autres. C’était avant. Depuis, elle s’est accoutumée à l’adrénaline. Elle a apprivoisé le visage du danger et celui de la mort, souvent sous les atours des autres, parfois sous ses propres traits. Elle a découvert la morsure de la faim et le plaisir incommensurable de l’assouvir. Elle a renoué avec la vie dans l’instant présent, la vie à l’état pur. Une part souterraine, obscure, enfouie d’elle-même y trouve une certaine satisfaction. Est-ce le signe d’une perversion malsaine ou, au contraire, la preuve même de son humanité basique, primaire, animale ? Thalia n’a pas encore tranché.
we are the walking dead.
lafayette, louisiane, qu'en pense votre personnage ?

Lafayette. Derrière ce nom s’est longtemps dissimulé un épais mystère aux yeux de la jeune femme. Depuis son arrivée dans la région, il y a deux mois environ, Thalia a entendu mille récits, anecdotes et commentaires à son propos. Il lui est également arrivé à quelques reprises de faire commerce avec des récupérateurs. Cette micro-société où semblait régner l’ordre, la sécurité et le confort l’intriguait mais, rebutée par sa rigide gouvernance militaire, elle n’avait jamais envisagé d'intégrer le camp jusqu’à ce soir d’hiver, trois semaines auparavant. Sous la pluie battante, le bras en sang et la mort aux trousses, son instinct de survie l’a poussée à en franchir le mur d’enceinte. Une discrète sensation de malaise s’est emparée d’elle dès ses premiers instants dans cette ville. Il ne s’agissait alors que d’une intuition subtile, d’une alarme interne à peine audible, d’un négligeable ressenti qu’elle ne parvenait toutefois pas à chasser. Néanmoins, blessée et poursuivie de près par deux individus farouchement décidés à l’abattre, elle savait ses heures comptées si elle restait ainsi livrée à elle-même dans la nature. C’était une question de vie ou de mort, tout simplement.

Les faits sont rapidement venus étayer son intuition première. Les règles de Lafayette, sa pseudo-justice, l’arrogance de ses dirigeants et l’oppression de sa population sous couvert d’impératifs de sécurité commencent à l’insupporter au plus haut point. Thalia s’est servie d’informations concernant des planques de nourriture et de médicaments comme monnaie d’échange pour obtenir rapidement son ticket d’entrée dans le camp. Elle paie encore sa dette envers cette communauté qui lui a probablement sauvé la vie mais elle éprouve de plus en plus de difficultés à accepter de profiter des fruits d’un système qu’elle abhorre. Elle pense à reprendre la route une fois son contrat rempli. En outre, elle se surprend régulièrement à penser à la révolution, au coup d’état. Il serait après tout surprenant qu’elle soit la seule à être choquée par les pratiques en vigueur à Lafayette.

aqualune camille.
ft. evangeline lilly personnage inventé.

âge : 26 ans fuseau horaire : un fuseau où l'heure est déjà fort indécente... fréquence de connexion : disons 5j/7. où avez vous connu le forum : sur bazzart. avis & suggestions : Le forum est vraiment sublime, bravo ! votre mot de la fin : Sashimi


Dernière édition par Thalia Davenport le Lun 27 Fév - 0:05, édité 16 fois
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MessageSujet: Re: (thalia), all you have is your fire, and the place you need to reach   Ven 24 Fév - 1:19

dead man walking.
Dust in the wind, all we are is dust in the wind - Kansas.


san francisco, fevrier 2002

« Papa. Père. William. Monsieur. Je ne sais comment te nommer, aucun qualificatif ne semble sonner juste. J’ignore si le vocabulaire est en cause, peut-être que chaque mot qui s’échappera de ma plume ce soir sera irrémédiablement souillé par le torrent de rage qui bouillonne en moi et me fracasse de l’intérieur.

 Aujourd’hui, je te hais. Tu es parti au coeur de la nuit, en silence, sans fracas. Tu as laissé derrière toi quelques mots sur un post-it, l’encre noire avait bavé sous l’effet des gouttes de whisky dont on devinait encore les traces et l’odeur sur le rose criard du papier. La routine me tue, je m’éteins à petit feu et chaque jour davantage. Il faut que je me sauve avant qu’il ne reste plus rien à sauver. C’est une question de survie. Si vous m'aimez, vous comprendrez.

Aujourd’hui je te hais. Je ne sais si ta femme, ma mère a compris mais je crois que tu l’as tuée, je crois que tu l’as éteinte, comme une bourrasque soufflerait la flamme déjà vacillante d’une bougie en fin de course. Elle croupit en cachette et en silence, ensuquée au fond d’un lit dans une clinique psychiatrique. Quant à moi, je viens de recevoir la décision du juge. Ma demande d’émancipation a été acceptée. Je viens à peine d’avoir dix-sept ans et je suis une adulte.

Aujourd’hui je me hais. Je me hais car une part de moi parvient à trouver une logique et même une légitimité à ton acte. Je me hais car je te comprends. Je me hais car j'éprouve à ton égard une indécente reconnaissance. De par ton égoïsme inouï, tu m’as donné ce à quoi j’aspirais en silence, ce que je n’osais réclamer. La liberté, l’indépendance, l’émancipation. Je me hais et j’ai honte. J’ai honte et je mens. Non, je ne te hais pas. Je n’y parviendrai jamais. J’espère que tu marches pieds nus sur le sable blanc des côtes pacifiques, le visage à la merci de la vigueur du vent. J’espère que tu laisses ton regard se promener de pics en vallées, le souffle encore coupé par l’ascension d’une montagne. J’espère que la souffrance que tu nous as infligée, que tu nous infliges encore n’est pas une souffrance vaine.

Aujourd’hui, j’en suis à contempler les ruines encore fumantes de ce qui aura été ma vie d’enfant et sur lesquelles je suis censée ériger un semblant d’existence. Etrange manière de commencer sa vie d’adulte, tu en conviendras. J’ignore encore si ma destinée sera celle d’un phoenix ou si mes ailes sont déjà irrémédiablement brûlées. La réponse appartient à Demain. »


san francisco, octobre 2014

Le soleil se couchait sereinement sur la baie de San Francisco en cette douce soirée d’automne, striant le ciel de nuances flamboyantes qui se reflétaient avec une splendeur presque poétique sur l’océan. Ses vagues s’échouaient contre les récifs en un paisible fracas, elles venaient tapisser le sable de moutons d’écume qui glissaient jusqu’à mes pieds. Une brise fraîche poussait à l’indiscipline mes cheveux lissés, les faisant virevolter devant mon visage et balayer mes larmes.

Quelques accords de guitare vinrent troubler la symphonie de la nature, la voix éraillée de mon grand-père entonna le premier couplet de Blowin’ In The Wind de Bob Dylan. J’avançai vers le large jusqu’à ce que l’eau salée vienne chatouiller le creux de mes genoux et l’ourlet de ma robe à fleurs.  J’esquissai un sourire en pensant à Iliána, à ses traits doux, maternels et déterminés, aux journées passées à refaire le monde avec sa bande de vieux hippies aux convictions à peine étiolées par la vie, aux voyages orientaux dans lesquelles elle m’avait embarquée, aux combats  idéologiques dans lesquelles je l’avais suivie adolescente. Je me rendis compte qu’il fut un temps où j’étais animée d’une flamme ardente, d’une énergie, d’une force, d’une passion pour la vie désormais étouffée. Cette sensation me traversa un instant tel un spectre, une empreinte, un souvenir. Un rappel à l’ordre ou plutôt au désordre. Un projecteur rivé sur un processus sournois qui avait opéré en sourdine, dans la discrétion la plus complète mais avec une redoutable efficacité. Je m’étais oubliée.

J’ouvris le couvercle en bois de l’urne funéraire contenant ce qui restait de l’enveloppe corporelle de ma grand-mère et laissai les cendres se disperser au vent. « Au revoir nana, je suis désolée d’avoir oublié de vivre. »


washington d.c., octobre 2015

Les jours passaient et s’entremêlaient, vaguement entrecoupées par des nuits sans sommeil. Nous tentions de faire fuir la fatigue à grand renfort de caféine. Nos coins de table nous servaient pour quelques instants d’oreillers de fortune lorsque nos corps exténués nous rappelaient à l’ordre. Nous avions sortis des placards des objets d’un autre temps, des émetteurs récepteurs radio, des registres, des cartes, des cahiers, des stylos. Nous assistions à la chute de notre société, nous étions aux premières loges mais nous refusions d’ouvrir les yeux. Nous continuions à nous débattre dans les sables mouvants. Le pire, c’était que nous y croyions.

Tout avait commencé il y a trois semaines, trois semaines qui avaient déjà un arrière-gout amer d’éternité. Dire que la première émotion qui s’était emparée de moi lorsque l’on m’avait proposé de rejoindre la task force créée en réaction à l’émergence de cet ignoble virus fut un mélange d’enthousiasme et de fierté. Notre mission initiale était de déterminer si cette épidémie naissante était un acte de bioterrorisme mais nous n’y avons pas consacré plus de sept jours. Nos supérieurs hiérarchiques ont rapidement décrété que la question du coupable n’avait que peu d’importance si l’espèce humaine venait à s’éteindre et toutes les ressources ont été basculées vers la gestion pragmatique de cette crise sans précédent. Mon équipe faisait un suivi de l’évolution démographique et un travail de recensement des ressources disponibles et des besoins dans les différents états touchés en vue d’organiser l’acheminement de biens de première nécessité et l’extraction des populations vers des infrastructures protégées. Fatalement, à chaque jour qui s’écoulait, le maillage territorial se faisait  plus lâche.

Nos bureaux venaient tout juste de déménager au sein d’un camp militarisé. Je déballais un carton rempli à ras bord de documents sensibles lorsque mon supérieur passa la tête dans l’entrebâillement de la porte. « Davenport ! »  Du regard, il m’invita à le suivre. Nous regagnâmes la petite pièce sombre et froide qui lui faisait office de bureau. « La mission de votre équipe a changé. Je veux que vous arrêtiez immédiatement vos tâches en cours et que vous vous focalisiez sur la localisation des personnes figurant sur cette liste. » Je balayai rapidement le document posé sur la table en métal industriel qu’il désignait de la main, y reconnaissant quelques noms de sénateurs, d’hommes de loi, d’industriels. Mon visage se crispa, mes sourcils se froncèrent. « Non ! Non, je refuse. Vous comprenez aussi bien que moi ce que ça veut dire. Je refuse d’abandonner. » Mon interlocuteur resta stoïque. « Ce sont des ordres directs, Davenport. Vous n’avez pas le choix. » Mes traits exprimèrent si bien ma perplexité qu’il prit aussitôt la peine de développer son propos. « Les modèles de propagation de l’épidémie du CDC sont tous plus dramatiques les uns que les autres. Nous n’avons plus les ressources suffisantes pour continuer à ravitailler nos bases, plus personne n’accepte de conduire les trains jusqu’aux zones sinistrées. Il faut sauver ce qu’il reste à sauver. Il va de soi que vous et votre famille figurez sur la liste. » Je restai quelques instants silencieuse, laissant un sourire sarcastique s’esquisser sur mon visage tandis qu’un soupir s’échappait de mes voies aériennes. Sauver ce qu’il reste à sauver. Les riches et les puissants, en somme. Ce n’était pas tout à fait illogique de leur part, une fois livrés aux lois de Darwin je n’aurais pas parié cher de leur peau. Mettre l’oligarchie de ce pays à l’abri était en quelque sorte une mesure d’assistanat ultime et il était plutôt ironique de l’imaginer profiter à des ultra-libéraux. Tentant à peine de dissimuler mon mépris, je saisis le document puis retournai sans un mot à mon poste de travail.


washington d.c., novembre 2015

La frénésie qui avait agité nos bureaux lors des premières semaines s’était brusquement calmée, laissant place à une comédie cynique jouée par des acteurs désabusés. Le déni ne peut durer qu’un temps. Face à l’évidence, nous avions perdu notre zèle. Nous savions que cela faisait bien longtemps que la situation avait échappé à tout contrôle et que colmater une brèche dans un navire déjà submergé était d’une vanité absurde. Il fallait néanmoins s’occuper, se réfugier dans une routine aussi insensée soit-elle. Chaque jour, j’allumais ma radio pour tenter de joindre mes contacts dans le reste du pays. Chaque jour, l’un d’entre eux disparaissait des ondes. Souvent deux, parfois trois. Signe révélateur de l’apocalypse imminente, les données se faisaient tellement rares que le travail venait à manquer. Il nous arrivait de plus en plus fréquemment d’expérimenter des moments d’oisiveté. Ces instants, nous les craignions plus que tout. L’ennui nous plaçait de force face à nos propres songes, face au vide, face à l’horreur. Nous regrettions nos nuits sans sommeil lorsque l’angoisse s’emparait de nous au soir.

Ce ne fut pas l’angoisse qui obnubila mes instants d’inaction, ce fut la culpabilité. Nous avions encore les moyens matériels et humains d’aider les survivants, au moins quelques semaines de plus. A la place, je passais mes journées à pister des grands PDG, des membres du congrès et des stars hollywoodiennes. J’ignorais ce que mes supérieurs faisaient des données que nous récoltions mais j’avais quelques idées. Le pire, c’était qu’une partie du peuple avait encore confiance en nous. Entassés dans ces camps à la limite de l’implosion, ils attendaient notre plan au lieu de prendre leur destin en main. Pendant ce temps, l’équipe stratégique de notre task force se consacrait au sauvetage des hauts dignitaires de ce pays. Lorsque mon seuil de tolérance fut atteint, je pris contact avec la presse, bien décidée à anéantir l’espoir de mes concitoyens.

Rendez-vous fut fixé au lendemain avec une éminente journaliste. Trente minutes avant, je rassemblai quelques documents photocopiés par mes soins dans une pochette en carton. Mes doigts tremblaient autour de l’élastique. Je n’avais jamais été une femme d’action et je doutais en avoir l’étoffe. Je glissai la chemise dans mon sac puis me dirigeai vers la sortie. « Où est-ce que tu vas, Davenport ? » L’un des agents de terrain de la task force me barra le passage, posant sa main sur l’encadrure de la porte. Mon coeur battait tellement la chamade qu’il aurait pu l’entendre. Je me contentai d’hausser les sourcils et d’exprimer la surprise. « Le général est au courant de tes magouilles avec la presse. Il m’a demandé de te surveiller pendant qu’ils décident ce qu’ils vont faire de toi. Si tu franchis cette porte avec ça dans ton sac, tu es morte. » J’eus l’impression que le monde s’effondrait brutalement autour de moi. Comment était-ce possible ? J’ignorais quelle erreur j’avais bien pu commettre. Je n’avais partagé mes intentions avec personne, je n’avais jamais communiqué avec cette journaliste autrement qu’en présentiel, je n’avais laissé aucun indice, aucune trace. Je n’y comprenais rien.  « Putain Thalia, qu’est-ce que t’as foutu ? C’est de la haute trahison ! Sérieusement, qu’est-ce que tu croyais ? Putain… » Mes yeux laissaient transparaître ma détresse. J’étais acculée. Je lisais dans son regard qu’il était affecté par ma situation. Il soupira. « Ecoute, un train de fret part dans trois heures pour ravitailler la base de Birmingham. Je connais le conducteur, je peux te faire monter à bord. Je sais que l’Alabama n’est pas la destination la plus en vogue en ce moment mais c’est le dernier train qui part cette semaine. Qui sait, c’est peut-être le dernier train qui part tout court. »


Louisiane, février 2017

« Je ne veux pas être défaitiste mais je crois que je vais mourir ce soir. » Ce songe inconsciemment verbalisé s’était échappé de mes lèvres alors qu’adossée au tronc d’un arbre, je tentais de reprendre mon souffle. La nuit était presque tombée. Les torrents de pluie qui s’abattaient sur la Louisiane drainaient les nappes de sang s’échappant de l’orifice de la balle qui était venue cribler mon bras, maculant par là même mes vêtements de rouge carmin. Je sentais ma vision s’embrumer et mes oreilles bourdonner. Il fallait que je reprenne le dessus. Si je fermais les yeux, ce serait pour toujours. J’ouvris mon sac et en sortis une écharpe que je tentai de nouer autour de mon bras pour comprimer la plaie. Le tireur avait ouvert le feu sur moi, sans sommation. Je n’avais croisé son regard que l’espace d’une seconde mais cet instant m’avait suffit à le reconnaître. Nous étions collègues au sein de cette fichue task force. L’identité de mon agresseur m’intriguait et soulevait en moi une foule de questions mais ce n’était pas le moment de tenter d’y répondre. Soudain, je sentis une pression sur mon mollet. Je sursautai et secouai vivement ma jambe, parvenant à me défaire de l’emprise du rôdeur qui avait rampé jusqu’à moi. De ma main valide, je dégainai mon couteau cranté et vint l’enfoncer dans le crâne du mort. Ce bref moment d’action m’avait contrainte à puiser dans les faibles réserves d’énergie qui me restaient. J’étais littéralement exténuée. Je me contentais de continuer à respirer quand j’entendis  au loin le bruit de pas froissant les feuilles. Je me déplaçai afin de visualiser l’éventuelle menace. C’est alors que je reconnus quelques visages familiers parmi ce qui était de toute évidence un groupe de récupérateurs de Lafayette. Lafayette, la fameuse. Je n’avais jamais franchi les portes de ce camp, peut-être par méfiance, peut-être par orgueil. Ce soir-là, le destin me forçait la main, les lois de la nature reprenaient leurs droits. Il fallait s’adapter ou crever. Entre la mort et Lafayette, mon instinct de survie avait tranché.



Dernière édition par Thalia Davenport le Sam 25 Fév - 22:52, édité 24 fois
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MessageSujet: Re: (thalia), all you have is your fire, and the place you need to reach   Ven 24 Fév - 1:44

evangeline, quel choix :flirt: :flirt: bienvenuuuue :brille:
bonne chance pour ta fiche :D: :aw:
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MessageSujet: Re: (thalia), all you have is your fire, and the place you need to reach   Ven 24 Fév - 9:47

UNE AUTRE WASHINGTONIENNE! BIENVENUE! :red: :red:
Il va nous falloir un lien étant donné le boulot de Thalia. :héé:
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MessageSujet: Re: (thalia), all you have is your fire, and the place you need to reach   Ven 24 Fév - 9:47

ouuh qu'elle est belle sur ton avatar evangeline :tongue: :tongue: :tongue:
bienvenue parmi nous et bon courage pour ta fiche ! :héé: :cute: :red: :foulove:
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ADMIN ▴ KEYS TO THE KINGDOM.
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MessageSujet: Re: (thalia), all you have is your fire, and the place you need to reach   Ven 24 Fév - 11:07

Evangeline :red: le choix est original, j'aime :v: :v: :(oo): :(oo): :flirt: :flirt: :flirt: :flirt:
Bienvenue sur le forum :keur: :keur: :keur: :aw: :aw: :aw: :aw: :perv: :perv: :perv: :héé: bonne chance pour ta fiche, si tu as des questions, n'hésite pas :luv: :luv: :bave: :bave: :bave: :bave: :haa: :haa: :haa: :foulove: :foulove:
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MessageSujet: Re: (thalia), all you have is your fire, and the place you need to reach   Ven 24 Fév - 11:32

BIENVENUE :pervers: :héé: :keur: :aw: I love you :brille: han lala, ce choix d'avatar quoi : je me refais toutes les saisons de Lost (best tv show ever) (avec buffy, meh), et je craque tellement pour Kate, je trouve ça top que tu prennes Evangeline, on la voit tellement peu quoi. :haa: hâte de découvrir ton personnage, bon courage pour finir cette fiche, si t'as une question ou une remarque à faire sur le forum, n'hésite pas à passer dans ce sujet afin d'y exprimer tes idées. :pervers: n'hésite pas en cas de question, tu sais où m'trouver :pervers:
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MessageSujet: Re: (thalia), all you have is your fire, and the place you need to reach   Ven 24 Fév - 15:24

evangeline gosh ça faisait un bail je l'avais pas vue :oo:
faut dire elle va drôle bien à ce genre de contexte :hihi: :hihi:
curieuse d'en apprendre plus sur Thalia !
bienvenue :ananas: :ananas:
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MessageSujet: Re: (thalia), all you have is your fire, and the place you need to reach   Ven 24 Fév - 16:18

Merci beaucoup à tous pour ce super accueil, vous êtes trop adorables :luv: :luv: :luv:

Contente que mon choix d'avatar vous plaise, j'ai trop hâte de jouer avec Evangeline (et oui, LOST c'est juste mythique, moi aussi il faut que je me refasse un lostathon) ! Allez hop hop hop, je retourne à ma fiche ! :ananas: :ananas:
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MessageSujet: Re: (thalia), all you have is your fire, and the place you need to reach   Sam 25 Fév - 12:13

:dead:  :dead:  :dead:  :dead:  :dead:  :dead:
CE CHOIX DE FOOOOOOOOU.  :keur:  :keur:  :keur:  :keur:  :keur: j'suis une fan de lost, j'connais la fin et j'suis trop fière, parce que bordel c'était trop complexe à assimiler. c'est trop canon de revoir la bouille d'evengeline, je l'aime d'amooourrr. il manque plus sawyeerrr et j'suis aux anges.  :heartie:  :heartie:  :heartie: en plus, j'pense que vu ton ancien métier, on va pouvoir se trouver un bon lien dans le passé de Ace.  :hihi: il faut absolument que je lise l'ensemble de ta fiche, tu risques d'avoir de mes nouvelles incessamment sous peu.  :aw:  :aw:
bienvenue parmi nous et bonne continuation pour ta fiche. :tongue: :tongue: :tongue:
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MessageSujet: Re: (thalia), all you have is your fire, and the place you need to reach   Sam 25 Fév - 20:58

Merci !! :keur: :keur:

Ahh la fin de LOST, ceux qui n'ont rien compris ont vraiment raté quelque chose ! Et c'est juste génial de re-re-regarder les épisodes à la lumière de tout ça.

Et of course carrément partante pour un lien entre fed'!
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MessageSujet: Re: (thalia), all you have is your fire, and the place you need to reach   Sam 25 Fév - 22:33



validation, validation
t'es beau, t'es charmant, tu m'as l'air sincère
Hohoho, tu viens d'être validé(e) jeune sauterelle des îles, mais avant de passer aux hostilités, laisse-moi te dire une chose ou deux : aoooon, j'aime tellement – mais tellement – Thalia, et tout ton personnage convient tellement à l'image de badass que je me fais de la belle Evangeline Lilly (excellent choix d'avatar still, il convient tellement au personnage quoi). Ta fiche est sublime honnêtement, ta plume est tout aussi merveilleuse et je sens que ça va donner en rp. (a) trop hâte de te voir à l'actionnnn ! :bed:

Maintenant, laisse-nous t'abreuver avec ce tumblr de folie où tu retrouveras des gifs très très drôles (attention aux spoilers). Si ce n'est pas déjà fait, va jeter un coup d'oeil dans le bottin des avatars afin de vérifier si on ne t'a pas oublié au passage, puis tu pourras aller recenser ton rôle et ton habitation si ton personnage vit à Lafayette. Et pour que ton intégration se passe bien, va te créer une fiche de liens et, si l'envie t'en prend, une chronologie. Tu vas pouvoir également te renseigner sur la gestion de tes points et participer à un rp mission. Si tu veux, tu peux aussi aller créer un scénario ou des pré-liens afin d'aider de futurs intéressés dans la construction de leur personnage. Mais puisqu'un forum est là aussi pour te distraire un max, viens nous rejoindre dans le merveilleux flood et supporte-nous dans la promotion du forum (on te le rendra bien, avec un max de bisous et de love).

voilà, maintenant que tu es validé(e), tu peux venir faire la fête avec nous et n'oublie pas que les admins sont à ta disposition 24h/24 (et même 38h/24 si des offrandes sont faites). amuse-toi bien parmi nous.
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▴ avatar : evangeline lilly
▴ inscrit le : 23/02/2017
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▴ sac : ▬ un stylo ▬ un carnet ▬ mon glock 19 ▬ mon couteau de combat ▬une bouteille d'eau ▬ une trousse de premiers secours ▬ un pot de beurre de cacahuètes entamé ▬ un talisman ayant appartenu à ma grand-mère ▬ une lampe de poche ▬ un couteau-suisse ▬ une polaire ▬ un foulard ▬
MessageSujet: Re: (thalia), all you have is your fire, and the place you need to reach   Sam 25 Fév - 22:43

Merciiii pour la validation et les compliments ! :love: :love:
Haha je ne connaissais pas ce tumblr, il est juste énorme !
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MessageSujet: Re: (thalia), all you have is your fire, and the place you need to reach   

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(thalia), all you have is your fire, and the place you need to reach

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